Hic de yirgine Maria Jésus Christus natus esK
tre l'endroit où était la sainte crèche, et en face, celui où se tenaient les rois mages lorsque le divin Enfant fut présenté à leurs adorations. Deux charmants tableaux, chefsd'œuvre de Murillo, signalent ces deux sanctuaires.
En suivant des corridors souterrains, on trouve une série de chapelles ; la première, dont la fondation remonte au dix-septième siècle seulement, est dédiée à saint Joseph, qui se tenait en ce lieu pendant l'enfantement de la Vierge ; puis vient celle des Saints-Innocents, tombeau présumé des enfants beitléhémitains qu'Hérode sacriGa inutilement à ses terreurs dynastiques ; quelques pas plus loin, voici l'oratoire et le tombeau de saint Jérôme, ainsi que celui de sainte Paula et de sainte Eustochie sa fille; enfin, la sépulture d'Eusèbc de Crémone, disciple de saint Jérôme et abbé du monastère de Beitléhem.
Tout autour de Téglise sont groupés les couvents grec, arménien et latin. Les environs du village ne sont pas moins riches en traditions saintes. Dans la vallée au nord, on
trouve encore les ruines d'un des couvents de sainte Paula; un peu plus à l'orient, celles du monastère de Cassien, où fut institué l'office de prime S et celles de l'église des Saints- Anges, enfin le tombeau d'Abésan, juge en Israël '. En remontant vers le sud, on arrive à la grotte du Lait. La sainte Vierge aimait à s'y reposer lorsqu'elle nourrissait l'Enfant Jésus; aussi attribue-t-on dans le pays au calcaire crayeux qui forme cette excavation la vertu miraculeuse de rendre le lait aux nourrices. Cette croyance est répandue même parmi les Bédouins, comme me l'assura gravement un cheikh d'une des tribus voisines du Jourdain. Ici une nouvelle tradition.
a Les Tâamry étaient en guerre avec leurs voisins les Tarabim ; la lutte était incessante, plus de trêve, plus de repos. Un jour, à la suite d'une rencontre fatale aux premiers, leur chef, Abou-Saleh fut blessé mortellement ; le découragement s'empare des Tâamry, la fuite