‹ Trois apôtres de la Nouvelle France [microforme]Chapitre 10 sur 30 · A RD D · texte numérisé non relu

A RD D

PA Le Père ISAAC JCGUES.

Re nanas

chevalier de Montmagny, nouveau gouverneur du Canada. Grâce à une traversée fort belle, le P. Jogues préluda à ses travaux apostoliques

en dépensant son zèle au profit de ceux qui

montaientle même navire que lui.Cet apostolat ne pouvait être de longue durée : si court qu’il fût, il porta néanmoins des fruits de salut. Deux escales à Saint-Louis de Miscou et à Tadoussac le prolongèrent quelque peu, mais il prit fin à l’arrivée à Québec où l’on aborda, sous les auspices de la très sainte Vierge, le 2 juillet.

Ce jour fut un jour d’allégresse pour le P. Jogues. « Je ne sais ce que c’est que d’entrer en Paradis, écrivit-il à ce sujet à sa mère; mais je sais bien qu’en ce monde il est malaisé de trouver une joie plus excessive et surabondante que celle que j'ai sentie en

entrant en Nouvelle-France et en y disant la | première messe, le jour de la Visitation. Je | vous assure que ce fut bien vraiment le jour

de la Visitation par la bonté de Dieu et de

| Notre-Dame. Il me sembla que c'était Noël

| pour moi et que j'allais renaître en une vie

toute nouvelle et une vie de Dieu. »

Ce pressentiment était fondé. C'était bien

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Le Père ISAAC JOGUES. 5

erneur une vie nouvelle que le missionnaire allait belle, mener. La trame en était formée de souffrances liques sans nombre, mais elle avait Dieu lui-même ux qui pour artisan. — Le serviteur pouvait donc ostolat raffermir son âme et l’ouvrir à la confiance : court pour âpre que dût être sa route, n’y renconsalut. | trerait-il pas le Maître qui l’y appelait ? et, dès 1 et à lors, que lui fallait-il davantage pour s’y élan- 1, mais cer avec bonheur ?

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Un mois et demi s'était écoulé à peine depuis l’arrivée du P. Jogues, quand il reçut

our le d’enmère ; il est sive et

l'ordre de se préparer à partir pour le pays des Hurons. Quatre ours plus tard, il se mettait en route, Nous avons raconté ailleurs (') les dures fatigues de ce trajet pendant lequel on était obligé de faire des détours d’une lieue | dans les terres, en portant les bagages et | même le canot : pour vivres, un peu de blé | d'Inde cuit à l’eau simple, sans aucun autre | apprêt; pour couche, la terre ou les roches de | la rive € à l'enseigne de la lune toujours (?)», |

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