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À cathédrale d'Orléans est dé- IL diée à l’adorable croix de A Jésus-CHrisT. C'est à son ombre paisible, comme :ïil sers aimait à se le rappeler pendant sa dure captivité (‘), — que, le 10 janvier 1607, Isaac Jogues vit le jour. Il était encore au berceau, quand Dieu fit de lui un orphelin. — Dans sa jeunesse, tout imprégnée de candeur suave et de tendre piété, deux choses nous paraissent à signaler surtout : une influence bénie, l'influence de sa chrétienne et courageuse mère, Françoise de Saint-Mesmin, et une inclination, — présage déjà, — celle qui par une pente naturelle entraïnait le futur apôtre vers la méditation des souffrances du Sauveur crucifié. | Du collège des Jésuites d'Orléans, dont il
1. Je les priai de me recommander à la croix... afin qu’elle ne repousse pas un céfoyen de la croix... Je suis né en effet dan: une ville dont l'église cathédrale est . dédiée à la Sainte Croix.» Note écrite par le P. Is. Jogues sur sa captivité.
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2 Le Père ISAAC JOGUES.
avait été un des premiers élèves, Isaac, au WA sortir de la rhétorique, passa au noviciat de M
Rouen. Il y entra le 24 octobre 1624, et il y
eut pour maître des novices un grand serviteur de Dieu, le P. Louis Lalemant. C'est de de sa bouche qu'il recueillit cette parole prophé- pe tique : € Mon Frère, vous ne mourrez pas Té ailleurs qu’au Canada }». — Pourtant, la soif \C de souffrance qui portait alors le jeune reli- din gieux à désirer les missions, le poussait vers pre l'Ethiopie et ses sables brûlants. Mais, sur dei | l'indication de Dieu, les anges lui tressaient ds sa couronne au sein des neiges de la Nouvelle- ad . France, et c’étaient bien ces neiges qu’il devait né saintement rougir, en la cueillant. pas 8 a Après avoir étudié trois ans la philosophie pro à la Flèche, au sortir du noviciat (1626-1629), Jog — le P. Jogues professa au collège de Rouen Mo toutes les classes de lettres, de la sixième aux humanités inclusivement. Il fut ensuite envoyé au collège de Clermont, à Paris (1633), où il commença à suivre les cours de théologie, tout 15 I en y exerçant la charge pénible de surveillant. sion L'onction sainte l’y fit prêtre dans les pre- | Ads mières semaines de l’année 1636, et à ce se c
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Le Père ISAAC JOGUES.
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bonheur s’en surajouta bientôt un autre : le | P. Jogues était choisi pour renforcer la cohorte | apostolique qui évangélisait le Canada. |
A cette annonce, le jeune prêtre, impatient | de se mettre à l’œuvre, fit généreuseinent le | sacrifice du complément de ses études. — Le ro février 1636, il dit sa première messe, à Orléans, et il eut la consolation, toujours si douce à qui l’obtient de Dieu, de donner sa première bénédiction à sa mère toute radieuse de bonheur; joie profonde qui allait être suivie d'un prompt déchirement : il fallait se dire
| adieu, vraisemblablement pour toujours ici-
bas. L’âme brisée, la vaillante mère n’en fit pas moins courageusemént son sacrifice ; et le 8 avril 1636, après deux mois de dernière probation passés au noviciat de Rouen, le P.
Jogues appareillait de Dieppe pour le Nouveau Monde.
Il partait en compagnie de cinq autres mis-
| sionnaires, les PP. Chastelain, Ch. Garnier, | . Adam, Raguenau et le F. Cauvet. Le convoi | se composait de huit vaisseaux et portait le