‹ Trois apôtres de la Nouvelle France [microforme]Chapitre 5 sur 30 · Mémoire sur la mission huronne · texte numérisé non relu

Mémoire sur la mission huronne

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22 Le Père JEAN de BRÉBEUF.

ral du Serviteur de Dieu. Sous bien des rapports, les Hurons étaient véritablement de grands enfants : on les traita comme tels. Le moulin portatif des missionnaires, leur horloge, tout était pour ces natures incultes matière à profonde admiration. On s’en servit d’abord pour les attirer : quand ils étaient réunis, le P. de Brébeuf leur expliquait quelqu’une.des vérités chrétiennes : il allait aussi les voir dans leurs cabanes, surtout lorsqu'ils étaient malades. Mais l'enfer faisait bonne garde :il défendait avec acharnement ces âmes qu’on voulait lui arracher, et l’œuvre de la conversion n’avançait guère,

Cependant le crédit du P. de Brébeuf augmentait chaque jour. Une épidémie, qui lui donna l’occasion de se prodiguer auprès

de tous; letitre de capitaine ou de chef qu’il | reçut de la reconnaissance des Hurons; la

| qualité de délégué dont l’investit Champlain;

une sécheresse que ses prières firent cesser ;

| et surtout le tranquille courage qu’il déploya,

| à la veille d’une invasion iroquoise, pour ras-

| surer son peuple et mettre les villages en état

de défense, grandirent encore son autorité,

| Mais si cette autorité amenait les sauvages à

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