‹ Trois cas de Paralysie Spinale infantile à début normalChapitre 9 sur 13 · I. — Ce qu'est la paralysie spinale infantile · texte numérisé non relu

I. — Ce qu'est la paralysie spinale infantile

Nous rappelons que dans ses formes habituelles, la paralysie spinale infantile a une évolution toujours la même, en trois périodes : préparalytique, paralytique et de régression.

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19 La période préparalÿtique, d’une durée moyenne de quatre jours, est caractérisée par des signes d’infection générale avec troubles digestifs assez importants. Ces phénomènes s’accompagnent de troubles sensitifs (douleurs), de signes méningés avec liquide clair à la ponction et, assez fréquemment, de diminution ou d’abolition des réflexes tendineux.

2° La période de paralysie suit ou accompagne en général la chute brutale de la température. La paralysie, d'étendue variable suivant les cas, atteint le plus souvent en quelques heures son maximum et ne progresse plus dans la suite.

Nous ne décrirons pas le tableau clinique des différents types de paralysie, que l’on peut observer ; rappelons simplement qu’en même temps qu'apparaît la paralysie, on enregistre l'abolition des réflexes tendineux, l'abolition ou la diminution des réflexes cutanés et une atrophie musculaire précoce.

3° La période de régression : la paralysie régresse plus où moins et le plus souvent rapidement.

Ces régressions se font suivant un type bien connu sur lequel nous n’insistons pas.

Cette phase de régression aboutit à la période de paralysie définitive et de déformation.

Si dans la forme commune, la phase paralytique est précédée par une phase préparalytique, il existe une forme sans prodrome. L'enfant couché, le soir, avec toutes les apparences d’une bonne santé, se réveille le lendemain matin paralysé.

Notons pour être complet que l’on a décrit :

a) Suivant la localisation : des formes méningées, bulbo-protubérantielles, cérébrales, qui ne nous intéressent pas directement ici.

b) Suivant la marche de la maladie : des formes généralisées, frustes ou abortives, ces dernières peuvent ne laisser, même non traitées, aucune séquelle apparente.

c) Suivant les symptômes : des formes anormales (douloureuses avec asthénie, myélitiques). On signale en particulier, dans ces dernières, des paralysies flasques ou spasmodiques d'emblée, qui sont toujours d'un pronostic très grave.

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