ACTE I, SCÈNE ri ]OI
ROMANOS
Cest lui !
Comme on pousse du pied la pierre de scandale, Ton père le chassa du Palais.
ROMANDS
Sa sandale, Le pauvre! doit meurtrir son pied cruellement! .
LE PATRIARCHE
Il prit l'habit pour se soustraire au châtiment, Voile trop saint, hélas! pour une vie impure.
CHOERINA.
Trop saint... et trop pesant! Mon corps sous cette bure' N*est qu'une plaie; oh! daigne, oh! daigne, de ta main Très douce, me guérir, Basileus. Sois humain. Sois tendre à celui-là que chérit ton enfance, Car tu m'aimais, rappelle-toi!
LE PATRIARCHE
Fais-lui défense, Basileus, de quitter le couvent, sa prison.
C H OE R I N A
Mais je n'ai rien des goûts d'un moine ! Est-ce raison
De me contraindre ainsi pour toujours, Très-S?.int Père?
ROMANDS
Je ne crois pas... Jean Chœrina, je te libère De ta peine et te rends ta place d'autrefois Au Palais. •
CHOERINA.
Je bénis ton regard et ta voix, Mon Seigneur! Je serai ta palombe fidèle Qui ne s'éloigne pas et vient à tire-d*aile, Dès que le geste cher du Maître Tappela.
ROMANOS
Va-t*en donc dévêtir ce noir plumage-là,
Ma colombe! je veux pour voler dans les branches
De mon jardin royal des colombes plus blanches !
Va.
G H OE R I N A
Je me ferai beau pour te plaire, Seigneur...
// sort au fond. On entend des clameurs. Le Preposite et le Prolostrator entrent.
SCÈCNiE III
Les Mêmes, mom^ CHOERINA; LE PREPOSITE et LE PROTOSTRATOR.
ROMANOS, an Piîtriarchc.
Père, pourquoi ces cris?
LE PATRIARCHE
Ce sont les chants d'honneur Sur l'Agora pour Niccphorc CaJliniquc.
l E CHEF DES C U B I C U I. A I R E S .
Daigne Sa Majesté revêtir la tunique;