ACTE II, SCÈNE II ^^I
B R I N G A S, réprimant un mouvement de joie.
Et tu le haïrais, Basileus, plus encore Si tu savais tout.
ROMANDS
Quoi? Que puis-je donc savoir?
BRINGAS.
Je n'ai rien dit. Seigneur.
ROMANDS
Parle! c'est ton devoir!
BRINGAS.
Nicéphore est puissant, Basileus, mais j'estime Qu'une seule puissance est ici légitime.
ROMANDS
Que veux-tu dire?
BRINGAS.
Rien.
ROMANDS
Dis-moi la vérité!
BRINGAS.
Il a des partisans, et l'un d'eux s'est vanté Qu'ils viendraient achever leur triomphe...
• Comme s'il Msitait.
La chose Est terrible, Seigneur, et je tremble, si j'ose, D'irriter Ta Bonté Divine.
ROMANDS
Parle donc!
t » '■i?',»" t - ', ''fi /t, c'a »•
BRINÔAS.
Mais donne à ma franchise avant tout soii pardon.,.
ROHANpS.
Parle!
aaiNCAS.
O Très->$aint Imperator, c'est un blasphème!
Ils ont dit qu'ils viendraient triompher ici. même.
ROHANOS.
Triompher! Ils ont dit cela?
CHOERINA.
Dans ce Palais? .
BRINGAS.
Dans ce Palais Sacré.
O» entend des clameurs Joiuiaities,
Seigneur, écoute-les !
CHOERINA.
Oui, ce sont les soldats et le peuple qu'il grise De sa victoire.
Les clameurs cessent.
Il entre dans la Grande Église Maintenant, et les cris se taisent, mais bientôt Tu vas les réentendre et plus près et plus haut!
ROMANOS
Plus près?
BRINGAS.
Dans l'Hippodrome, et jusqu'ici peut-être!