ACTE II, SCÈNE II
ROMANOS
Nicéphore oublierait qu'il n'existe qu'un Maître A Byzance, un seul Maître!
BRINGAS.
11 le sait, mais il dit Que le trône du Maître à cette heure est son lit. Et que son lit, demain, pourrait être...
ROMANOS
La tombe!...
// est secoué d'un frissou,
BRINGAS, courbant la tête, Basileus...
ROMANOS
Quelquefois, un plus robuste y tombe Le premier.
A CJxvrina.
J'ai soif. Va !
Clxrrina remonte vers la grande porte ; la tenture de la petite porte se soulève , et Thèophano lui fait un signe d'appel. Ils disparaissent ensemble,
Nicéphore vrain^ent A dit cela?
BRINGAS.
Seigneur, je crains un mouvement Dans ce peuple, qu'il peut appuyer de l'armée. Ma vigilance s'est un peu vite alarmée.
Et j'affirme un peu plus encor que je ne sais. Mais à de certains bruits, à de certains excès...
CJjorrina est rentré, portant une coupe. Le Basileus la prend vivement et boit.
ROMANDS
Ce doux vin de Samos, sa fraîcheur me pénètre! Je Taime... Hélas! pourquoi faut-il que ce bien-être Qui m*emplit tout entier, doive durer si peu ! A peine est-il en moi que déjà c*est du feu!
// remet la coupe à CJxerina.
Nicéphore, vraiment, a dit cela, le traître ?
BRINGAS.
On assure, Seigneur, que dès qu'il va paraître Dans l'Hippodrome, on doit l'acclamer à grands cris Vainqueur... et Basileus...
ROMANOS
Que ce vainqueur soit pris, Sitôt qu'il franchira le seuil de l'Hippodrome! Quant à ce Basileus, j'ordonne qu'on l'assomme, Sans autre jugement, là, devant tous les yeux! Et cet homme robuste ira m'attendre aux deux!
BRINGAS, coniprimaiit sa joie.
Mais qui fera cela?
NICÉPHORE
Les soldats de ma garde.
Mes Varangiens. Patrice, il ne faut pas qu'on tarde; Va!
BRINGAS.
Basileus, pourquoi heurter ainsi de front La folle passion de ce peuple?