ACTE IV, SCÉNK IV 4OI
Ils le voudraient avoir encore dans Byzance, Courbés qu'ils sont sous ta discipline de fer.
NICÉPHORE
C'est bien ! nous leur ferons demain passer la mer, Pour leur rendre, là-bas, les licences hardies Des pillages joyeux et des beaux incendies... Et je le reprendrai, le cœur de mes soldats!
LE PATRIARCHE
Les soldats ! mais les chefs, ils ne te suivraient pas ! Dur, partial, jaloux et leur volant leur gloire. Voilà ce que tu fus pour eux, s'il faut les croire ! Et Tzymiscès, enfin revenu de l'exil.
Si les chefs t'accusaient, les désavouerait-il?
NICÉPHORE
A t'écouter. Saint Père, on croirait que tu railles A ton tour! Voici donc le jour des funérailles. Et je n'ai plus, si je comprends ce beau parleur. Qu'à me coucher vivant sur mon lit de douleur. Où ceux qui sont vêtus du saint habit des Anges Viendront pleurer ma mort en chantant mes louanges!
LE PATRIARCHE
Sans doute, ils chanteraient; ils ne pleureraient pas. Eux qui t'ont exalté, tu les as jetés bas !
Ton nom sera maudit, Seigneur, dans nos Églises; Car tu nous mets en deuil et tu nous scandalises, Et, comme aux mauvais jours des Empereurs païens. Tu contestes nos droits et tu voles nos biens ! L'orgueil te perd. Seigneur! Voulais-tu pas, naguères, Mettre sur nos autels tes soldats morts aux guerres? Eux tout souillés de sang et couverts de péchés!...
403 tl CILICI
Et que n'oses-tu pis? Tu prends les évichit Pour y nommer contre mon droit tes créatures 1 Sans crainte de' livrer i des peines futures Les morts ^ue sauverait l'aumftne, tu défend? Les dons que tes sujets veulent faire aui couvents. . . Oii donc vas-tu? De jour en-jour tu devient f»re{
NECtriioxt, u Jttmut.
J'irai josciu'où je dois pour le bien de l'Empire (
Atbttmae ttt sur U M>^, au fini.
Les MEMES, ATHANASE.
Pour le bien de ton âme, arrière!.,.
N ] C Ë r H O K E , coaraul à lui.
Ah! Père! enfin Te voilà! Je t'ai fait partout chercher en vain, Depuis un an... Tu m'es rendu! Le ciel t'envoie, Et dans tes bras tu me rapportes de la joie!
ATHANASE, r éloignant du gnU, Je te rapporte le pardon, si tu le veux.
Cette céleste paix que l'oubli de tes voeux T'a ravie, et que j'offre à ton âme blessée!
Je t'attendais.