SCÈO^E V LE CURÉ, LA CHANOINESSE
LA CHANOINESSE
Quel air!
LE CURÉ
Vous lui parlez trop dur, vous la blessez.
Oui, vraiment, il faudrait que Ton prît des mitaines! Je suis lasse, à la fin, d'ouïr ses turlutaines De rêve, d'idéal, d'amour, et cetera.
Elle veut me quitter, elle nous quittera !
LE CURÉ
Si pourtant vous aviez précipité la crise.
Sait-on tout ce qui sort d'une âme que l'on brise?...
Que dira le marquis?... Vous avez tout gâté!
fO KERUZEL
LA CHANOINESSE
Le marquis?... Le marquis fera ma volonté.
Je voudrais voir qu'il prît parti pour la donzelle! Elle parle d'un ton! On la croirait chez elle! Pas encor!
LE CURÉ
Dame! moi, je n'aurais rien brusqué.
Attendre, biaiser, c'était tout indiqué.
Heurter, froisser, non pas !
LA CHANOINESSE
L'abbé, moi, je m'emporte.
LE CURÉ
Et puis, est-il décent de jeter à la porte Une enfant sans parents, qui n'a ni feu ni lieu ? Non. Vous en répondez, madame, devant Dieu, Et si quelque malheur arrivait...
LA CHANOINESSE
Hé! sainte Anne!
Me voilà maintenant responsable de Jeanne!
On entend cimnter à gaucJje :
Jamais je n'oublierai La fille au coupeur de paille !
LE CURÉ
C'est Madec qui revient de Quimper.
LA CHANOINESSE
Et joyeux.
Puisqu'il chante.