ACTE I, SCÈNE II
LE CURÉ, saluant.
Mes très humbles respects...
LA CHANOINESSE
Et vous, pour vos péchés.
L'abbé, venez vous seoir pour ouïr la lecture De la Gazette,
LE CURÉ
Non! En cette conjoncture, Très humble serviteur, madame, je m'en vais.
La Gazette, non!
LA CHANOINESSE
Oui, si c'était un mauvais
Journal!
LE CURÉ
Ceux que je lis sont excellents, madame
LA CHANOINESSE
Non!
LE CURÉ
Excellents.
LA CHANOINESSE
Pour vous !
LE CURÉ
Dame!
Cela suffit, je crois, si c'est moi qui les lis Et si je ne vous les fais pas lire.
lO KERUZEL
LA CHANOINESSE
Jolis!
Très jolis, vos journaux, l'abbé! La demoiselle De la Poste m'en a parlé.
LE CURÉ
Dieu! que de zèle!
LA CHANOINESSE
Vous la scandalisez un peu!
LE CURE
c'est mal à moi; Mais vous Tédifiez, en revanche, et Témoi Qu'elle prend des journaux qu'on lit au presbytère S'adoucit à la vue aimable et salutaire Des feuilles qu'on reçoit au château. L'Éternel Sera clément; il est un juste en Keruzel.
Le chanoine? Oh! nenni! Du moins, la chanoinesse.
LA CHANOINESSE, StVbcnU'flt.
11 ne sied pas, monsieur l'abbé, que la jeunesse Entende ainsi railler des titres qu'autrefois On savait honorer comme il faut!
LE CURÉ, à pli ri, soiirianl.
Hé! je crois Que je viens de manquer à ma supérieure Ecclésiastique...
Prisant en n''jiiriltint de côte la chiiioificsse.
Uph!
LA CHANOINESSE, à Jeanne.
Va faire un tour d'une heure