‹ Trois drames en versChapitre 5 sur 176 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

LE CURÉ, saluant.

Mes très humbles respects...

LA CHANOINESSE

Et vous, pour vos péchés.

L'abbé, venez vous seoir pour ouïr la lecture De la Gazette,

LE CURÉ

Non! En cette conjoncture, Très humble serviteur, madame, je m'en vais.

La Gazette, non!

LA CHANOINESSE

Oui, si c'était un mauvais

Journal!

LE CURÉ

Ceux que je lis sont excellents, madame

LA CHANOINESSE

Non!

LE CURÉ

Excellents.

LA CHANOINESSE

Pour vous !

LE CURÉ

Dame!

Cela suffit, je crois, si c'est moi qui les lis Et si je ne vous les fais pas lire.

lO KERUZEL

LA CHANOINESSE

Jolis!

Très jolis, vos journaux, l'abbé! La demoiselle De la Poste m'en a parlé.

LE CURÉ

Dieu! que de zèle!

LA CHANOINESSE

Vous la scandalisez un peu!

LE CURE

c'est mal à moi; Mais vous Tédifiez, en revanche, et Témoi Qu'elle prend des journaux qu'on lit au presbytère S'adoucit à la vue aimable et salutaire Des feuilles qu'on reçoit au château. L'Éternel Sera clément; il est un juste en Keruzel.

Le chanoine? Oh! nenni! Du moins, la chanoinesse.

LA CHANOINESSE, StVbcnU'flt.

11 ne sied pas, monsieur l'abbé, que la jeunesse Entende ainsi railler des titres qu'autrefois On savait honorer comme il faut!

LE CURÉ, à pli ri, soiirianl.

Hé! je crois Que je viens de manquer à ma supérieure Ecclésiastique...

Prisant en n''jiiriltint de côte la chiiioificsse.

Uph!

LA CHANOINESSE, à Jeanne.

Va faire un tour d'une heure

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