FIN
ENGl ERRAND DE MARIGNY
ORDONNANCE DE mi œNCEHNANT LE LUXE».
« Vremièrement. Nulle bo«rp:oise n'aura char.
« ïtmn. Nul bourgois, ni Lourgoise ne portera vair, ne gris, ne erinines, et se délivreront de ceux que lis ont, do Pâques prochaines en un an. Ils ne porteront, ne pourront porter or, ne pierres précieuses, ne couronnes d'or, ne d'argent.
a Item. Nul clerc, so il n'est prélat, ou establi?» en personaige, ou en dignité, ne pourra porter vair, ne gris, ne ermines, fors en leurs chapperons tant seulement.
« Uem. Li duc , H comte , li baron de six mille livres de terre et plus, pourront faire quatre robes par an, et non plus, et les femmes autant.
« Hem, Nuls chevaliers ne donra à nols de seBOompaignoiiB, que deaz paires de robes par an.
« Jlem. Tous prélats auront tant seulement deux paires de robes par an.
« Item. Tous chevaliers n'aufont que dcut paires de robes tant seulement, ne par don, ne par achat, ne par autre manière.
« Um. Chevaliers, qui aura trois mille livres de terre, ou plus, ou H bannerets pourra avoir trois paires de robes par an, et non plus, et sera Tune de ces robes pour esté.
> OnloiiMHM«id«f toU i» FrmMêêUkiinMèmêrêeê, U l,p. Ui.
m PIÈCES JUSTIFICATIVES.
« Nuls prélats ne donra à ses Gom(»aigpoiia (iuauD0.|^i)B4arobe Tan, et deux chappes. . '
« Nuls escuiera n'aura que deux paires de robes, par don ne par achal, ne annuité autre manière. i
c Garçons n'auront qu'une paire de robe l'an. ) ,{
« Nulle damoiseUe, si elle n'est chastelaine, ou dame^ie deux mille livres de terre, n'aura qu'une paire de robes Tan* . i
« Nuls bourgoiSf ne bourgoise^ ne ascuier t ne dero, .se il v^pat, en prelation, on en petsonaigis, ou en greigoenr eatat,.n'a}ir^, torche de cire.
t Nuls ne donra, au grand mangîer, que deux méa et un po* tage au lard, sans fraude. Et au petit mangîer, un més 0t.un entiemés. Et si il est jeune, il pourra donner deux potages aux. harans et deux més, ou trois m6s, et un potage. Et ne mettra, en une escuelle que une manière de char, une pièce tant seulement, ou une manière de poisson , ne se fèra autre fraude. Et sera compilé toute grosse char pour mès. Et n'entendons pas que fromage soit més, se il n*est en paste, ou cuit en yaue (eau). .
€ n est ordoné pour déclarer ce que dessus est dit des rabes, que nuls prélats, ou barons, tant soient grans, ne puisse SfiAr robe pour son corps de plus de vingt et cinq sols tournois l'aune de Paris.
« Les femmes aux barons à ce feur (prix).
« Li comte et li baron ne pourronl cluruier robes à leurs COinpaignons, de plus de dix-huit sols l aune de Paris.
a Li bannorets et li chastelains ne pourront avoir robes pour leur corps de plus de dix-huit sols tournois l'aune de Paris, et leurs femmes à ce feur. Et pour leurs compaignons de quinze l'aune do Paris.
a Les escuiers, fils des barons, bannerets et chastelams ne pourront avoir robes de plus grand pris de quinze .sols toiifdgj^
de Paris.
« Prélats, comtes, barons, bannerets et chastelains ne donrout robes à leurs escuiers de plus de sept sols, ou de six sols l'aune de Paris.
ENGlJtRRAND DE MARIGNY. 305
« lies autres escuiers qui ne sont de mesnage, et se "rastent de leur propre, ne pourront fûro robe de plus de dix sols tournois l'aune.
€ Clefs qui sont en dignités, ou en peisonaiges, ne pourront iUre robes pour leur corps, de pins de seiia sols tournois Tanne de Paris, et pour leurs oompaignons de douze sols tournois l'aune.
€ Qers qui ne sont en dignités, ne personaiges, âls de comtes, barons, bannerots ou cbastelains, ne pourront faire robe de leur corps, de plus de seiie sols l'aune, et pour leurs oompaignons, ou pour tours maistres, de dix on douze sols tournois tout au plus Taune.
« Les autres ders qui font robe du leur, ne pourront foire robe pour tour corps, de plus de douze sols six deniers l'aune. Et s'il est chanoine d'ég^ cathédrale, il pourra faire robe de quinze sob tournois l'aune, et non plus.
« Bourgois qui auront la valiie de deux mille livres tournois , et au-dessus, ne pourront faire robe de plus de douze suis six
deniLTs tournois, l'aune de Pans.
« Et leurs féminins de seize sols au plus.
«Les bourgois de moins de valiie ne pourront faire robe de plus de dix sols tournois l'aune, et pour leurs ieoimes de douze sols au plus.
« Et sont ces ordonnances romrnandt^es à garder aux ducs, aux comtes, aux l)aiuus,aux prélats, aux ders, et à toutes manières de gens du royaume qui sont en la loy, sur celle foy qu'ils sont tenus. En telle manière que li ducs, li comtes, li bers, li prélats qui fera contre celU^ ordonnance, paiera cent livres tournois pour paine. Et sont tenus i\ faire garder cest establissement, a leurs sujets, en quelque estât qu'ils soient, et en telle manière que si aucun banneret fait encontre, U payera cinquante livres tournois, et li chevalier ou vavasseur vingt-cinq livres tournois, et les doiens, les arcediacreSy les prieurs et les autres ders, qui ont dignité ou personaige, vingt-cinq livres tournois.
« Des autres lays qui contre ce feront, en quelque estât qu'ils soient, se il a Taillant, milto livres parisis, payera vingt-cinq li-
Pifed» lUiTIFICATIVeg.
vretf, et ie il a moins variant , il payera cent sols; et des autres cler» qui sont sans dignité ou personaige, soient de siècle, soient de religion, quiconque fera encontre, il (^yera cent sols, auiii comme Tautre.
t Et les amendes de toutet maniérit de gens layi, qui pour oatte acboiaon de oeel tstabtiasement seront ievée», seront ans MÉgpiaurs, en qui terre, ou on qui laigneurie li iourfait seront bût, loient li leignour cler, ou lay ; et les amendes des clers, ea quelque estât qu'ils soient, leront à leurs prélats ou à leur aottvurain. Et en talla mauiéffe que oil, par qui li fourfiiit viendra en la connoisaance du seigneur, aura le tiers de Tameade.
« Et si il advenoit qu'aucun dora ou layi de quelque eondi^ tioo que U fust, accusea que il eust frit contre ceste ordouanoa, et il l'en vouloit purgier par son serment, en la manière que chascnn a aoeoustumé à jurer, ils en seront ereus^et seiont quitlsa de la peine. Et se purgera diaacun^ aoit den» ou laya, qui de cette éhoae se voudra purgier.
« Ce fut foit et ordonné i Paria Tan de grâee »
QURTB DE PHIUPPS IM BEL,
FOETiNT GOvmilATIOll PB l'AGCOUP PS VABIAQS »ITM mUjmë
PK TAmmuM BT I84BBL PB luanxinr i,
{Ssflrait,}
« On a vu, dans le récit de la ([ ifielle du sîro de Harcourt avec RoIh rl de Tancarvillp, (luM .n^uerrand de Marii^ny avait pris parti pour Robert. Soit que cette circonstance eût fait naître des
* ifutoér» du ehdleau et des tires de Tancaroille, par a. D<>ville; R«Mii, Itli, f. US«t iutT.s «1 Fièces justificiUivesj p. ii9 et tuiv.
ENGUBRRAND DE MARI6NY. 9fft
rapporte d'intimité «air» les deui familles, soit par motif qui mil dicté, en It05, le mariage de la fille de Guillaume III de Tancarville avec le fils du chambellan de Phiiippe-Aup^usie, elles ne tardèrent pa» à s'unir par des liens plus étroits. Robert de Tancarville était mort depuis sept années; sa veuve, jalouse de voir revivre le nom de Tancarville, conclut avec Enguen jind de MariOTy un accord de mariage entre le seul fils qu'eût lai&sé Robert, le jeune GtiiUaume, et Isabelle, lille d EnL';iiFrrHiiif, bien que les fiancés n'eussent point encore dépassé l'âge de s< pt ans. Dans son impatience de conclure cette union, la dame de Tancarville fit établir, par une enquête, que les jeunes conjoints y entendaient déjà malice ; ce sont les propres expressions dont on sa sorvit : Doit capaces. Le mariage eut lieu.
« Enguerrand de Marigny, dont les richesses passaient pour îmiDenses, donnait à sa fille mille livres de rente à asseoir en pays de Caux, et une somme de douze mille livrée une fois payée, dont 1 miérèi devait être servi par lui, à dix pour cent jusqu^à parfait payement*. L'acte de mariage fut passé à Rouen, le 23 octobre • 4309, dans la maison de la dame de Tancarville, sur la place du Ifarché'auK^Veaux, aujourd'hui place de la Pucelle. Ce mariage «ntidpé ne porta pas de fruits. »
L'original de la Charte confirmative de Philippe le Bel, qu'on va lire, appartient à 11. Auguste Le Prévost :
' « Philippus M gratis Frsncorum rex. Notum fadmus nnhrersis qwjà Johanna domina de TanquarviUa, mater Guillelml de Tanquarvilla, filii quondam Rdberti, oambellani domini de Tanqnarvilla^ in nostri presentla constituta, nobis esposuit amicos et pro-
* Celte dot était considérable , en se reportant au temps et à ia valeur de» •UHUUdM. On slMe avant, la fltla dUm èhavbellaB é9 TanearvIlU n'avait r«ça «n mariage que deuK cents livre» de rente. Il ei>t à remarquer que dans les denx contrats, il n'est pas stipulé d'apport pour le mari. £a 1323, Isabelle de Marigsy réclamait sa dot sur la tent é$ TtiMurvilte. {Grunéi offkîtn it l« «mirwHM, t. IT, p. Slt,) - Nvit ie M, Dê»iUê.
pinqoos palernis generis et materai dicU GuiHelmi et ipeain com eifi tractatum babuîsae et uBanimiter Gonsenaaiae super matri- BMmio oontraheodo inler dictom Gaillelmona et Yaabelleni filiaaii dilecii et fldelto Ingaraimi domini de Marregniaco, mililis et cambeUani noacri, propter evidentein utilitalem dictt GuiMmif «x diveraia cauaia et oooditiooibita, per ipsoa antieos et ipeam ma* trem. Diligenter attentam nobiaqae exhibait dicta Jebamia patentes litteras super preraissis confectas sigillis diclorum amiconim et propinquorum dicti Guillelmi; necnon dicti cambellani nosLn ac propinquorum amicorum dictSB Y8al)ellis, pa terni generiâ et mat ini, sigillo etiam Bialliviae nosirœ Caleli sigitialus tenorem qui st^juitur continentes. »
« Â tous ceuz qui ces présentes lettres verront, Guillaume rit) Bois, baillif de Caus, salut. Sachent fait que pardevent nous, présenz noble dame madame Jehane de Tanquarville, mère de (luillaume de Tanquarville, filz jadis de monsieur Robert, chamln ilt nc de Tanquarville; madame Jehane Dame de Biaussant; Isabel, famé de noble homme monsieur Pierres, seigneur de Chambli, chevalier et chambcllenc nostre seigneur le roy, ancès d'icelui Guil- » laume de Tanquarville; monsieur Drien de ildetlo, pour li et pour son père; monsieur Benaut, vidame d'Amiens; monsieur Guerart etFerri, ses frères, monsiettr Jehan Malet, sire de Guerarville, Jehan et Guillaume, aea filz; Robert Bertran ; monsieur Guillaume Berlran; monsieur Henri de Bruecourt, Pierres, son frère; monsieur Mahieu de Trie, sire de Fontenay; Charles Martel ; messire Pierres de Helli; Jehan de Clère; Pierres de Chambli, fils dudit seigiBeur de Chambli; numaieur Jehan de TourgoTîlle; madame Jehane de Bœssay , famé de monsieur Bobert de la Heuse ; monsieur Baoul Martel, et monstenr Jehan de Crameilles, et monsieur Gaucher de Chaateilloo, oonnestable deFtance, amis dudit Guillaume de Tanquarville^ d'une part; et nobles hommes monsieur Enguerran, sire de Marre(pi, chevalier et chanbellenc nostre sire le roy, père, et monsieur Jehan de Gres^ maresebal de France, amy de Ysabel, fille d'icelui seigneur de Marree^y-d^autre^ reconnurent et aflBrmèrent que ils avoient fait traitiéetackort en-
ENGUERRAND DE MARIGNY. 309
semble de mariage faire du devant dit Guillaume deTanquarville et de ladite Yscibt I, ûlle dudit seigneur de Mairegni, et que au traitié dudit mariage a voient esté faites et accordées les convenances qui s'ensuivent :
« C'est assavoii que ledit sires de Marregni ilrinnra a ladite Ysabel, sa fille, à mariage, mil livres do rente à assœr eo la baiilie de Gaus ou a dis Ueues au plus loin de ladite baillie, en tel mamére comme lan doit assoer rente par couslume de pais.
a Item, I! fu accordé que li dit sires de Marreizni doiinra audit Guillaume et à sa dite fille Ysabel, douze rail livres tournois; cest assavoir sis mile a convertir et emploier par la main dicelui sires de Marregni en rente la ou il li plaira acheter ou assoer pour sa dite fille Ysabel, dedens deus ans après le mariage solennizié entre lesdiz Guillaume et Ysabel, en tele manière que se les sis mile ne soufiisoient a fere sis cens livres de rente, ledit sires de Marregni^ les parferoit du sien, et les autres sis mile livres tournois paiera le dit sires de Marregni en la fourme qui sensient :
« Cest assavoir deus mile livres quant le mariage se liera, deus mile au bout de lan ensiovant, et deus mile au tiers an ensiovant.
« Et promistrent» les devani dix mere et amis dudit Guillaume as devant dix seigneur de Blarregnî pere et marescbal , ami de ladite Ysabel, que 11 par leur foy que nous reœusmes en nostre main de èhascun de eulz que ledit mariage accompliront et parferont, feront accomplir et pariàire au plus tôt que ils seront aagiëfl a leur loyal povoir, sans venir a lenoontre, et procureront et porohacheront loyaument vers loua autres a qui il appartient que il saoorderont a ce que ledit mariage n'empescfaeront par eus ne par autre, ains en esteront lempesdiement a tous leur povoir, se mis y estoit par qui que ce fust, ne souffreront en nule manière ' que lien de mariage, quel quil soit, se fasse des diz Guillaume et Ysabel damoisele forsque de euls deus.
« Et promisirent, les devant dii mere et amis dudit Guillaume, et le pere et ami de ladite Ysabel, que il feront faire les espousailles des devant dïi fiU et fille senz nul delay ne sans attendre
diO PiÈOiS JlfiTiFICÀTiVfiS»
aoirt oomeil de imiI de leur» tmM ne eotre eicusilion trainrer, 61 que, i la reqoceto de Tune de» parties* il UfrM feront fève ha fiaDeaillM daa devant dis Qiùllauiiie et Taabal, qui on t jù paaaé
sept ans.
• Toatea caa conrenance» et diMiee dewus dites et cbedcone d'iceleSt reconnurent les dites parties par devant nous eslre fêtes L'i accordées entre eu3 et les promistreiit fermement tenir et acoraplir et quant a co obligèrent un* aux autres, eus et leurs hoirs, et luux leurs biens et les biens de leurs hoirs, meubles et non meubles, presens ou avenir, en quelque jundiclion ou lieu que ilî4 soient et ii ru iu lerenl a toute exception <le droit et de fait, a toute cavillation et cautele par quoi les convonaiu es devant ditt s peussent estre empesiliées en toutou en parlie, a tout privilcLC de prince et de apostole et de crois pri<e ou a prinre, et vuudrent et ronaenctirent exprt >s('rnént que nous et nos successeurs, qui seront par le temps bailii de Caus, les puissions «mlraindre par la prise et la vente de touz leurs biens, nimihle? et noTi meubles, en quelque lieu et juridiction que ils soient, a fermement tenir et accomplir toutes les choses dessus dites et chescunes d'iceles et sousmistrent quant à ce euz et leur hoirs, tOQZ leurs biens et les biens de leur hoirs a nostre jeridiction en quelque Heu et juridiction que ils soient trouvés.
c Bd tesmoing de la quelle chose, Notts, a la raqeeate dea devant diz amis d'une part, et d'autre avecque leurs sfaue^aTona nus le seel de ladite baillie a eespneentes lettres. Et nena Jebane, Mère do devant dit GeiUaume, deaaua dite, et Jehana, dame de Biaoasant (fatm^ewt mmê gua dêittu)^ tootea laa éheaai deaaos ditea, Bî oonnneettea aont eseriplaB, avona eontaé avoir ao* cordaéa et oonveiianctéaB, aecordona et ooDvenançena lune partie et iautre, et, eo givignenr feraeté de» diMBa deâaua dilea» non» avena mis nos aeana avecqnea le aeel de la baillie de Gana^ a ese présentes lettres; et soopplioas des ssaiMMit par Unenenr de cas littrei a Ires eioallaat prinosi neaire très eber aaignear le riff de France, que il, de son aniorifé royale par greignenr aeiirté dea eboaea cootanees en ces pmentes lettres, toutes kelaa eho*
ENGUËHFiAND DE MAHiGI^Y. 311
MM et clMMMiùe ûkéûm veuille agréer, apfvouw et eonfiiiiier.
« Demie A Rouen, le Jeudi- apn» feite saint Lac, euvattgeUfie, XXH1«>* jour do noii de octembre lao de graoe mil inrii cens et neuf, preeens a ce et temoioge monaieor Adam GoullOi fooiiaieur Robert de la Henae, nioniieur PSerrea de Demstanville, monaieiir OoiUaume de Foorx et monaieur Renaot de GlerOf ebe~ taliera* et Amaori de MeoleDt, eacaier. »
« Bt ego Qnilleliiias de Rhro« rotbomageiMia dyoceeis publieua apoetolica et imperialt aaetoritate notarins qned annoi die» mense et loco predielif Tidalioet in domo qsam dicta donui» de Tan<^ qnanrillâ in vioo dicto vulgariter Foma Vituloram timo inbabita» bat| indIâtioDe odava pontificatua dooiim GleaDeotia divina providentia pape V*< anno IHI^ una cum dicUs tesiibus recitationi predicti tractatus matrimonii et promissioDi per fîdem in manu dicli Baillivi recipientis eandem tradilam supiadicUà iriterfui presentibus, me subscripsi meumque &jgniim apposui consuetum vœaluH una cum dicti BaïUivi el prescnplurum parentium si> gfllisac signo nolarii infra scripti.
« Et ego reginaliiuà perkerii clericus rothom. dyoce»»s apostolica publicus aoclorisato noi nUis, qnod ;irino, die, mense, loco predirlis videlicet in domo (|ijam (Jk ta lU niina de Tanquarvilla jn vira diclo vulj^ariLei Forus Vilulorum tune inli<ibjtabal ind. YIII, pouliûcatus domini C. divina providenùa pa|)e Y^', anno lîIP» una cum dictis tesiibus reritalioni predicti tractatus matrimonii et promissioni in manu dicti baillivi recipientis eandem traditam snpradiclis inlerfui praesentibus me subscripsi meumque signum apposui consuetum vocatus una cum dicti Baillivi et praMcriptorum parentium sigiliis ac signo notarii supra scripti. n
Après ce, cest assavoir, le lendemain jour de vendredi, après la diale feeto Saittt Luc , furent présent devant nous dessus dit RaMlif, révérend pere par la grâce de Dieu, monaieur Philippe, «reevesque de Senz, oncle ; monsieur Pierre, eveaque Dauoeurre, cousin; Jeban de Mons, chancelier de Chartres, oncle; ma^ sieur Qulllaume Tirel, aire de Pons; monsieur Hue de CanberoBi monaieur Oaillanme de FlaTancourt, BAonsletir Jeban de Bonne*
mare, monsieur Guerart.de HanadioB, monsSanr ]Upautii0<Beteocourt et moDsieur Beuaut SainUhB^ave, ii^a|îa»vusq|imhb et amis de la dite Yaabel, fille du dit seigneur de Hamtgni, et confessèrent que toutes les choses dessus dites fii mfm^ ellee sont escrites ont accordé et convenaocié par.tenr.fioy que W|U8 en reoeuames en nostre main, accordèrent et mvmanoèrimt'et promistrent sur les obËgations et renonciations^ eioeptigns des* sus escrites fermement tenir, garder, pourcbacier, aeomplir.et fàire aoomplir a leur- loyaus povoirs toutes les convenances et les èhoses dessus plus fdaiBemsot et phis 4inknméement dites fêtes et escrites, et cbescnne diceles et pour plus grant fermeté avoir , icil arcevesque , evesque et 1i autre ami dicele'Ysabel ci (l(;s$us nommée ont mis a ce& présenteâ lettres leur seaus donné cuiiiiae dessus. »
a Cum igitur ex consuetudinc notona ducalus nostri Normannia) dicius Guillclmus in nostra gardia existens ratione minoris œtatis , se malnmonialiter obligare non possit nec ipsius propmqui vel mater obligare possint eundem.... nisi impeiratis noslris auctonsate et assensu , nobis dicta Johaniia hamiliter supplicavit ut, matrimonio contrahendo, inter dictos Guillelmum et Ysabellem , auctorilatem et assensum nostros prebere dignemnr. Nos autem sup|)liraliom dicta? johamia?, supplic<jlionietiam dictornm propinquoruni in ipsis litteris comprehensae favorabiliter annuentes, propter utilitatcm dicli Guillelmi quam ox ccrlis causis diligenter inspeclis cvidenler videmus, dicte coutialietido matrimonio, inter praefatos Guillelmum et Ysabeilem consensum nostnim adhîbuimus et auctoritate regia decrevimus matrimonium Ipsum faciendum iuter Guillelmum et Ysabeilem pr»dio» toe, conventionesque praedictas dictis litteris comprehensi^iitfer amiços et propinquos dîctorum Guillelmi et Ysabellis approbaînos et, auctoritate regia , precipimus inviolabililer observari et per curiam nostram Baillivos et alios Justidarios nostros, si ne- . oes^ feret,MkbitiB.eaceoutioni mandari, Quibus peractis, dictus ' GfllUelMilS et Ys3sib«lUs^ pnesentîbus dicta Johanna maire ipstos . ,X3iiilielmiv et dioto- bgoranno pâtre Ysabellis prmdielm, corn plu*
ENGUISRRAND DË MARIGNY. 313
ribus amicis ipsorura Guillelmi et Ysabellis consensientibiis et asserentibus Guillelmum et Ysabollem prœdiclos sepleuiiio majores et doli capaces existere , voienles tractatum amicorum et ' propinquorum suoruro ad effectum perducere, sibi ad invicem ' per verbum de pnesenii corpora 8ua dedenini et matrimonia- . ' Itter consenserûnt.
" c Quod ut fiimum et ratum inaneat in futorum, praBsenUbug nostrum fedmus apponi sigillum.
■ Actum apud novum mercalum, die XVII mensis novembria ' aAno DoDDÎni milleoeaimo tracenleaimo nono. t CoUatio facta etî,
(Sceau pcudHDt de Philippe le Bel, en cire verte atec lacs de »oic rouge et vert. — àn «mtre teeM» éeunoD portant des ttmn de Ils.)
CARTULAiRB ET RECUËIL INÉDITS
OB CBAtTEB OB FHIUPPB LB BBL, OOMTBNAMT :
4* Les extraits des donations faites à Enguenand de JUùrigny
des. terres d^EeouiSt MaineifiUe, Longehamps, BéJiê-Lmde^
MeenH-Sons-Viennef Neuf'Marehé, etc.^ etc, 2" Les extraits d'actes^ d'achats^ d'échanges^ contrats de ma-
riage et autres pièces relatives à Enguerrand de Marigny
ou à sa famille
(Résumé tommaire des chartes et autres actes de ce cartulairc.)
4i88. — Confirmalion à Jean le Veneur, du don de la moitié de la terre de Longchamps ; donation de l'autre moitié à Pierre, frère de Jean.
*■ BTUiothèquc impériale» Mss., Chartêt âê Philippe U Btl; n* l75,*«trtHplaire in-4 sur parchemia, extrait fait au moyen dit pièeei origiMl«9t aimi que * oeU résulte d'une note placée en tète du recueil.
IM cartulaire n* 1 76, de la Bibliothèque impériale, désigné sous oe titre X Cér»
m PIEGES JUSTIPfCATfTES.
4 288. — Aùûi, Donation à Jean le Veneur, de 3d liv. parisis
(le renlo.
— Septembre. — Contrat d'acquisition par Enguerrand de Marigny, moyennant 2,540 11 vr. de la terre et sei£^eurie de Notre-Dame-da-Parc , de Cropus, de Uuoedenty de Chastolier, et autres lieux, consistant en mémoire, audit parc, terres labourables, prés, bois, étang», et appartenant à Jean Malvoîsin, chevalier, et à Alix, sa femme.
I30S. — Janvier. — Lettres desquelles il résulte : 4* que En* goerrand de Marigny devait 4,327 liv. 8 s. 6 d. de rénle annuelle, payable au Trésor royal, i Paris, pour plusieurs terres et fieCrque le roi avait foit passer par échaage entre les mains de Marigny; 2" que le roi devait 4,340 liv. 8 s. 6d. de rente annuelle à Enguerrand de Marigny.
— Par les mêmes lettres, le roi décbarg^ Enguerrand de ladite rente, et lui donne pour sodile 80 liv. de rente annuelle.
1305. — Mars, — Lettres de Philippe le Bel. « Attendu les aggréables services que notre amé et féal Engueran de Marigny, seigneur de Mamieville, chevalier, et notre diambellan, nous a fais moult de fois et encore fait tous les jours », lui fait donation, à hii et à tes héritiers, de tout le drûH de Ttm H Danger ^ qui pourrait ap^rtenir au roi s«r les bois d'En^ guerrand, situés à Mainneville et dépendances.
4305. — Marf, — Donation de tous droits d'usage^ pâture, bois è bfttir, seigneurie, et avec décharge du droit de Titiri et Danger sur les hommes dts universités ou villes de Mainneville, Hebercourt, Tiergeville, Sainl-Dcnis-dc-Fremeur.
4305. — Mars. — Donation de 32 liv. 10 s. de rente qui apparteuaieut au roi, de toute ancienneté sur It^ hommes des villes
lulaire d'Enguerrand de Marigny (in-4, sur papier), contient les mêmes matières que le précédent, dont il est la copie.
La publication de ce cartulaire prétentcrait un véritable intérêt, particulièrement pour la Normaoclie.
' Le droit d« Tierft ét Moger éttM m tnpAt spécial, dont étaient grerés lé« propriétaires de bois en Konnandie. Vofr, à eé n^, VtM» Mit ie cMtaNir éi Bahan, ehapHrc H.
ENGUERRAND DE lIARIOFiY.
et univeiîsilés ci-desbus, et do la jurifln ùon sur le&ilifs liunimes.
1305. — > Mars. — ïransaclion outre noble femme Péronnelle du Bois-Gautier, vetive de noble homme Philippe de Marigny, chevalier, seigneur d'Ecouis, et Pierre Ovsclet, fils ainé de ladite dame, d'une part, et Enguerrand de M irigny, chevalier, fds ahié de Philippe, lequel, tant en son nom qu'au nom de ses frères, donne 50 liv. de renie en fonds de terre à ladite dame, et paye toutes ses dettes, à charge par elle de céder ce qui lui appartenait dans les acquêts faits avec elle par son mari Philippe à Gamacho, ToufDy, Forgiea, Ecoula, etc.
1 305. — Mai. — Don par le roi à Eoguerrand de MarigDjr de kasdes située» dans la forêt de LyooB, près Loo^cbamps, poor raccroîssement de son fief de MainneviUe.
4305. — itot. — Lettres de dooalioa, par le roi^i Eoguerrand éê MarigDyy de tout ce qui lui appartient à Long0«vilto,et à Umgueil, bailliage de Cauz, en maisons, prés, terres labourables, bois, usages^elc., à charge d*hommage, et senf la haute justice.
1305. — Juin* Lettres du roî, portant qu'il avait transporté à Longueville la juridiction vicomlière qu'il avait à Arches, mais qu'ayant donné à Eoguerrand de Marigny, en reeomiaiasaaoe
. de ses services, la terre de Longueville et ses dépendancsBy il veut que la juridiction, assises, plaids et droits attribués & Arches y soient de nouveau remis.
1306. Le jour dê PAques fleuries» Contrat d'acquisition d'une maison à plusieurs étages « sise à Paris, rue Dosteriche, à Popposite du Louvre, tenant d'une part à l'ostel on manoir de madame Blanche, et d'autre part à une place, qui seslent par derri^B, jusques à la rue des Poulies, » dans la oensive de l'église et chapitre de Saint-Germain-l'Auxerrois, par Enguerrand de Marigny, de Jean dit Bardel, clerc, à charge de 29 liv. 45 s. parisis, prix de la censive due par ladite maison aux chapitres de Saint-Germain et de Saint Denis, près Chartres.
laOG. •— Juin. — tlinUat d'acqui&iliou d'une maison sise à Paris, rue des Fossés-Saint-Germain-l'Auxerrois^ dans la censive
m PIÈGES JUSTIFICATIVES.
du chapitre t!o Sainl-Gerinain , par Enguerrand de Marigny, de la succession d'Elie et de Girard de Maumoiil^ moyennant 5,500 livres.
4 306. — Juin. — Contrat d'échange entre Enguerranijl de Mârigny et Guillaume, abbé (le la Croix-Saint-Effroy,
4306. — Rouen. — Confirmation de cet échange par le Fçi et par Bernard, archevêque de Rouea,
1306. — Septembre. — Donation par le roi à Jcianoi le Veamuf , le jeune, d'une rente perpétuelle de 60 livres.
4 306. — Décembre. — Lettres du roi pour faire échange avec Alain deMoosigpy, lequel, outre 27 lie. 43 s. 6 d. de f^enn, avait oomme seigneur féodal, droit de justice , sur certains fiefs appartenant i Enguerrand de Marigny et ailués à EcQyii^
4306. — Dicemhre. — Gonfirmalioa de l'échange préoédent.
4307. — Février. — Contrat de la vente fiite par Jean Robert et Barthélémy Do Pleseis, chevaliers, résidant à Londres auprès d*Ëdouard , roi d'Angleterre , de tout ce qu'ils possédaient dans les bailliages du llenil sous Verdives et de GressanviUe et dans le bailliage de Gisors, à Enguerrand de Mari^yi moyennant 90 liv. de rente.
4307. — Mon* ^ Confirmation par le roi de la vente précédente.
4307. — Avril Donation par le roi à Enguerrand de Blarigny, moyennant 294 liv. 46 s. de rente par an, des terres > prés,
' rentes. Justices, vavasseurs, corvées, etc.. que Sa Majesté possédait dans les paroisses de Sancbeux, Luchy, ^pinay, Sainte- Beuve, Auvilles, etc.
4307. — Juin, — Donation de touLcb terres, prés, bois, vignes, fiefs et an ière-liefs, justices et seigneuries apparlenant au rui dans la paroisse de Menil-souâ- Vienne, la souvprdineté et haute justice étant réservées au roi.
4307. — Juin. — Le roi permet à Enguerrand de Marigny de faire enclore de m m s si m parc de Mainneville et dejdét()urner de ce parc le chemin qui y passe.
.43Û7, rp i^ej^iep}br£, — . PqiiiiUon de ,deux pièces de prâ ponte-
ENGUERRAND DE MARJGNY. Ml
liant 43 arpens situées à Neuf-Siarché. « Considérant lesaggréablea services de fomiliaritéque noetre amé et féal Eogueran de Mangny, nigneur de Mainneville, dievalier et cbambel- '*lkn, tKÂis a ftit IftnguemiBiit et fait toaa les jours léîaoïneiit et fiagoineiit*.* »
f 3(^7. — Sepitmbrê, Donation pour aoeroisaemeikt de sa terre de Uaînnevillede prés et viviers situés à Goamay.
4307. — Déeefobrt» — Cession à Engoerrand de Marigny, par le roi, moyennant 321 liv. 46 s. € d. de rente annuelle de la terre de Ifarigny et ses appartenances, consistant en fieb, arrièreM^ justices, rentes, moulins, terres labourables, etc., que lé roi avait eue de Gilles de Uarigny à titre d*écbange.
1308.*— Vofs. ^ Échange de terres entre le roi et les religieux du couvent de Sainte-Catherine» de Rouen. Ceux-ci donnent au roi Vârdes et ses dépendances. Us terres échangées sont estimées i56 tiv. 48 s. 8 d.
— Par la même lettre, le roi côde à Engucrrand de Marigny Vardes et ses dépendances, moyennant une rente perpéliielle de 455 liv. 48 s. 8 d.
4308. — Acte tl'acceplalion de l'éi'.hange par Tabbë et les reli-
"gieux (le SainLe-Callierine.
1308. — Vente de plusieurs rentes à prendre sur des héritages sis' i Hebercourt, piu Guillaume de Nerville et damoiselle Colaye, sa femme, au protit d'Enguerrand de Marigny. 4308. — Contrat de vente, par Robert du Caste! de Gamat he et * sa femme, à Enguerrand de Marigny, du droit qui leur appartenait sur le patronage de l'église de Gamache. 4308. — i/ar«. — Donation par le roi à Enguerrand de Marigny, des Villes de Ticrs^eville, Boucheville, de Lilly et de Morgny, le ' manoir de dame Geneviève de Floury, etc., en accroissement de sa terre de Mainneville.
4308. ^ Màrs. — Donation à Enguerrand de Marigny par le *" roi, de la haute justice qui lui appartient sur les Villes, fiefs, terres et maisons de Mainneville, Ecoois, Le Plessis, Umgue- '' ViU< tambuine, Longueillye> Marigny, Sainto^c^, Queanoy,
318 PIÈCES Ji6TinCATIVE6.
Riiemenil, Blaiiiville, Ouville, Darnpsprrp, Rosoy en Lyons, Arneval, CanUikm, Donne, Slanvilto. ( )uftranvil!e, Longchamps, Varries, Saint-Donis de Fremeur, Menil-sous- V ienne, Villeret, Touftieville, Gamacbee, Bonnemare, MeniUGilberl, Bernonville, le ficf Fissencourt, Rosay, Campaine, Lysors-Greville, Macque- ?iUe, Dani^y, Quenery, Baoqueville, Meoil-sous-Verclive, TiergeTille, Boudieville, le manoir Sainte-Geneviève, le Us, Ortigoae et Fleury, le tout »Uié ding les bailliages de Caux ei de Gisors, à cliarge d'hommage envers le roi et se^ sucoesseurs» ie souveraineté et le ressort réservés.
IS08. ÊcbaDge de biens enlre la roi et la ▼eave de ieen le Veneur*
1308. — ÈÊaf$, — Lettres de donation à Engoerrand de Marigny, par le roi, des seigneuries, justices haute et basse, patronages,
• honneurs, maisons, mouYanoes féodales et censuelles, etc., sur les paroisses de Nestanville» Guiberville, Crespeville^ Lambreville, etc.
4308, — Avril, ^ Privilège accordé par le pape Qément V à Enguerrand de Marigoy, d'avoir un autel portatif et d'y foire faire l'office divin en résidences et lieux convenables, tant pour lui personnellement que pour ses fomiliers.
4308. — AoriL Privilège accordé par le même k Enguerrand de Marigny, de fkire célébrer, quand il voudra, à mi-jour, pourvu que ce soit en cas de nécessité, et que le célébrant ie puisse, et non de nuit.
4308. ^ /tliUéf. — Lettres du roi contenant estimation avec échange de ce qui appartenait au monastère de Bec-Helloin sur les terres d'Écouis, Touffrovillo et autres lieux voisins.
4308. — Juillet. — Donation par le roi à liuguenand de Marigny, des terres estimées dans l'acte précédent, à charge par lui et ses sviccesseurs de payer au roi 300 liv. 10 sous de rente annuelle. Contirmation en 4340 dudit échangi^ |Kir le pape.
4308. — Juillet. — Lettres du roi portant ddiiiiiion ;i Enguerrand de Marigny du droit de franc usage, pâturage, dans les bois de Touttrevilie, à charge d'homuiage au roi.
ENâimftRAND m MARlfiNY.
4308. — Octobre. — Donation pour accroi»8«nieiU de sa terre do t Mainntville, du fief de haubert de Saint-Denia de Fremeur.
4308. — Le vendredi après la Noël. — Venta par Michel de Bourdenay, clerc du roi, et &a tcinnir, a Kii2;uerrand de Marigny elÂHps deMons, sa femme, d'une maison située rue des PottUes, moyeniunt eont «oi£ de rontâ au dtapiire da Stiat- Gcrmain.
^^X^, — Fiiffier, — I litres du roi portanl eonfirmation du contrat de mariago entre Guiltaumo de Tancarville, fils de feu Robert de TaocarviUe, chambellan du roi, at de noble dame Jeanne, aa femme, avec VsabeUe, fiUa d'Enguerraud de Marigny. (La mère dTaabeila n'est pas nommée dana l'acie.) ^ Eogaerrand donne A la filla IKMN) liv., qui pour lora prodoiaaieiit h ,!S00 liv. de rente. Les futura étaient Agjôe da aept ana. On convient des fian^iUes, qui doivent être faitea ineeaaamment ainai qna la mariage.
4309. — Fiwim', — Lettres du roi qui aoeordant a Eaguerrand da liarigny, son ehamNHan, ea qui était appelé la garde-noble des enfanta mineurs de Robert de Tancarville et da Jeanne de Boony, sa tome.
1309.^ Mon.— Donation par Philippe do Varigny, arohevéque de Sena, à Bngnarrand da Marigny, de la tarva et aeigneiuria de Quineville, droonatanoea et dépeodaneaa, par lui aoquiaa de Robert du Bec, son cousin.
4309. — Le jour des Brandons, — Contrat d'échange passé de- • vaut le bailli du \ crraandois entre Enguerrand de Marigny, d'uno part, et M. Ferry de Picquigny, chevalier, et sa femme, d'autre part. Ces derniers possédaient dans les villes et territoires de Coudran, de Feulhouel en rentes, censivcs, mouvance, etc., un revenu annuel de 1,400 liv. qu'ils cèdent à Enguerrand, en échange de 1,400 liv. de rente à preudm lous les ans sur le iri ri r ^hi roi.
(Cet acte et plusieurs autres analogues portent renonciation aux privilèges des indulgences^ croix prises ou à prendre, etc. — U résulterait de làque iea iadulgeocea et le départ des croisée
PIÈCES JUSTIFIGàTiVGS.
pour la TsTrêSainte avaient la vertu de ronpie les engage* nwnli de bonna fol et de déraper aux lois el ooutnwa du pays. CeBt du moins ce que semble mdtquer la précaution priae dans
les actes du quatorrième siècle de renoncer à ces privilèges.) 4309. — Le jour des Brandons. — ^ Vente, par les mêmes que
dessus, à Enguerrand de Marigny, moyennant 3,000 liv., de
bois si lues dans li s mômes communes. 4309. — Le jour des Brandons, — Âcte cûDiirmaUf dudil échange
par-devant témoins.
4309. — Le jour des Brandons. — Plusieurs actes relatifs aux
échange et vente ci-dessus spécifiés.
4309. — Août. — Don, par le roi, à Enguerrand de Marigny,
d'établir foires et marchés à Mamneville, Longchamps et l.\ uns. 4309. — Lettre confirmalive d'un acte d'échange de bienâ entre
le roi et la veuve de Jean le Veneur. 4309. — Septembre. — Ordre du grand-maitre des eaux et forêts
de vérifier ledit échange.
4309. — Confirmation du prooès-verbaldu grand-mattre des eaux
et forêts.
4309. — Décembre» — Lettres du roi, desquelles il résulte que Robertrdu-fiec a vendu à Philippe de Marigny, archeréque de Sens, son tomement dans la paroisse de Quinevilie, avec toutes ses appartenances et dépendances; que le tout est en fief de haubert, mouvant de Sa li^jesté, et que le roi en refiut hommage dudit archevêque, en présence dudit vendeur.
1310. —* Janoier, <— En échange d'une rente annuelle qui était' dne i Enguerrand de Marigny par le Trésor royal, le roi lui cède la terre d*Autie, dans le bailliage de Caen, avec stipulation que ledit Bngnerran^ pourra céder ladite terre à ecclé* siastiques, tels que chapitres» couvents ou autrfs, moyennant finances.
4340. — Févrî^. Lettres du roi par lesquelles, pour le remède des âmes de ses père et mère et de sa chère compagne Jeanne, j«Us reine de France et de Navarre, « il autorise Ba- « guerrand de Uarigny ou les dianoines d'Écouis d'acquérir
ENGtJERRAND DE MARIGNY. 32i
• é20 livres de renies sur les fiefs et atrïèrQ'fiefBÛe Sa Majesté, «^ns èlre tenus de pay er finances. »
^éni — Février. — Lettres du roi où i^esk dit que Enguerrand de M a ri gny avait le droit rie prendre par an ceni charfetées de boi& dans la forêt de Bacqueville/el qu'il en'a donné c^nt quarant^quatre aux chanoines d'Écottis. En conséquence, le roi, en souvenir de sa très-chère compagne Jeanne, SMiis reiiie âe> France et de Navarre^ dohne et octroie à Eqguerrand et ausdite chanoines quarante-qtiatrè diarretées de /bois en sus dee cent charretées qullff avaient droit de prendre.
4 34 0. Mars, — Donation par le toi à Enguerrand de Marigny de 44t at-pents -de terre et bois, pour joindre et agrandir le viiffer^dudil S^fserrand, prte Marigny.
434^ ^ AihrU, Don par le roi à Bnguerrand de Marigny du droit de haute justice sur les terres de Gressanville, Éoouis, Vefo1ive> eto;, le tout en accroissement du fief d'Écoulé.
1340. — iiiifi. ^Donation par le roi A Charles de Valois, son 4rère$ de hi châtellenie de GaiHefontaine et de plusieurs terres et seigneuries , à cause de son mariage avec Mahaut de Saint- Fol.
4340. -4* Juin. — Lettres de Charles, comte de Valois , de Char- . -très et d'Anjou , lequel cède ta éhfttellenie de Galllefbntaift'e avfft tentas les rentes, seigneuries, raonvaoees, justices, etc.. à 'Bnguerrand de Marigny , qui lui donne en échange sa terre et seignoorie de Champrond, sise dans le comté do Cbartn». ■ ■ -
4310. — Juin. — Lettres de Pliilippe le Bci qui approuvènt l'éohange ci-<]cssus. ■ ' ■ - -
4340. — Juillet. — Lettres par lesquelles le roi unit, sous le titre du iieï do iiaubert, les terres et seigneuries de Rosay,' do SaiiU-Saen, de GaillelutiLaine, Charoprond, que Eugueirand de Marigny avait acquises par écliaiiî^e do Charles, comte de Valois, père du roi, à la châtellenie de Longuevilie, pour son accrui^i»e(uent, ledit Ëaguerrand et scssuccedStiurs élaal tenus à ua 6eul.liûmfflage. • ^ - • . f • - ^
3i2 PIÈCES JUSTIFICATIVES.
4340. — L$ dimanohê œtaoe des Brandons. — Contrat d'acquisition de 300 livres de rente annuelle et perpétucllu sur le trésor du roi i Paris, parEoguerrand de Ifarigny, de Jean de 8aiDle*Aidegonde, chevalier de Satnt^OmeTf el de sa femme, moyennant 3,533 Iît. 40 s. 8 d.
(Id plusieurs actes oonoemant la famille de Sainte-Aldegonde.)
4340. — 3 juUUi, ^ Lettres du roi Philippe le Bel portant éfliancipalîoQ de Louis, fils ahié d*Enguerrand de Harigny c i;retgpeur de quatorze ans, mendres toutes voies de vingl- < e^un an » et lui donnant pour coralear Adam dit Gourle, chevalier.
4344. Janoier, — Charte de fondation d'un chapitre de chanoines séculiers dans Téglise paroissiale de Notre-Dame-d'Ë^ couis, par Enguerrand de Marigny, du cOBSenleilieiltd'Alips,
son épouse.
Le chapitre eât composé de douze chanoineâ et de douze clercs.
Il sera dit tous les jours, au point du jour, uuo messe du Saint-Esprit pour les voyageurs, à l'autel, devant la croix de la nef; et, après cette messe, une autre de la Vierge au maîtreautel. Après celle-ci, la messe de paroisse, avant prime; et, après prime, la niesse pour les défunts; et, après tierce, la grande m^se, selon que l'ordre du temps le permettra. Et on dira les heures canoniales et les beur^ de la Vierge avec l'office des morts, suivant Tusai^e et coutume de Rouen que les ch^^rujines observeront, portant aumusses convenables ainsi que les clercs qui les porteront différentes , et rhabillement de leurs personnes pareil à oelui des chanoines de Téglise de Rouen.
Donation à ladite collégiale de 6S0 livres de rente , outre plusieurs autres concessions.
Enguerrand de Marigny se réserve, tant pour lui que pour 860 héritiers , le droit de conférer les hénéBoes, dignilés, offîoes et vicairie de l'église d'Éoouis.
ëNGUëRBAND D£ MAHlGiNY. m
Un ehanoine de ladite église servira d*aumdnier auprès de iui et de ses héritiers.
Ctiaque cbatioiiie qui assistera à l'offlce avant le Glwia Bei imite jusqu'à la fin dudit office aura un pain de 4 deniers pariais; — celui qui assistera à la messe de la Vierge, depuis le commencement jusqu'à la fin, aura 2 deniers pariais;.... qui leur senml distribués à la fin des compiles; ce qui leur e8t accordé par augmentation.
Les chanoines qui assisteront exactement aux offices de la Nativité, de la Résurrection, de l'Ascension, etc., auront i liacun f2 deniers parisis, outre les autres disU ibulions quotidiennes. Si quelqu'un d t ux ne paraît pas aux oflices de tout le jour, il perdra les li deniers, qui proûteront à ceux qui y auiûiu assisté et aux clercs....
Celui desdits chanoines qui enUera dans ladite église sans être revêtu de iliabit qui leur est marqué paiera 42 deniers pansis....
Le doyen est en droit de reprendre les chanoines, sur les vices d'incontinence, gourmandise, ivresse, jeu de fiés, querelles et autres qui peuvent faire du scandale. S'ils ne se corrigent pas, il leur supprimera d'abord les gros fruits de leurs prébendes pour un an, puis leurs distributions quotidiennes, puis entin leurs prébendes ordinaires.
Les chanoines ne pourront avoir des femmes dans leurs maisons pour y demeurer, pas même leurs plus proches parentes....
Les oblations en argent mises en la main du prestre célébrant au grand autel seront distribuées, deux tiers aux chanoines et un tiers aux clercs....
4314. — Janvier. — Acte par lequel Ëngnerrand de Marigny eède à Ferry de Pioquigny et à sa femme 200 livres de rentes en fonds de terre, en déduction des 4,400 livres de fentes qa*il 8*était engagé à lenrfûre. {Voir ei-dasus^ année 4309.)
4944* — isjmdi opréêQuatimoàh — Donation entre vib, ir-
m PIÈCES iUSTlFICATlVES.
révocable, par Jean Lyonâ, clerc, physicien da roi de Navarre» aux chaDoines de l'église d'Éoouia, de tout ce qu'il possède dans les paroisses de Lyous, de Trouquoy, etc., en rentes, maisons, jardins, terres, etc., et dont il se fôserve seulement Tusufruit sa vie durant. (liottres du roi confirmant cette donation, de février 1342.)
431^ — 29 octobre, — Lettre de Mahaut, comtesse d'Artois, pur laquelle, en reconnaissance des services que lui a rendus Enguerrand de Marigny, chevalier, chambellan du roi, elle lui QcLruie le droit delabiti un maiclié tous les lundis dans la ville de Beaumetz.
4311. — Novembre. — Lettres de procuration données à Jacques et à Jean dit Lemoine, par Yde, dame de Croisilie, Louis de Marigny et sh femme , ûUe de ladite dame de Croisilie, pour les causes ci-après :
Louis de Mariizny avait épousé à quinze an^î Uuberte de Croisillo, dont lis lucns étaient fort chargés de dettes. Par la procuration dont il s'agit, dans laquelle plusieurs parents et amis se sont joints aux dénommés, le roi est supplié de congentir a ce que Enguerrand de Marigny puisse payer les dettes de Hoberte et lit)ère ses biens, contrairement aux coutumes d'Âmiens et du Vermandois.
4314. — Décembre, — Lettres du roi qui autorisent cet arrangement.
Enguerrand de Marigny était, à celte époque, marié à Alips de Mons. Il avait eu une première femme nommée Jeanne, de laquelle était né Louis de Marigny. Il paraît qu'il y avait des enfants de ce second mariage, et que Louis était enfant unique du premier lit.
Le roi et Enguerrand de Marigny assignait à Louis de Marigny, pour sa part héréditaire dans la suocession de son père, la chàtelleme de Gaiilefontaine , la terre de Marigny et de MainneviUe, avec toutes leurs dépendances, excepté Rosay et SaintrSaen. Louis de Marigny et Adam Gourle, son curateur, acquiescent au partage et promettent de ne point troubler les
ENGUERRAND DE MARIGNY. 325
enfants d'Enguerrand ei d'AIips de MoDS, dans le partage <le8 autres biens dudit Ënguerratxl.
4312. — Dernier jour de fioriêr, — Acte par lequel Robert, châtelain de Bapeaume, seigneur de Beaumetz, sur la réquisition d'Ënguerraod de Itfarigny, déclare que Gilles, son fils» a hérité de 4,iOO livres en revenu de terres qu'il doit avoir en vertu do son traité de mariage avec Yde, dame de Groisille, fille de Al. de Croisille, et qu'il aura après la mort de lui Robert toale la châtellenie de fiapeaume et ses dépendances.
4342. — Mm, — En reconnaissance de ce qu*Engaerrand de Marigny cède au roi le droit de diaase à toutes bètes dans la forêt de Bray, Philippe le Bel lui permet de foire garenne et chasser à tontes bètes, sauf le cerf et le sanglier, dans sa terre de Marigny, et lui donne en outre le droit de haute et basse justice sur plusieurs terres, ainsi que diverses roates seigneuriales, tant à Marigny qu*à Goumay.
434S. Donation par le roi i Enguerrand de Harigny et ses successeurs, du droit d*usage et de la faculté de prendre des bote dans toute la forêt de Bray pour bâtir ou réparer son château de Marigny, sans payer tailles ou autres droits d*usage.
4342. >-^Vf(l. — Donation i Enguerrand de Harigny, par le roi, de la haute justice de Noyon-le-Sec et dépendances.
4312. — Avril. — Donation à Enguerrand de Marigny, par le roi, do la haute jiialicc sur Kcouis et autres lieux ; le tout estimé 46 liv. parisis par an pour eu juuir à toujours par ledit Enguerrand et ses successeurs.
4312. — Avril. — Lettres du roi portant érection de foires et marchés à Êcouië, en récompense des bons services d'Euguerrand de Mari'-rny.
4312. — Mai. — Approbation, par le pape Clément V, des prébendes assignées par En«^uerrand de Marigny à Té-ilise d'Écouis.
1312. — A f^ienne. — Privii^s accordés par le même, pour maîtrises d*école8 à Écouis.
4312. — Juin. — Le roi consent à ce que le seigneur de Maure!!, chevalier, connétable de Champagne, à qui il a donné jadis
m PltGBS JUSTIFICATIVES.
4 ,900 Uv. de rente perpétuelle dont il a racheté une partie par des assignations de terres, vigncë, etc., vende le restant à Enguurrand du Maiigny.
1342. — 56/jit7/i6re. — Donation par le rui^ à F.iiL'urM raud de Marigny et à sea succusâeurs, do divers droits uL rcnttjs.
1312. — Octobre, — Lettres du roi portant donation à Engiierrand de Mariguy de certains privilé^ dans les bois appelés Lecoute, sur Bellcncorabre.
4313. -< Janvier. — Privilège accordé par le pap« Clément V à deux chanoines d'Écouis.
4313, — Janvier. — Privilège accordé par ménie y Enguerrand de Marigny, à sa femme et aux enfants d eux nus ei à naître, et au fils qu'il avait de Jeanne, sa première femme, d'avoir leurs sépultures dans l'église Notre-Dame d'Écouis, de faire séparer leurs corps par parties qu'ils jugeraient convenables, pour être ensevelis en telles autres églises qu'ils aviseraient.
4343. — Janvier. — Privilège accordé par le même à Enguerrand de Marigny et Ali|»» sa femme, d*élire leurcoofoBfieuret preiuire un < discret prestre », séculier ou religieux, pour les confesser en quelques lieux quHls soieDt; les dispense de tous vœux de pèlerinage, excepté aux apôtres saint Pierre.et eaint Paul do Rome, et à saint Jacques de Galice, pour sept ans.
4 34 3. — Jamitf, — Privilège accordé par le Bdéme à Enguerrand de Marigny, d'élire son confeaieur, auquel le pape donne pouvoir d'absoudre Enguerrand de toutes ssitenoes d'excommunîcation, sHl eu a encouru, pour causes de violenoes sur les élercs ou autres personnes d'église, pourvu qu'il n'y ait mort ou mutilation de membres, en foisant satisfaction au blessé et pénitence suivant le péché.
4313. f« Mm* 1^ iMm du ni portant qu'il est établi à Ëcouis une foire dite de la Naiiviié, qui durera huit jours; qu'il y sera vendu des draps, des pelleteries, toutes sortes de denrées sur lesquelles Enguerrand de Marjgny et ses successeurs prendront les émoluments accoutumés. Prenant sous sa protection royale tous ceux qui viendront à ladite foire, Philippe le Bel
ENGUeRRAND DB MARIQNY. 9X7
ordonne à tous ses officiers de justice de défendre lesdits mar* chands cunlreceux qui les troubleraient; permet à Knguerrand de faire, par les officiers de sa haute justice, Ions les règlements et ordonnances du police nécessaires pour le bon ordre ; ordonne aux officierâ royaux d'avoir foi pleine et entière aux ordonnances et sceaux d ' En p^uerrand, comme à ceux du roi.
4343. — Juin. — Donniiou par le roi, à En^uerrand de MarÏL'ny, du droit de Tiers et r/cni /pr. dans st s bois dépendants do ses terresdeNorni in lie; lettres rendues pour éviter toute difficulté do la part des gens du roi.
— Juin. — Échange entre Philippe le Bel et le frère Guillaume, abbé du monastère de liec-llellouin, lequel possédait à Bianc-Menil, Blainville, Grainvillc, etc., des droits de dîme et de patronage estimés rapporter un revenu annuel de 550 liv.
Le roi prend les droits susdits à son compte, et donne en échange audit monastère 550 liv. de rente à toucher à Rouen à deux échiquiers, c'est-à-dire par semestre» eo attendant que le roi rembourse ladite rente par des terres que l'abbé Guillaume trouverait acquérir dans ie diocèse de Rouen, resUmatioii étant faite au deoier dix.
Par le même acte, le roi, pour se libérer do pareille rente qu'il doit sur son trésor à Enguerrand de Marigny, qui les a achetées de divers particuliers, lui transporte le droit qu'il a eu par réchange sur les terres et paroisses oi-dessus désignées.
1313. — Octobre* — Permission accordée par le « mayre, les pères et toute la communauté de la ville de Rouen » en faveur d*Eaguerrand de Uarigiiy, de laisser passer^ moyennant les droits accoutumés, sous le pont de Rouen, tous les bateaux chargés de vivres et marchandises, eto*» qui vont à Écouis ou qui en reviennent, en s'en rapportant aux déclarations des conducteurs.
4313. — /décembre. — Érection en baroonie, moyennant foi et hom* mage, en reconnaissance des services d'Enguerrand de Marigny, des terresde Marigny, Mainnevillo,Gaillefontaine, de Varsequel et Fontaine4eChàtel. La baronnie portera le titre de Marigny.
m PIEGES JUSTlFiaTIYËS.
1343. Diemhre, «— Lettres du roi portant donation à Bnguerrand de Uarigny, en accroiasemenl de aa terre et aeignearie de Qaineville, des iérmea fiefféea nommées la Itêstre GuiUaume Paimi, la Grant Faim, etc., en édiange de terres qu'Soguerrand de Marigny délaissa au roi poor ôtre données à TtUlmut et Louis de Sancerre.
1313. — Décembre. — Lettirs du roi qui réunit les terres qu'il possède ù Belleiu ouibre, Saint-Liculot et Longueil, à la terre et châtelIeniequ'Enguerraïul de Marigny possède à Longueville-la- Guilfart, pour ne faire à l'avenir qu'une seule seigneurie et châtellcnic, à ( harged'un seul hommageau roi et à ses successeurs.
1343. *— Décembre. — Lettres du roi par lesquelles il donne à Bogiierrand do Marigny, en récompense de ses bons services»
- la gruerie de Ctiauny. pour être Jointe et unie à sa terre de Coudran et Feulboel, à charge d*hommage par lui et ses soc^ ceaseurs.