‹ Trois drames historiques Euguerrand de Marigny, Semblançay, Le chevalier de RohanChapitre 18 sur 44 · EXTRAIT SOUMMRE DE LETTRES PATENTES · texte numérisé non relu

EXTRAIT SOUMMRE DE LETTRES PATENTES

CONCBMTAlfT ENGUmAND VE MABIGNT, QUI 88 TROOTENT Elf ORIGINAL OU Blf VlOim» AUX ARCBIVB8 OB l'emPIRE.

Mon 4305. — Lettres du roi {PhiUppe le Bei)t portant don à Enguerraud de Marigny du droit de réclamer aux habitants de HoyenviUe le droit de coutume qu'ils devaient pour leurs usages. {Triwr des Ckartés, earîan 37.)

Mm 4305. — Lettres du roi, portant don à Enguerrand de Marigny de 32 Itv. 4 0 s. de rente annuelle à prendre sur Iw villes

ENGUERRAND DE BIARIGNY. 329

do Moycnville et autres, que les habilans doivent pour le droit d'usage, dans les bois de ces communes. {Très, des Chart»^ regist.U, n"48.)

4305. — Lettres du roi, par lesquelles, après avoir rappelé qu'il a donné à Enguerrand de Marigny tous les droits, actions, propriété et possession qu'il avait sur Villeneuve-le^iffard et Longueil, bailliage de Caux, dont il avait distrait les assises et plaids de vicomlé, jadis tenus en ladite ville, pour les transporter â Larcher, il rétablit lesdites assises et iesdils plaids dans ladite Yille. (Très, des CharLy cote ZI, pièce 91.

4306. — Lettres du roi, portant ratification d'un accord fait par Enguerrand de Marigny et Guillaume de Blaisian, au nom du roi, duquel il résulte qu'estimation faite des cbAteaux de Bourdeilles et autres ayant appartenus à Êlie de Malomont, le rot baillera des terres de pareille valeur en Poitou, ou aiHeurs en France. {TVés, des Chart,^ earttm 3H7, n* 46.)

S^ttmbre 1307. — Lettres du roi, portant don à Enguerrand de Marigny de diverses pièces de pré an territoire de Goumai et autres lieux. (2V^. des Chart,, regisL 46^ 6.)

Novembre 1307. » Lettres du roi, oonfirmatives de lettres de 4307, portant que le bailli de Caux, au nom du roi, donne à Giles de Marigny toutes les choses qu'il avait en la ville d*Êpînoy^ en échange de la terre que ledit Giles avait à Marigny, Rozoy^ etc. {Très, des Chart., regist, 44, n* 28.)

Déeemhre 4307. — Lettres du roi, portant cession au profit d'Enguerrand de Marigny, moyennant la somme de 324 liv. 46 s. (de rente) de la terre de Marigny, qui lui tiviiiL été cédée par Giles de Marigny.

Mar^ 1308. — Lettres du roi, portant donation à Enguerrand do Marigny de la terre de Tiergeville, Boucheville et autres, avec leurs appartenances et dépendances, en augmenlation du fief de haubert, qu'il possède en la ville deMoyenviile. {lYés, des Chart,^ ^regtMt. 41 , n° 61.)

Mars 4308. — Lettres du roi, portant donation à Enguerrand de Marigny de tout le droit qu'il peut avoir dans les villes de

M PtiCHB JumpiGâTim*

Sangueville, de Lamberviile el autres, à tenir en hommage du roi. {Très, des Chart., regist. 4< , n» 60.)

J|far#4308. — 1 . ttus du roi, portjint concession à Enguerrand de Marigny,de la haute justice dans diverses terres qu'il possède au bailliage de Catii et de Gisors, ré&ervé au roi le ressort et i'Uommage. (Très, des Chart., regifft. 40, 174.)

Mars — Lettres du roi, por lnnl donation en faveur d'Enguerrand de MariL'ny, fh' lout ce qu il pussède en la ville de Sangueville, etr., et depeniJautts, a tenir à hommage du roi. {Trét,

des Chart.. regi'^-t. 40, n" 154.)

Juillet 1308. — Lettres du roi, portant don à Enguerrand do Marigny du droit d'usaççe en toutes sortes de bois, pour la maison qu'il possède en la paroisse de Saint^Pierre-de-Touffreville. {Très, des Chart. ^ regist, 44.)

Octoitre 4308. — Lettres du roi, portant don à Enguerrand de Harigny du fief de Saint>Denis et appartenances, en augmentation du membre d« haubert à» MoyenviUe. {TréB, dêê Charê»^ fégist. 40, n* 50.)

Décembre 4308. — Lettres du roi , portant confirmation de la vante laite par Gautier de GbastiUon, à finguerrand de Marigny, de la terre de Cbamprond» el de toutes lee appartenanoea, en la comté de Chartres , el de tout œ qu*il a ea û mouvance du doo de Bretagne, le 1( déoambre 4308. [Tréi* de» CWf., regiet. 40, A* 86.)

(n y a daa leltrae rolativea à la même vente, du mois de décembre 4309. — iRegkt. 44, n* ISO.)

Jamner 4309. — Lettres du roi, portant confirmation des lettres de Mahault de Bourgogne, donnant son approbation au ma» riago de Lioois, fils aîné d' Enguerrand de Marigny et de deflunselle de BiauinetB. {Trii, de$ Okart.^ regiei, 44.)

Février 4309. — Lettres du roi, portant conesssion 4 Enguerriind de Marigny du bail et de la garde des enfants de Robert, jadis chambellan de Tancarville, lui abandonnant le droit qu'il peut avoir, par la coutume ou ladite garde. {Ttés. des Chart. ^ regist, lë.)

fiNGinmfUlfD DE MARIGNY. 331

Février 4309, — Lettres du roi, portant qu'il approuve le

tiaiLu de mariage do Guillaume de Tancarvillo et de Ysabelle, fille d*Engucrrand do Marigny. {Très, des Chart.^regist. 44, n" 400. {Ibid.j regist, 4o.)

4 309. — Lettres de Philippe, roi de France, portant don à En^uerrand de Marigny du droit d'usage en la forêt de Lyons, pour sa maison deMoyenville et appartenances. {Très, des Chart^^ regist. 45.)

Mars. 4309. — Lettres du roi, portant approbation, au profit d'iïinguerrand de Marigny, de la vente à lui faite par Robert, siro de Beauval, moyennant trois mille livres, de 375 liv. tournois de renie à prendre sur le trésor du roi, et faisant partie de 500 liv. que le roi Philippe avait données à Jean de Hauwequirque. (TVéâ. des Chart., regist. 45.)

Mars 4309. — Lettres du roi, accordant à Enguerrand de Marigny droU d'uuge en la forêt de Lyons, pour sa maison de MoyenviUe.

4 4 décembre 4 309. — Traité de mariage entre Louis, fila ainé ■ 4*£nguerrand de Alarigny et de demoiselle de Biaumetz, en présence de Mabaut, comtesse <l'Artois et de Bourgogne. {Tiris* dn Chart,, regiêL 41, ii* 490.)

Déoembn 4309, — Lettres du roi, par lesquelies il reçoit à hommage Philippe de Marigny, archevêque de Sens, pour le tennemeot de Guemieville, qui avait appartenu k Bobert du Bec, qui rivait vendu audit Philippe de Marigny. (3V^. dê$ Chart,, regist. Ai, pfi m.)

4309* — Vente, par Gaston, oomledeFoix, à Enguerrand de Hariguy, seigneur de jtfoyenviUe^ de 654 liv. de rente â lui due stir la sénéchaussée de Toulouse, moyennant la somme de 654 1 liv. {Trée* iee Chart., Cart, ^Zi, pièce 45.)

Janvier 4340. — Lettres du roi portant amortissement d'une rente annuelle de 30 liv. en fiiveur d'une prébende qu*Bnguerrand de Marigny voulait fonder à Ecouis, ladite rente à pren« dre sur la ville de Lyons. {Très, des Chart., reyisè. 46, n" S.)

Janvier 4 34 0. — Lettres par lesquelles le roi fût don àEnguer*

33S PIÈCES jusnncAims.

r.ind do Marigny do tout co qu'il possède en la paroisse d*AuUe

(liailliage de Caen) en compensation de la rente qu'il devaitaudit Enguerrand, sur son trésor à Paris. Le roi lui abandonne en outre diverses rentes en grains. {Trésor des Chart», reyùt, 47, fi° 47.)

Fém'cr 4310. — Lettres du roi portant permission à Enguerrand de Marigny d'acquei u sur les fiefs et arrière-fiefs qui lui appartiennent, des rentes qu'il a intention de donner au couvent d'Ecouis, diocèse de Rouen, pour la fondation d'une collé«^iale, et permission aux chanoines de pouvoir vendre lesdites terres. {Très, des Chart., regist. 47, n<»63.)

Février 1310. — Lettres du roi portant que les chanoines d'Ecouis, diocèse de Houen , fondés par Enguerrand de MariL'ny , pourront prendre dans la forèl de Bacquevillc le supplément do bois qui leur est nécessaire, en surcroît de celui qu'Enguerrand de Marigny leur avait accordé dans ladite forêt , dans laquelle ledit Enguerrand n'avait droit de prendre que oent ctiarretées* (Très, des Chart,, regist. 47, »• 62.)

if ors 4310. — Lettres du roi portant eoncession à Enguerrand de Marigny du droit de pouvoir augmenter le vivier de Montbuet, proche Marigny» do côté de la maison de Brutel , quoique le roi y possède une garenne. {Tris, des CharL^ r&gist» 47, f|0 89.)

Juin 4340. — Lettres dn roi portant confirmation de Tacte par lequel Charles de France, comte de Valois, abandonne i Enguerrand de Marigny deux mille livres de rente à prendre sur la terre de Gaillefontaioe » en échange de la terre de Ghamprond, en la comté de Chartres. (Tris, des Charî,, regist. 45, fi» 145.)

Jtim 1340* — Lettres du roî portant confirmation des lettres de juin 4340, par lesquelles Enguerrand de Marigny cède à Charles de Valois, frère du roi, et à sa femme, la terre de Champrondy en échange de celle de Gaillefontaine. {Dris, des CkarLj regist,të,W»metm.)

Juillet 4340. --Lettres du roi portant qu'Enguerrand de Ma* rigny pourra joindre la chfttellenie de Longuoville à la terre de

ËNGUËRRAJND DE MARIGNY. m

Longueville et antres, que le roi lui avait données, ainsi que la terre de Lamberville, qu*il avait achetée d'Eustacbe Martel. {Très, des Chart,, regist, 45.)

Juillêt 1310. — Lettres du roi portant qu'Bogaerrand de Marignf pourra joindre à la chàtellenie de Longueville les terres de Rosoy et de Saint-Saen, qu*il avait eues avec la terre de Gaillefbntaine, par échange de la terre de Ghamprond, (Très, du CKart,,

/titMet4340. — Lettres du roi, portant bénéfice d'âge, au pro* fit de Louis, fils ainé d'Enguerrand deMarigny, auquel ledit En* guerrand voulait donner la terre de GailleEontahie, celtes de Marigny, Mainneville et autres. {Tria, de» CharL^ regùt, 45, n*^ 47 eH8.)

Septembre 4340. — Lettres du roi portant échange de renies entre le roi et Enguerrand de Marigny. {Très, des Ckart.^ reyiit. 47, n« 7.)

1310. — Lettres de Philippe le Bel, par lesquelles il confirme les dibijositions prises par Euguen and de Marigny au sujet d'une rente de 1 12 livres que ledit Marigny perçoit chaque année sur le trésor royal; c'est à savuu 50 livres de rente annuelle donnée à Mario do ^larigny, sa ûlle, religieuse de l'abbaye de Notre-Dame, de Pontoise ;

400 liv. de rente annuelle à Âdeline de Mooseigay, sa nièce, religieuse de ladite abbaye ;

400 liv. de rente annuelle à Mahaut-Larche\ 6que, sa cousine, aussi religieuse dudit couvent. [Très, des Chart,, regist, 47, pièce 127.)

Jeudi après la fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste, 1310. — Lettres du roi, portant confumalion de la donation faite au couvent de Royal-Lieu, par Jeanne de Marigny, femme d'Étienne de Compiègne, de la portion de biens qui lui appartenait dans la succession do son père. [Très, des Charl. , regùt, 45.)

Février 4 31 1 . — Lettres du roi, portant permission à Enguerrand de Marigny de faire gïirenne aux endroits désignés dans la forêt de Bray, et abandon du très-fonds du bois du Breuil, et

PIÈCES JTJSTIFICATIVES.

de ce qu'il a au tertre de Marigny, en compensation de la cession que lui avait faite Enguerrand de Marigny du droit de chasse à pied clos qu'il avait en la forêt de Bray. {Très, des Chart.^ regist. i6, n° 193.] — [AcU analogue du mois âe marê 4d42, dans le Très, des Chart.y regist, 46, n"" 3U.)

Octobrê 4344. — Lettres du roi, portant confirmation de l'ao cord fait, au nom de la ville do Douai, entre les maire et échevins de Douai et les habitants de la ville, par Enguerrand de Marignf et autres élus, au sujet du gouverosmeiit de la ville. (Tré$i des CAarl., ngiit, 46^ n* 4301)

Ootoôrc 434 4 . — Leitres du roi, portant confirmatUm des obli^ gâtions prises par la dame de Cnrisilles, lAuis de Harigny et sa femme, ainsi qu'il est contenu en leur traité de mariage et qu'il avait été convenu entre ladite dame de Ùtrïsiltes et le sieur de Harigny, père dudit Lonis. {Très, des Çhart,^ regist, 46, n* 475.)

4344. — Acte par lequel Enguerrand de Marigny fait savoir, de la part du roi, aux comtes de Flandres et de Hainaut, que le roi a prorogé la trêve suivant le pouvoir qu'il en avait.

Avril 4342.— Lettres dn roi, portant concession à Enguerrand de Marigny du droit de prendre, par la livrée du Yerdier, pour sa terre de Marigny, son usage en la forôl de Bray. {Très, des Chart., regist, 46, n« 224.)

. Avril 4341, — Lettres du roi, portant don à Bnguerrand de Marigny de tous les droits qu'il a dans les lieux de CressonvUler,

Gaillarbois, dans le fief noble de la ville d'Ecouis et autres» en augmentation du fief d'Ecouis. {Très, des Chart., regist, 48.)

Avril 1312. — Lettres du roi, portant don à Enguerrand de Marigny de tout le droit qu'il a en 920 hostises siLucl.s a Noyonle-Sec et uulres, t a la ville de Cressonviller, en augmenlaliun du lie! que ledit de Marigny possède à Mainneville. {Très, des Chart. ^ regist. 48.)

Avril 1312. — Lettres du roi» portant don à Enguerrand de Marigny de la haute justice en la ville de Noyon-le-Sec, en augmentation de bon tief de Mainneville. (Très, des Chart. ^regist.

Mai 434âl. ^ Lettres du roi, portant coiifirmatioQ de la doua-

ENGUERUAaND DE iMARIGNY. 335

tion faite par le comte de Nevprs h I.ouis, fils d'Enç^tierrand de Marigny, de la maison appelée lu Couldrai et de 200 liv»de renlo annuelle, en date du 20 février 1340.

 la suite viennent la donation, les lettres d'avril 4 31 il pour faire TassieUe de ladite rente, et leprooèfr-Yerbal de cette tasiette. {Tria, de» Ckart., reg($i. 48.)

Juin 131 S. — Lettrée du roî^ portant confirmatioti, en faveur d'Bnguerrand de Marigny, de la vente à lui faite par Béraud de llercœur, de rentes à prendre sur le trësor royal. (3Wi. <!•> CAorl., TêgiaL 48.)

JuiUêt 434S. — Lettres de Blarie de U Marche, par lescpielles elle déclare qu'elle a donné i ses frères 1,000 liv. de rente à elle dnes par le roi en vertu d'un traité de 431 1 , et que le rœ« pour demeurer quitte envers elle, aurait assigné aux deasusdits seigneurs le Plessis au Breban^ et autres terres ayant appartenu à Enguerrand de Marigny, son chambellan, (rofion 374, n» 40.)

Juiihi 4342. Lettres du roi, portant promesse à Enguerrand de Marigny de le récompenser pour lui tenir compte de la cession que ce dernier avait faite, à la demande du roi, à Thibault et Louis de Sancerre, de la lorie qu'il avait à Provins tjL auLies lieux. {Très, des Ckari., regist. 48.)

Septembre 1312. — Lettres du roi, portant cession à Enguerrand de Marigny de divers droits en la prévôté de Chauni et do bois et terres audit lieu, en échiin2;e d'autre rente qui avait été assise sur la terre dudit EnnniMi in i dti Marigny, au profit do Thibault de Sancerre, en récompense de l'abandon des drcifs qui pouvaient appartenir à la dame do Spncf^rre on 1h roiuté de la Marche et Arigoulème. [Tré^, 'les Chart., rpg'H. 48.)

Juin 1313. — Lettres du roi, accordant a Enguerrand de Marigny les fouages dans tous ses bois de Normandie et le droit de vendre les bois à son plaisir. [Très, des Chart,^ regist. 49, 250.)

Juin 4343. — Lettres du roi, portant don à Enguerrand de Marigny de l'hommage du château de Fontaine-le-Chastet , que tenait Âubert de Hangest, et portant décharge à celui-HÂ du service d'un des deni chevalie» qu'il devait au roi à oaaae du fief

PIÈCES lUSTIFICATIVBS.

de Freteville el Hengueville. [Très, des Char t., régis t. 49, n° 424.)

Juin 1343. — Lettres d'Enguerrand de Marii;ny, par lesquelles il transporte au roi une rente de 550 livres à prendre sur plus grande à lui assignée sur le trésor royal, en échange de la terre de Loiigueil, qu'il avait eue par échange dtf couvent de Bec-lléllouin, et qu'il abandonne au roi. {Très, des Chart.., regist. 49, n** 75.)

S»ptmbre}Mi. — Lettres du roi, au profit de Robert de la Huy6e, portant qu'il aura droit de prendre une rente de 399 livres Ift 8. sur U» émoluments qui reviennent au roi sur les terres de Bellenoombre et de Sangueville, que le roi a abandonnées à En- ' guerrand de llarigny , à ta charge de ladite rente. {Très, des Chart, , Têifitt. 19, n« 424.)

Ootobra 4313. — Lettres du roi portant confirmation, au profit d*Enguerrand de Harigny, de la concession faite par les maire et pairs de Rouen, que tous les vivres et autres choses nécessaires pour l'usage de ses bétels, ainsi que ses denrées allant aux foires et marchés d*Ëoouls, puissent passer par les ponts de Rouen sans aucun empêchement. [Trét, dês Chati,, regist, 49, n« 2S0.)

Ùéeembrê 4343. — Lettres du roi, en faveur d'Enguerrand de Uarigny, portant unioX & sa terre de Goudran et de Feulboel, de la gruerie de Chauni, à tenir à un seul hommage. [Très, des Chairt,, regist. 49. n** 143.)

Déeemifre 4345. — Lettres du roi , portant union, en faveur d'Enguerrand de Marigny, de diverses fermes fieffées à la terre de Ganneville. [Très, des Chart., regist. 49, n" 37.)

Décembre 1343. — Lettres du lui, eu lavtui a Eiigiierrand de Marigny, portant union a sa châtellenie de Longueville-la-Guiffart des terres de Bellencombre, Linlot, à tenir à un seul hommage. (Très, des Chart. y regi^L 49, n° 1 47.)

Décembre 1313. — Lettres du roi, portant union, en faveur d'Enguerrand de Marigny, à sa terre de Marii^ny, des terres de Maiimeville, Gaillefontaine, Fontaine-le-Chaslel, à tenir à un seul liuininai^e. {l^rés. des Chart. ^ regist. 49, n" 146.)

1313. — Lettres du roi par lesquelles il assigne sur divers domaines, à Eoguerraod de Marigny^ une rente de 400 livres, que le-

ënguëreand de marigny.

dil Enguerrand avait achetée de Béraud defiiercœur, et qui était constituée sur le Trésor royal. {Très, desChart,, 4, pièce 31 .)

Novembre 13I5« — Don par Louis le Hutin, à la reine Clé» mence, sa femme, des ville, maisons et manoirs de Hainneville, sauf la maison de Longchamp, donnée à Henriot de Heudon; des maisons de llfarigny, Dampierre, etc., excepté ce qu'il a baillé au comte de Savoie; lesquelles terres furent à Enguerrand de Marigny et sont venues au roi en commise par la forfaiture dudil Enguerrand.

Le roi donne en outre à ladite reine les terres propres à produire les avoines et les forcis de Lions et de Bray, que ledit Enguerrand avait acquises de la dame de Ciiambly. [Ires, des Char t., carton 423, n" 34.)

Juin 1317. — Lettres de Philippe V dii le Long, portant réhabilitation des enianis d 'Enguerrand de Marigny. [Très, des CharLf 53, pièce ^26.)

y IDIMUS d'actes et HE LBmES CONCESlf AKT ËNGUERBAm) DB MaUGNT, qui SB TBODVBNT AUX ÂBCHIVES HPBMALBS.

Décembre 1308. — Vente du châtel et seigneurie de Cliamprond et appartenances, au Perche et au comté de Chartres, ù Enguerrand de Mahgny, par Gaucher de GhastiUon. {Très* des Chart., J. 225.)

Décembre 4 308. — Confirmation par le roi de ladite vente. (Très, des Chart., J. 225.)

Décembre i 308. Approbation de ladite vente par Jean et Gaucher de Cbastillon, tous deux fils de Gaucher. (Deux pièces.) {Ms» des Chart,, J. m.]

Juin 4 31 0. — Prisée de la terre et cbdiellenie de Gaillefontaine. {Tris* des Chart., J. 225.)

Jtttn 4340. Double de l'acte d'échange de la terre de Cham* prond avec la terre de Gaillefontaine, entre Enguerrand de Marigny et Charles de Valois. (2Vé». des Chart., J.

{Scelli du -seel d^Enguerrand de Marigny.)

m PIÈCES ilSTlFlCATIVES.

Juin 1310. — Prisée eteatimatioa de la ville et chàtelleiiiede Gaillefontaine et appartenanceB données par le roi Philippe te Bel A son frèré Charles, comte de Valois, et sa feoiine, en fiiveur de leur mariage. {Très, desChaH.t h

Jtisn431Û. — Échange de la terre de Champrond avec la yille et chàtellenie de Gaillefontaine, de Rosai et de SaintpSaen, entre Enguerrand de Marigny et sa femme, d'une part, et Charles, comte de Valois, d'autre part. [Très, des Ckart.y J. 225.)

Juillet 1340. — Union des villes de Rosai et de Sainl-Saen, à la terre do Gaillefontaine, faite [lar le roi Philippe, en laveur d'Enguerrand de Marigny. [Très, des Chart. J.

Juillet 1310. — Union des villes de Rosai et de Saint-Saen, à la terre de Gaillelotitainp, faite par le roi Philippe le Bel, en faveur d'Enguerrand de Marigny. (Très, des Chart., J. 225.)

Avril 1312, — firhanL!;e de la garenne près Marigny et d'au* cuns fiefs en la chAielleme de Goumai, avec la chasse à la bête, au pied clos et au chevreuil en la forêt de Bray, entre le roi et Enguerrand de Marigny. [Très, des Chart,^ J. 212, n° 16.)

Avril 1313. — Don do 18 liv. de rente fait par Enguerrand de Marigny àMahieii le Villain. [Très, des Chart., J. 225.)

Juin 1313. — Octroi par le roi Philippe le Bel à Enguerrand de Marigny du droit de fouage en sa terre de Normandie. ( Trég, desChatr.,J. 225.)

Décembre 1313. — Union par Philippe le Bel des terres de Gaillefontaine, de Val-le-Vascueil et de Fontaine-le-Ghastei à la seigneurie de Marigny. {Très, des C kart. ^ J. 225.)

1315. — Don fait par Louis, roi de Franco, à Charles, comte de Valois, et à sa femme, de la terre de GaïUefontaine, qui ap* partenait à Enguerrand de Marigny. {î^is* des Ckart^t /. 225.)

Féorier 4 322. Cession par Charles, roi de France, à Charles de Valois^ du droit que le roi prétendait, pour cause de la terra de Maripy. (Très, des CharL, L m.)

Décembre 1324. *— Vente à Charles de Valois d'une masure à Gaillefontaine, {Très, des Chart.t /. 226.)

ENGUEBRAND DE MARIGNY.

LETTRES DE LOUIS X m L88Qinu.i«BS a riçoit wt appbooyb tu GOMPiis »'bn-

GUBBAAIV DE MABlOlfT, KT LUI DONIIB PLEINB R BITIÈSB ntaàBGB DB L'AUmUSmnO!! DBS TBiSOBS W TBMMB, DIT lAUTBB BT DB LA CBAMIBB DV BOI,

Loyi, par la grAoe de Dieu, Boys de Franoe et de Navarre, nous &iflODS aasavoir A loux présens et avenir que comme le Rof Phelippe de bonne mémoire, jadis nostre très chier seigneur et père, dont Diex ait l'ame, grant pièce devant sa mort, eustoommis à son adonques amé et féal chevalier et chambellan, et oiendroit le nostre, Enguerran seigneur de Ifarrigny, le gouvernement de son trésor du Temple et dou Louvre, A celie fin que par les lettres ou commandement doudit nostre seigneur et père, ou dudit Enguerran, l'argent doudit ibrésor faust baillié, despensé et administré, et eust encore ledit nostre seigneur et père, par aes lettres bailtié et commis l'office, le gouvernement et l*adminitjtralion de sa chambre à son adonc amé clerc et féal et orendroU le nostre, mestro Michiel de Bourdené, chanoine de Meauz, à faire par le conseil et commandement dou dit Enguerran, lesqueles choses furent par un temps administrées et gouvernées par les dessusdiz Enguerran et mestre Michiel ; à lu parfin, edit Enguerran, si comme nous avons seu, audil no.tre seigneur et père, vivant, requist a grant instance que sus l'administration dou trésor dou Temple et du Louvre, et de ladicte cliambre, tant comme audit Enguerran pn>^it toucher, i\ vousiot savoir Testât et le portement dou dit Enguerran, par quoy il en pcust porter los ou bla^me selonc ses dessertes; liquielx nostre seiiincur et père li octroia à le faire savoir, et à ce faire commist et ordena cer-

' Archives de l'Empire; registre 50 du iretor dei tfcar/e», pièce il5. Cette piftee a étf , eomme j« Vwi dit« pvbliée powr 1« premiire M» par X. LacabaBDCp dans la MbUodièqiw de l*Éeole des Chartes.

340 P1EC£S JliSTItlCATlVES.

taines peraonnes, c'est assavoir nos amés et Mate» Teveaqae de Chaaioos, le oonle d*Bvreu8, nostre oncle, et le comte de Saintp Pol, aveoques ^ gens des comptes de Paris, liqael commencerentles besoingnes et les comptes à oir, et tant alèrent avant que il oirent le compte de cinc termes du trésor du Temple, et lors B*arres(^nt et furent empeescfaiez pour la maladie qui prinst audit nostre seigneur et père, en laquele maladie ledit Enguerran. en la présence de nous, de nos oncles^ de nos frères et de plusenrs autres, supplia et requist audit nostre seigneur et père que il U0U8 comroandast que nous seussiens outreement Testât des choses dessus dites, et en eussions congnoissance certaine, à la fin dessus dite, et ainsi le nous commanda et enjoint le dit nostre seigneur ut père, en la pri^ence des dessus di/., et à nous aussi le requist leda Ltij^ucn au après les décès iluu dit nostre seigneur et père; et nous, en acomplissant le commandement dessusdit pour nostre protist et pour savoir nostre estât, à ce faire et paracomplir li commeismes et députâmes nos aniez et féaulz, Phelippe conte de Poitiers, noslro frère, nos oncles de Valoys et d'Evreus, le conte de Saint-Pol, L. de Ciermont, seigneur de Bourbonnays, nostre cousin, le connestable de France, le seigneur de Noiers, G. de Harecourt, mestre Eslienne de Mournay, nostre chancelier, M. do The, chambellan, 3. de Groz. mareschal de France, et Uerpiîi d'Erqueri, chevalier, avccques noz amés et féauz l'évesque de Hiauvez et nos autres gens des comptes, liquel oncles et nostre frère, le connestable, avecques la plus grant partie des autres, tout outreement paroirent et virent les comptes doudit trésor, tant dou Temple comme dou Louvre et de l'administration et gouvernement de ladicle chambre, lesquielx comptes ainsi oiz, ledit Engerran nous supplia et requist à grant instance que la relation desdiz auditeurs et commissaires nous voussiSBOOS oïr, et parmi oe li absoudre et quitter de ces choses ou faire ce que raison seroit, et nous a sa requeste, et pour savoir la vérité des choses dessus dites, voosimee oir et oimes parfaitement la relation desdiz commissaires et auditeurs, c'est assavoir nos ondes de Valoys et d'Evreus, nostre frère de Poitiers, Loys de

EN6UERRAND DE MARIGNY

Clermont, nostre cousin, h connestnble, le seii^neur de Noyers, G. de Harecourl, J. de Grez, Hniuîn d'Erqueri, nostre chancelier, mestre J. de Danmarlii», B. liurl)on, G. Coquatriz et Fremin do Coqurcl sus les comptes dessusdiz, luquelc relation oie et entendue à plain, nous, par le conseil! et le consentement d'iceus et en leur présence, les comptes dessuz diz en tout et en cbascune partie d'iceus reccusmes, approuvâmes, aggreames et loasmes pour bons el Irâaus et souffisanz, recevons, aggréons, approuvons et loons, de certaine science et bien conseilliez , en tant comme au dit Engerran touche ou puet toucher, et par la teneur de ces lettres quitons et quite clamons ledit Eng^ran, ses hoirs, ses successeurs et ceus qui ont, aront ou pourront avoir cause de U de toutes les reoeptes faites pour les choses dessus dites par li ou par ceus qui pour U s'en entremettoient, et de tout ce que, pour raison de Tadministration dou thrësor dou Temple et dou Louvre et de la chambre dessus diz, nous ou nos hoirs ou nos successeurs, quiels que il soient, li pourriens demander par quelque manière ou raison que ce soit, et les en absolons dou tout en tout jusques au jour de la date de ces lettres. En tesmoing de ce, nous avons fait sceller ces présentes lettres de notre seel dont nous usiens avant que le gouvernement dou royaume nous eschaist, qui furent faites au bois de Viciennes l'an de grâce mil ccc et quatone, ou mois de janvier, la veille de la fesle de la Conversion saint Pol.

LETTRES-PATENTES DU ROY LOUIS Xr<

PORTANT CONCESSION ATIX CRANOINBS DE NO0TRB-l>AlUt D'CSAOVTS d'achever la SÉPULTUBE et DB PAISB une ÉPITAraB A ENGUBB-

BAN DE MARiGNY*.

Lovîs, par la graoe de Dieu, roy de France, au beillydeGi-

' Bùtoire de* tntiuifrea d'£la4, par le baron d'Auteail; E^f/wrrand de Mmigwjf; pièce» joitiieatirat*

m PIÈCES JUSTIFICATIVES.

sors et à tous nos autres justiciers, ou à leurs lieutenans, salut.

Nos chers et bien aymez les doyen et chapitre de l'église collégiale de Nostre-Dame d'Escouyes, au diocèse de Rouen, nous ont humblement exposé qu'en l'an mil trois cents et dix, feu Enffuêrrm de Marigny, en son vivant, seigneur deedtts lieux de Marigny et d'Escouyes , et comte de Longueville , conseiller ot chambellan de feu de bonne mémoire le roy Philippe U itel, nostre predecesBeur, et grand maistre d*hoBtel do France , par l'ordonnanoe et commandement dudit feu roy Philippe fonda, fit faire et édifier ladicte église de Noatre-Dame d'EBOouyea, etc. Pour ces causes, et mesmement pour révérence de la trte-^orieoae Vierge Marié, mère de Nostre Sauveur Jé9u$4)hristt & l'honneur et nom de laquelle ladite église a esté fondée audit Escouyes, comme dit est, et aultres bonnes considérations à ce nous mou* vans : Avons auxdits exposans octroyé et permis, octroyons et permettons de grâce especiale, par ces présentes, qu'il puissent et leur loise foire, mettre et apposer, sur la tumbe et lieu ouquel ledit feu Enguerran de Marigny fut inhumé ou aultres lieux de ladicte église de Nostre-Dame d'Escouyes , qu'ils aduiseront entr'eux, pour le mieux, tel épitaphe, tumbe enleuée, figure et remembrance en cuture, pierre on aoltre metail, ou ouurage que, et quand bon leur semblera, à la louange et honneur dudit feu Enguerran de Marigny, nonobstant ladicte sentence ou condamnation contre luy donnée et exécutée, comme dit est; sans qu'à Toccasion d'icelle ce leur puisse tourner à charge ou reproche, ne leur nuire, ou porter préjudice ou dommage, ores ne pour le temps aduenir en aucune manière. Pourueu toutesfois qu'audit épitaphe, ou remembrance, qui ainsy que dit est seront faits dudit feu Kngucrran de Marigny, ne sera faicte aucune mention de ladicte sentence ou condamnation contre luy donnée. Donné à Escouyes le quinzième do juillet, l'an de grâce mil quatre cens soixante et quimse, et de nostre règne le qualorûesme, etc*

ËNGUERRAND DË MARlGiS¥* 343

« L'AVE.VTuniFB nENnr a dangier conduit PA[1 advis, traictant

DES GUERRES DE B»L HGONT.NE ET LA JOITRNÉR DE NANOI. AvEC LA VIE ET TESTAMENT HE MMSi llF EnGUERRANT T)E MarIGNY , OUI EISÎ FAIRE LE PALAIS DE PARlS ET l'ÉGLISE DE NOSTRE- DamE - DeSCOUYS , PRÈS DE ROUEX , ET PLUSIEURS AULTUS CHOSES DIGNES DE HÉMOIRB. lUPAIHÉ NOUVELLEMENT ^ »

la suite c|e ce UUe se trouve luie vignette remplissant les deux tiers de la page, et représentant un personnage asaîe, la léte appuyée sur sa main droite, Tair triste , soucieux* Il tient de la main gauche des papiers ou des plans. A droite de la vignette^ sont des attributs d'architecture ; à gauche, dans le fond, les vitraux d'une église ou d'un château gothique. Ce personne ne serait-il pas Enguerrand de Marigny lui-même , d'après une verrière de Nolre-Dame-d'Êcouis? La même vignette se trouve , il est vrai, dans d'autres volumes; mais ne pourrait-elle avoir t'Le utilisée dans des publications postérieures à celle de YAveri" turier rendu à dangier ?

Ce volume ne porte, sur le titre, ui date ni nom d'auteur ; mais il est facile de remédier à cette absence d'indications. Voici d'abord pour la date : on lit ce qui suit à la première page :

< Ung jour me prins à merveiller Pensant que tout convient finer.

Pour ce d'escrire eu voolenté Le petit temps que j'ai passé.

Soixante ans au monde fu mis Jusque l'an mil CCCCC et dix Faire en vueil ung petit mémoire... »

* Bibliothèque impériale. Imprimés; Y, 6160. la-S. Li«re d'uue eilréme nttlé.

344 PIÈCES JUSTinCATlVES.

Oa lii enauite, vere le milieu du volume, les vers suivants :

« Du présent je ne scay que dire,

Fors qu'il me semble qu'il empire

Depuis l'an mil et quatre cens

Et quarante sont plusieurs gens

Qui estoient en bien tenus,

Qui depuis ay veu poure et nuds... »

Il résulte de là que Tauleur de V Aventurier serait né en U40, et qu'il a écrit son livre en 4510.

Le nom de l'auteur (on sait qu'à cette époque il s'appelait racornir) nous est révélé par l'épitaphe suivante, qui tennîne le volume :

« lepitaphë de lâcteur :

Cy fiçist Jehan de Margny, Qui de grands adventures En ce monde souffrit Do diverses et dures, Païs, citez et tours Il fut à conquérir.

Batailles et estours Pour prince maintenir.

Par fortune contrai net, Fort grans maulx endurer, Et de dai^r atteint.

Dieu nous doint bien finer.

Ce Jehan de Marigny était arrière-petit- neveu d'Enguerrand de Marigny, et servit, comme il nous l'apprend lui-même, sous Charles le Téméraire. La partie de son volume consacrée à Enguerrand se borne, du reste, à peu de chose, et lui est, au fond assez peu favorable. 11 y a d'abord , sous ce titre : Lee

ENGUERRAND DE MARIGNY

RegreU de messire Enguerant de Misrigny, des Umeatations vagues et banales. Vient ensuite le passage suivant :

< Au livre du regnart querés

De Enguerrant de Margny trouverés

Qui fut si gi'ant et si lèves (élevé),

Ouy dire tu las assra; *

Car il avoit sur tous Ânglois

Grâce, honneur, magnière et chois.

Tant comme roy Philippe vesquit.

Qui n'eust ne filz ne fille qui

Ausast faire contre son gré,

Tant fust monté en hault dégré,

Tous ses vouloirs estoient passes

£t très tous ses reffus cassez.

Mais quant roy Philippe mourut

Fortune dessus luy courut.

Mais ja ne luy fust advenu

Se il oust patience eu.

Bien avoit loy de soy crespir

L'orgueil et despit fuir;

Mais orgueil qui le mestria

Que roy ne Charles ne prisa*

Il avait si fort amassé

Qu'il eust ûuUre devoir passé.

Ung sien frère fist archevesque

Et l'aultre de Beauvais évesque.

Trestout fut à luy le païs

Où il avoit esté nourris.

Richesse qui trouble science,

Qui d'orgueil maintenir sa p«ose,

Et diable qui à ce ayda,

Si que pour se oultrecuida.

Bien y parut, bien sen vantoit.

Quant dist À Charles qu'il mentoit,

PIÈCES JUSTIKiCATlVES

De Charles luy fusl rameatu.

Qu'il euat des fUmmeft eiiiitt Et l'avoit par devers lay mis Tout en présent du roi Loys, Et sil reapondit voua mentés, Je ne fus onoquea la templéa, lllecques lay faillit son aens Car dist fust devant pluaîeura geiia.

Si adonc roy Philippe vaaqiiit Qui tant bien en son temps luy fiât, Il les eust treatooB denentia Et eussent esté vingt et aîx.

Encore penaoit-il grant estre Qui ne prisa ne roy ne maistre ; Et se il eust esté patient, LuDgtempa euâl eslé Euguei iani. »

Ce qui suit immédiatement concerne les ascendants et lea descendants du malheureux ministre de Philippe le BeU Je me bornerai i une courte citation.

« ... Le pore de ccat Huguerraat FusL bamu de son teneinent, Deux (Je ses frères avec luy.

Les trois frères se en sont fouys Pour ce qu'ils voulurent i^arder, Leur feur qu'on leur veuU desrober.

Et a force par nuit la prendre ; Aux larrons convient leur vie VMMke> Les trois frères bien ai portèrent, Sept des larrons y demourèfent^ Et les aultres s'en sont fouis.

Les VU ne s'en sont point fouis; Gomme larrons, fiDrceurs prouves, En ce lieu, mors soil deaBoures.

Ces tioia frèraa aa aonl partis

ENGUEBHÂND DE MARIONY.

Pour ce qu'ils furent giurantis De leur vie qui confisqaie Gstoil au roy et abolie Tant que sa graœ fut donnée Et leur offense pardonnée.

L'ung s'en alla en Angleterre, Ne sceut trouver meilleure terre ; Et l'autre au païs de Poistou, Là voult faire païs tiuuveau ; L'autre s'en vint en Normandie; Là exaulsa très-bien sa vie.

Trois fils il luy a cllevoz, Qui treffort furent renommez ; Car l'ung fut mis coadjuteur El do Franco tout gouverneur; Celui oust nom Kn^zuerrant.

Son frère, arcevesque de Sens Fut et eust nom Philippe, Saige prélat et autentique.

L'autre eut nom Jehan de Margny; De Beau vais, éveeque on le fist; Quaranle'deux ans tint l'office D'evesque il luy fut bien propice.

Du lieu dont leur père partit, Leur oncle toujours y vertit»

Lequel avoit nom Vulart De Blargiiy et tint celle part Là où avoât esté nourris.

Ne YO)ilt quérir autre pays Et fut Gonjoinctpar mariage > A une damoyselle sage.

Fille dame Robert de Grigny.

Grans biens sont rédsés en luy -, De ces deux ung enfant en vint »

PIÈCES JLSTll ICAIIYES.

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