PIÈCES DIVERSES
ÉCUANGE DE CIUMPROND ET DE GAILLEFONTAINE*
lottlet 1310.
Philippe, etc., comme Enguerranfl de Marigni nostre amé et fciil rlievaliers et rluimbellans, et llavys de Mons, sa famé; la terre de ('.hampront ou perche et les appartenances qui il avoient ri'aquest fait de eus durant et estant le mariage entre eus, aient eschangiée à nostre très chier frère et féal Challe, conle de Valloys, et à Mahautde Saint-Pol, sa compaigne, à la leni' que nous avions fait asseoir et assigner anxdiz Challe et Mahaut, pour don de deux mille livrées de terre que nous leur aviens donné en traitant et faisant le mariage de eux deus en la ville et en la cbastelerie de Gaillefontaines et des appartenances et ès villes de Roeay et de SaintpSaeD, et des apparlenaiices, et li diz Engerrans ait à Loeys, son ainsné fil , né du mariage de lui et de Jebanne, jadis sa fome, meindre de vint et un an et graindre de quatorze ans, marié et émancipé soufiBsamment par le dit Engerran , pour sa part et pour sa pordon de toute la terre au dit Engerran , assigné après la dite émanctpaeion Cilte, la dite terre de la ville et de la cbastellerie de GailleTontaines et des appartenances et sa terre de Marigni, de MainneviUe et les appartenances sTecques touz les manoirs et édifices de touz les lieux dessus diz et toutes les choses qui à ce appartiennent et pueent et doivent appartenir en quelconques choses que ce soit, excepté Rozay et Saint^en, et tes appartenances à^rendre, avoir et possesaer du dit Loys après le décès du dit Engerrans en la fourme et en la manière que li diz Engerrans les tenoil et aussi entièrement au temps que ceste assignacîon fa faite sauve Tor-
' Je réunis sous ce lilre quelques pièces et actes anthcnliqati inédite, reit» ttfi i Siigacrr8o<l de Mari^y oa à les eofautt.
ENGUËRHAND DE MAHIGNY. m
denanoe que li dix Aigerranz a faite en aon teAament des frulz et des issue» de touz ses héritages et conquoz pris i soi aoquiter en tele manière qae li dit Loeys ne si hoir parmi œste pour* véance et cest aasignement ne paissent de ci en avant rien autre chose reclamer ne demander par non de succession, ne deschéanoe ne par nulle autre manière quelque elle soit en nulz des héritaig^ du ditEngerrans soient patrimoine ou oonquelz que il tient à présent ou que il tiendra au jour que il trespassera de oest siegle par droit ne par ooustume nulle de pais ou de liens là où li héritage sont ou seront, si comme li diz Loeys a affermé toutes ces choses devant nous de l'autorité et aasentement de Adam Gourle, nostre amé chevalier donné audit Loeys et à ses ■ bions, curateur par nostre court li quelz Loeys en nostre présence pour ce establiz de l'auctorilé de son dit curateur donné à li quant à ce pardevant nous, nous rcquist et supplia humblement que nous de nostre pooir et de nostre auctorilé royal son aa e li voulsissons de nostre grâce spécial parfaire et acomplir si qiip In [toni véanco et l'assignement devant diz qui sont faiz , si cuinine il disoit pour son bien et pour son proticl [)euL accepter et retenir, el faire les autres choses qui à ce appartiennent.
Et nous reçus le sairement du dit curaleui qui jura devant nous que il créoit fermement que les choses contenues en ces présentes lettres estoieut au profit dii dit Loeys, et pour ce li donnoil auctorité , en ce cas, à la requête du dict Loeys de nostre pooir, et de nostre auctorilé royal, son aagu li arroniplisgons et li otroions de grâce espéciai, aage plain et parfait pour accepter, outroier faire et accomplir toutes les choses qui font et feront à outroier et faire en ce cas, et qui sont cx)alenues en ces pré:ientes lettres, voulons etoutroions que ce que le dict Loeys fera en ce cas et en ce qui appartenir y pinil, soit leruie et estable à touz jours, aussi bien comme si il avoit vint et un an accompliz et passéz, ou se il estoit du tout en aagiez de aage parfait, non contrestant contraire ooustume de pays ou de lieu là où lé dit héritage sont ou seront, ou autre droit, lesqueles nous ostons du tout en ce fait, el en ce cas et les choses ainsi iaictes,
3â0 PIÈCES iUSTlFIGATlVES.
li dix Loeys, de rauctorité et de raMentomenl de son devant dit euraleur domm à lui en œ cas ]HirdeTaDt noua, le dit asaignement et la dicte pourvéance acceptée ea le firanne et en la manière deesus ditee.
Bt parmi caat ataigoemoit et ceate poorvéance, il renonoea expressément et espéciaoment à tous les héritages et poeaeesiona dudii Engerran, son père, que il tient des maintenant on qnei tiendra au jour que il ira de vie à mort.
Et promist par sa foy et par souscrement donné sur les sainctes Envangiles que contre cesle renonciation ne vendre ne venir ne fera par lui ne par aulre, a nul jour, ou loïiips avenir, el que es autres héritages et possessiuuà Uuiiit Engerran chose nulle no reclamera ne demandera par lui, ne par autre, pour cause de succession ou deschéance.... et que des ores nous ordenissions.... que si ainsi estoil que ja n'aviegue que li dit Loeys, ou si hoir aia&sciks, ou temps avenir eontro les choses dessus dites, en tout» ou en partie, que la dite alun», v[ si hoir eussent autel droit et aulele pari et porciou en la dicte terre de Gaillefontaine^î, et es appartenantes après le décès du dit Engerran, comme elle, et ai hoir avoient ou périssent avoir en la dite terre de Champront.
Et nous considérant le profit évidant du dit Loeys et choses dessus dites mesmement que li dit Loeys, si comme nous enten> dons ne preist riens en les dites terres de Champrontpar la coustume du lieu où ele siet tout fust ce que li eachang^ ne fust mie ien a la reque&te de lui et de son dit curateur l'assignement la pourvéance; raoceptacion et les renondacions les promesses, les obligacions dessus dites et toutes les choses contenues en ces présentes lettres ioons, gréons, approuvons et confermons de nostre pooir et de nostre auctorité roial de certaine science et de grâce espécial. •
Et est assavoir que tout soit ce que la terre de Rosay et de SainctrSaen et des appartenances feust assignée aux dits Challe, nostre frère, et Mahaut, sa compaigne, pour le don dessus dit et eschangée audit Engerrand.
Nous la dite terre de Rosay et de Saint-Saen, et leurs appar-
ENGUSRRAND D£ MARiGNY.
tenances adjoustons à la lerre, au fié et la chaatellanie de Lon» gueville, ne entrons pas que ele aoil de cedte pourvëanee ne de oeete assignadon ét pour ce que lee dioaee loieni kmm et eatabl^ à touz jours nous ayons fait mettre nostre seel à cee piésentes lettres, sauf en autres choses nostre droict et en toutes choses le droit d'autrui.
Donné à l' tris le venredi devant la Saint-Martin d'esté ou mois de juigoet i'an de gràco mil trois cent et dis.
(Archives de TEmpire, J. 249.)
TftàVSft GOHCLVES Bff VLANDHB PAR ENGUBRRAUD DE HAlUOIfr, WTBE LE COMTE DE FLAMbEE ET LE COMTE DE HAIRA1IT.
i5 «oàt 1311.
In nomine Domini amen.
Anno incamacionis ejusdem millesimo trecentesimo undecimo indictione nona mensis septembris, die tercia décima pontificatus eanctissimi patrie oc domini nostri Oementis, divina providencta pape quinti anno sexto.
In nostromm notariorum publicorum et tesUom subscriptoruin ad hoc specialiter vocatoram et rogalorum presencia.
Nobilis vir Ingerranusde Marâgniaco illostris régis Franoorum miles et cambellaniis, sue et aliorum collegaram euorom^ ex parte ipsias domini régie versus partes Flandrte cum ipso depo^ tatorum nomine, post multa verfoa ab ipso Ingprranuo» présente nobili viro Roberto comité Flandrie, ac pluribus cam ipso ibidem «xistentibns, ex una parte.
Âc nobili viro dicto Pauset de Boussoit, milite, et ptoribus aliis pro nobili vïro Guillelmo comité Hanonie ibidem esistentibus, nt dicebator^ ex altéra, proposita.
Quasdam litleras srgillo ipsius domini régis sigillatas^ super prorogacione treuge inter ipsos Flandrie et Hanonie comités indicte legi kdi pubUce in gallico ydeomate, quaram litterarum ténor nquitur in bec verba :
Philippe... à louschiaus... salut.
Gomme à nostre requeste nostre amé et foiable R. cuens de Flandres et G. cuens de Haynanit pour iauls pour leur successeurs, pour leurs atdans, leur aloués et leur subgéis aient volut gréé, olrié, alongié et donnée triuwe U uns à Fautre jusque au darrain jour d*aoust prochainement venant tout le jour, et l'aient promise à tenir par leur sairemens en le fourme et en le manière que il esl contenut as lettres faites sous che, et avoec chou aient les dites parties acordeit par devant nous et a che nous aient douneit plain pooir que nous, ceste Iriuwe durant, les pui»3ons alongier une fois ou pluseurs, et à telx termes comme il nous plaira jusques à la nativité sainct Jehan Baptiste qui sera lan mil trois cent et douze en le fourme et en le manière que elle est donnée et olriée, et que il est contenu aux dites lettres sur ce faictes, savoir faison que nous, par le veu, doudit accort et dou pooir que les parties nous ont ùuuneil à ce faire, la dite truiwe alongons jusques au darrain jour de octembre prochainement venant tout le jour pour le garder et tenir dos diics parties de leur successeur de leur aidans aloués et subgiés jusques audit darrain jour de octembre tout le jour en le fourme et en le manière que elle a autrefois esleit dounée et alongiéeet selonc chou que il est contenut au dites lettres sur che faites.
En tesmoing de la quele cuzo nous avons fait mettre nostre saiel en ces présentes lettres.
Donné à Sainct-Oyen de Leis Paris le jour de le mi aoust l'an de grâce mil troiz cent et onze.
Quibus quidam litieris sic publiée et intelligibiliter lectis, idem dominus Ingerrannus suo, et aliorum coll^rum suorum, nomine ex parte ipsius domini régis dictas treugas, nomine quo supra, ab utraque parte servarl usque addictum tcrminum et teneri preœpit et signiBcavit partibus predictis quod si pars aliqua de aliquo vellet conqueri quod in dicUs treugîs per aliam partem in dictarum treugarum prejudidum contra eam factum easet quod ipse ejusque collège cosUbenter audurent et iaoerent quod racio suaderet et cuilibet parti tradi fecit quamdam ipsius
ENGUERRAND DE MAtUGNY. m
domiai régis littoram de tenore prediclo quod omnibus quorum iateroBt aut intéresse posflel et poterit inelrumenti tenore preaentîs pateat manifeste.
Acte Bunt bec Tomad in aula domns venerabitis et discreti viri domini Durandi thesaurarii et canonici ecclesie Tornacensis, hora meridiana, anno, indictione roensedie et pontificalui predictis.
Au dos est écrit :
Instrumentum de Irougis inter R. romitem Flandrenzem et G. comitem Hanonie dalis et prorogalis usque ad ulUmam diem , auguàti 4344.
(Arohim de l'Empire, J, 559.)
BNGUB&BAND DE MARIGNY ARRANGE UN DIFFÉREND SUAVEIfD BNTBB LES HABITANTS DE DOUAI,
Décembre lail.
Philippe.*, pour bien de pais est aoordé entre bourgois et manansdela yille deDouay qui, ou temps des guerres demourrent
en la dite ville.*, et les autres bourgois qui à ce temps furent
dehors et se tinrent de nosire partie en la manière qui s'ensuit :
Et a esté fait li dit acors par Enguerrand, seigneur de Marrigny, noalt u chambellan, Jehan de Grès, mareschal, Harpin d'Arcri, pannelier, Pierre de Galard, mestre des arbale&tners de France, chevaliers, et mestre Girard de Torlono, chanoine de Paris, nostre clore nos amés et féals envoyés du par nous ès parties de Flandre.
Premièrement. Eschevinaiges Sf r ;i lait en la dite ville de prodes hommes sages et convenables pris en l'une païUe et en l'autre, liquel governeront la ville aux us et couslumes et selon la loi
ancienne et demourront li l'eschevin en leur eschevignage
jusques à deux jours devant la Toussaint qui sera l'an mil trois cent douze, et ce terme passé, il referont l'escbevignage ainsi comme on a acoustumé anciennement*
Itim« Il iHicto à» la p«if lUta da la dite guena enire nous al lia Flanana lanml tami al gaidé, caniiia il louéba at pue( iouehar toos boargoiz et rnanans en la dile ville de Jkmy^
lleai, quant à payer lea dallai et la» aharpi de la dita villa qui onteaté fidlia puîa la tampade la dita paia al qui aeroBt fallaa pois oraa m avant tuil faronl aigal et ceropaiguon selon lor ricbeNea.
Item, quant à paier le» debtea et les charges qui furent faites
par ci'iis (]ui deniGurerent en la dile ville, ou temps des guerres, cil qui Turent dehors en soient quittes et délivre et cil qui demou- , rèrent dedens en seront chars^ié tant des arrérages des renies à vie comme autres debtes qui aujour dui sont à payer, et est estimé le temps des guerres à ciuatre ans, c'est assavoir deus ans pour la première guerre et deus ans pour la secundo-
Item, quant à paior les debtes et les charges qui estoicnt faites avant que les guerres commencliacenl, li assise qui queurt à présent et qui courra dore en avant jusques à nostre volonté sera convertie à payer les dites debtes faites devant le temps des dites guerres, et puis la pais, et non en autre chose, et quant à ces assises tuit seront aigal et compaignon, et se pour les dites debtes paier il convenoit faire taille outre la dicte assise, et aucune en euat esté promise à foire, li quele ne feust mie faicte ne paiée, éle sera faite et paiée par ceus qui demourèrent en la dite ville, selonc ce que nous ou nostre court en ordonnerons, et se laite et paiée est, en sont quitte et délivré, et se d'ore mk avant, pour les communs frais de la ville convenoit fÎAire aucune nouvelle taille, tuit cil de la ville, tant d'une partie comme d'autre en seroient aigal et compaignon selon leur ricbeoes :
El parmi l'acort dessus dit toutes grâces et priviliegesimpetré de Tune partie comme de raulre de noua on d'autruî contre les libertés de ta diète ville ou autres, par les quiez dl aoora pourroit eatie enfraina ou empescbies, seront cassées et annulléea et ne 8*en pourront aidier les dites parties d'ore en avant, sauf que se dl qui furent dehors la dite ville ont aucunes promeaaea grâces ou lettres de nous pour ravoir leur damages ou de reppit de leura
ENGUERRAiND DE MARiGNY.
debtes paier, il en apiNrocheronl quanl leur plaira nous ou notre court, et on leur en fera ce que raison donrra, gardée la fourme de la pais el quant as franchîMi et libertéa de la ville tuit seront •igual et coropaignops des ores et avant,
B( isl oil acofs ci^esm eicrips fiais pour valoir al durer à tous joiumi
Item, tvio Umlag dMwai est ordené par loi dix Bngnerrand et aaa eoupalgnons pour la «sommnii pioût de la dlele ville que li eaeheviii qui aanml pranroBt dans les quatre eaoroctea de la dicte ville eu èhaBeniie quatre bonmea et cil aeaa homoBea qui Jurmt en baie devaat lea eeohevinB que il ftront l»eB et loialnuiil leur flffioB au preafit de la dite viUe, iierout toutes les revenoea, reeeptea» levées et miaee de la dite'ville et araiit copie des esoripa qui en seront faits, aussi cemme li maaaart, et aufOBldeus eles dott lieu OÙ li seaux de bi ville sera mis, et K ssehevhi» ea auront deux cles, et ne pourra ou seelbir lettres don dit sed, se ii'eet par rasaeut des eaebevins et des saie bonunes, on de la plus grant partie des eschevins et des devant diz seae hommes^ li escbevins et 11 massart rendront, cbascun an, vers la fin de 1 eschevignage en lehaule des eschevins devant les diz seize hommes ou la plus grant partie de eus, compte de leur office, et après en la ^y:mi liale, a son do clocbes devant tous ceua de la Mlle qui eslre y pourront, cliasciin an, deci en civHut, quatre jours après ce que ebclieviii seront renouvelé, li seze liomtneg qui auront esté l'année devant qui isteront do leur office esliront es quatre escroeles de la dite ville en la forme dessus dicte, autres seze hommes qui retenront et gouverneront le dit office, ( orame dessus est dit, et feront sereraeiU aux osrhevinsen la fourme dessus dik', et durera l'ordonnance de ces seze hommes tant comme il nous plaira et
non plus Donné à UUe ou mois de décembre, l'an de grâce
mil trois cens et onze.
(ArriiWM d« l*Bnq[rf«e, regiiln dn Triior dct Cluurlet, xlvi, ptèM 150*}
CONCESSION A E.NUUtHHAND DE HARIGNY.
Avril 1312.
Philippus, etc..*, nolum faciiiius, etc.., quod altam jnBUtiam quam babemus in bostiaiis iofrà sciidUg, videtioet in novem hostisiisque sunt in villa de Gressanvillers, in qninqnaginta quatuor hofitisiia apud Gaillarboa ; in ocloginta treadecini hoBtisiis apud GranviUè»; in quadraginta duabns bostifliis apud EacoieB; in triginta Mx hoatisiiBapud Vilieres; in septuaginta bmtiaiisapnd Nincbe Gn»; in septuaginta ses hoatisiis apud Waidive; in tri* C^nta 86X hoaUsiis apud Hesnilium subtus Warclive; in oentom octo bostieiis apud Gisors ; tn quadraginta boatiaila apud Tou^ freviUers ; in septuaginla duabus boalisîia apud Rcaetum ; in qua* draginta quinque hoatisiis apud Uonequeviliers;
Et quicquid juris dominii poaseflaionis et proprietatis nobis eompetit in hosUsiis predictis in quibus dictam justiciam babemus.
Item, nobile feodum quod a nobis immédiate tenetur in villft d'Escoies prédit tà.
Et unum aliud feotliun quod in villa do W'an live predicta immédiate tenetur a nobis cum oranibus feodui urn jpsorum pertinenciisiiue predicta unacum novies viginti hostisiisqiie sunt apud Noion le Sec noLia valent in universo quadraginta sex libras, decem et novem soîidos parisiennes animi reddilur prout per infornmUunem super hoc factum de mandato nostro nobiâ constitit evid enter.
Dilectoet tidelilnprerranno domino Marigniaci milîti et rambellano noslro, heredibus et ëucceâsoribus nostris..., in augmentacionem feodi ejusdem domini quod habet Escoyes, obtentes grati servicii ab eo nobis fideltler impensi tenore presencium, ex certâ scienciây concedimus perpetuô et donamus. Quod ut ratum et stabile perseveret litteris presentibus nostrum fedmus apponi sigillum. Âctum in abbadà septem foncium menée aprilia» anno Domini millesimo treoenleaimo duodecimo.
ENGUERRAND DE MARIGNY. 357
DONATION DE UlUlfl, FIM DU 0031TB DB PLANDRB, A LOUIS, riU
D'BNGUBRBAND DB HABIGNY.
Mai 1312.
Philippus, etc... notum fadmus..>noâ infra scriptam iitteiam in hec verba vidisse, A toux mus...
Jehans de la Rivière» chevalier le roy, Pierre Pauvaus, cha* noine de Nevora, clerc audit seigneur et receveur dlceli eu ia coûté do Nivemois, et Pierres Prevoz, bailUf de par le dit seigneur ez lieuz dessus dis, salut...
Saichent tuit que nous avons receus veues et leues diligeaument ■unes lettres ouvertes envoieeï a nous du dit roy... contenant la fourme qui s'ensieut :
Philippus... Johanoi deRiparia, militi, Petro Fauvelli canonico nivernensi. . . et baillivo nivernensi. . . saliitera. Cum Ludovicus filius comitisflandrensistjiiundani comcs nivernensis, temporcquocomitatem oivernenscin U'niîbatdilecti» Liidovico natodilecti ellidelismililisetcambcllani nosiii IngerraniuduininiMan^niaci,valIetonostro, domum que vocatur Lecoudray, cum suis pertinenciis universis et duœntis liberarum annui ctperpetiii redditus donaverit, proiitin litteris indè confectis plenius conlmetur, prefatusque Ludovicus valletiîs nosler donacionem hujusinodi de noslro bene placito rccepit et acceptavit, et pro eoquod diclum comitatum tamquam Dobis commisâum ad manum nostram posuimus et tenemus assisiaque de dictiâ ducentis librarum redditus incepta fuerat hacienus compléta non extiterit commiltimus et mandamtis vobis quatenus vos très aut duo vestrum, lercio non expectalo, ad locum vos pcrsonaliter conrerentes, visisque diligentes litteris saper dicta donacione conreclis, assisiain dictarum ducentarum librarum annui redditus in locis dicti domini magja propinqois et «dem valieto nostro utilioribus nobisque minus dampnosis prout melius fieri poterit, vocatis quoe viderilis evocandis, curetis perfioere quamticius et complere ; et cetera ad hoc pertinenda et neoessaria oompleatis : actum apud fontem sancti Martini, die
ntCBS JUSTVHIATIVSS
penalUna aprOis, anno domiiii millesiiiio treoeiitMîmo duo decîmo.
Dermerement nous avotn veues et diligeanment regardées ânes autres lettres ouvertes scellées du grant soeao noble homme monsieur Loeys, jadis cuens de Nevers aiûsné 61z H. Robert conte de Flandres, eontenanz la fourme <itti s*ensieut :
Nos Ludovicus primogcnituscomitatuumfflandreDsiSjnivemensis et registelensis cornes, notum fadmus qnod dos grata nobis sub affeotu facero detocionis obsequia que dfleetus oonsanguineus noster Ludovicus do Harigniniaco , primogenitus nobilis viri domini Ingerranni militis et cambellani domini , nostr i legis fraiicie, maritiisque consanguinec nostre Roberte dumiceile de Biaiimes nobis incessanler exhibuit ac honores et comoda que, confpmplacione Ludovici predicti a pliiribus et diversis parenlibus , affinibus et amiris ejusdem in nostrorum defensione jurium et promocione felici muUimcHla agendonim ncstrorutti in vpîitate cognoscimus : et publicè confitemur récépissé muilimode plenis affectibus atlendentes, etmaximi contemplacione dicli domini Ingerranni, patris gui, que in nostris juribus et tionoribus conservandis et nostris negociis promoYeli« dis, semper salvo jure rcgio et honore nobis favorabilemsecundttm Deum et justiciam invenimus, propter quod Hos et suooesiores nostros dicto Ludovicd Ôlio suo consanguineo nostro et Bliiè nos merilo reputamus efBcadter obligatos remiiheraCHMiem serridoram ab ipso et per ipsum , a dlcto domino IngjBi^ nilttio, pâtre paretitibus et affinibus suis nobis hacienus im« pensorum, dicto Ludovîco, consanguineo hostro tamquam jam bene merilo cosuis heredibus, ac successoHbus tamquam hab(»> tibus, cl quomodd libet habituris âb ipso donamus, cedimns at concedimus, per présentes, domum nostrum de condrian prope Bôniacum, cum omnimodo mero et mîïto imperio, alla et bassa justicia et juridircione quarumque nec non rum diversis et singiilis jui iliiis pertincnciis et appeiidiciis dicte domus, urta cum ducentis lilirmiis tnrre ad Tiironensem annui et perpetui redditus assi|;nandis ol as-^i icndis eidem in locis bonis et rébus imps piroptn(|ui8 et ulilibus domui ante dicto per nos seu heredes nos-
ENGUERHAND DË MAHitil^Y. m
trat, sine diladone moron Btalim quod oomodiiit rw&m pot»riiDtts ad aangnackHiem hujttimodi Juxta asvs at conauatudinaa illiui patrie faclendam ratlmto aobia at beredibui et aucoanorttHti nostria homagio nobis et faeredibua et anooaawrtbaa noatria a dicio Ludovico heredibtia et auGoesaoribaB cavaaniqae babantibaa et habituria ab ipso imposteram fadeado me non auperioritate et refisorto dictarom domua et dooentaram librarum terre annui et perpelui redditus, nobis et hcredibus noslns rcservatis totaliter et rulenliâ dictumque Ludovicuiu, cunsanguinLnim iioslrum in possessionem corporalem plenam et vacuam dictorum domus ac universorum jurium pertinenriai um cl iij peiidiciarum ipsius per Iradirionem presencium et dicle domus clavium corporaliter suo lierodum successorum causam que ab eo habilurorum noniuie imiioslGrum judlcantes, quam domum ac duci ndis libralas terre annui el perpelui redditus cum mero et mixto inaperio alla et baasa justicia et juridiocio omnimoda a nobis dicto LudovicOi ut premilUturt aie doaataa, promittimuaf bona iidc, et sub expressa oblîgacione omnium bonorum noatrorum Riobilium et imoMbi* lium ubieunqua exiatenciam) pro nobia heredibus et auoGaaaarîbua noatria garantira et taari noatria propriia aomptibua at axpen» aia..« In cujua rai teattmonium aigilltim neatrum preaentïbua litteria duzîmua apponendum.
Datum die Tloeaima meaaia febrnarii anno Doraini millealmo trecenteaimo dedmo*
Par la vertu desqueltea lettrée du dit noetre aaignenr le roy noua flommea descendua à la dite malaon du 0>udrlaul oeata la ville de Bonoy-seur-Loyre^ et aprëa aommea desoendua à la dite ville de Bonoy apelez et assembles avec noua asaes de bonm gens et dignes de foy, et qui savoient le commencement de l'aasise des choses contenues ès lettres dessus dites, par les quelee nous avons trouvé avoir esté aucun descorts onîru ceus asseyent les choses dessus dites et les gensdudiLLtteysdeiMai i igny.
Pourquoy nous, par le consail des dites lnumBS gens et par le lesmoingnage de pluiseurs autres juréz et diligemment examinée, tant sur ie dit descori comme seur U valleur dœ choaes des queles
aeO PIÈCES JUSTIFICATIVES.
nous e&lMidioiis i faire et parfaîre la dicte assifle, en adreçant et * en aœrdant premietameot le deacort du commenoement dessus dit, avons fiiite et parfaite Tafleiae selon la teneur du dit don en la nanière qui s'ensieut :
Premièrement, nous avons trouvé par inforraadon vraie et loyale, si comme dessus est dit, que de la maison de Goudreaul sont li droit li appendant et les apartenances les choses qui s*eiisivent.
Cest assavoir toutes les terres gaignables qui sont environ la
dite roeson, derrière toutes les vingnes qui sont au terrooer du Coudreaul environ ou yici (ki la ililt meson contenant vini;l arpens fit' Miigne on caviiou, derrière dis et huit arpens do pré ou environ, proz do la dite mesou, derrière le port de Neuvi, estant prez de la dite meson, et parce nous avons laissié et encore laissons au dit Loeys de Marrigny, sans préz, les choses dessus dites, tant comme apparteiians et ;ip[UMidans à la dite meson, comme celés qui sont de l'achast et de i'acquesl fait anciennement avec la dite meson contenues es lettres du dit don. Deux cens livres de annuelle et perpétuelle rente à tournois, contenues es lettres du dit don , nous avons assises et encore asséons les choses qui s'ensutent, selons les us et la ooustume du pais, si comme il est contenu es lettres du dit don.
C'est assavoir le paage de la ville nueve et de Neuviz, près du Coudréaul, prisiée viogtHSinq livres tournois de rente.
[iem. Les molins de la ville nueve, prisiés quinte livres tournois franchement de rente chascun an.
Item. Le four et le bois de Lud, prisiés quarante sols tour* nois chascun an de rente franchement.
Item. Les menuz cenz ancien de la ville nueve, prisiés quatre livres dlx*neuf sois tournois de rente chascun an.
Item. Quatre quartoiers priséz vingt solz quatre deniers et trois patnoises tournois chascun an de rente.
Item. Les boui t^eoisies de la ville nueve prisieez vingt-sejU solz et six deniers tournois chascun un dé renie, lesquelos ne sont pas comptées en ia dite assise, parce que elles appartiennent à
ENGUERRAND DE IIARIGNY. "961
esploit de justice, et mesmemeDt car elles se transmuent et despérissent de jour en jour.
Item. Le paage du travers de Loyrc qn<» l'on reçoit à Bounoy, prisié vingt solz tournois chascun an de rente.
Item. Le sauvament de Aunoy, priâié treize livres tournois chascun an de rente.
Item. Deux muids et demy de avainne assis à Âunoy, à la mesure de Bonnoy, qoi vallent à la mesure d'Aucerre vingt settiers, prisié le sellier ciac solz toumois vallant six livres dix sois tournois chascun an de rente.
Item. LespréK de Imq, prisiéz quaraile solz tournois cbascun an de rente.
Item. Les tailles de Luci, prîsiéx six livres et ciiAi solz tournois chascun an de rente.
Item. Les terrages de Luci, auvec lees ooustumes, prisiéz un muids de seigle, A la mesure de Bonnoy, le seltier six solz tournois, vaut tout soixante-douze solz tournois en deniers chascun an de rente.
Ilem. Un quartier de terre assis devant Vingneron^ et se lient à la terre Paipellat, d'une part, et à la terre Damoyseaul, d'autre part ; prisié deux solz tournois de rente chascun an.
Item. L'erbage et le forestage de Gastines, prisié quarante solz tournois de rente chascun an.
Item. Les tailles de Geuevray, prisiéez cinquante livres tournois de rente chascun ;m.
Item. Les cenz n\c[\ui anciens de Genevray, prisiéez vingt-un solz de rente chascun an.
Item. Le quartoier prisié cmc solz trois deniers tournois chascun an do rente.
Item. A Genevray dix-neuf bichets de froment à la mesure d'Auccrre, chascun an de rente, prisié le bichotdeus solz parisis vallant pour tout quarante-trois solz et six deniers de rente chascun an.
Item, à Genevray, quarante gelines, cbascun an do rente, prisiée la geline quatre deniers tournois, valant toutes treize sols et quatre deniers toumois de rente cbascun an.
m PIBCIS JUSTIFICATiVn.
llem, à Genevray, un muid et six bicbets d'avaiunc borde* lage à la mt»suro d'Aurorre, le hichet prisié six parisis valiaat pour toulôoixaote-lroi» fioU et oeuli (iemers Uuimoii, cbaicuD an de rente.
Item, à Gonovray, pour les corvées des charrues, huit bichels d'avainoe, le bichet prisié ciiic parisis, vaUani pour tout ciocq soulz tournois de rente cbascun aa«
Item, vingt solz toumoiz de ccui que doit dmotta tm arcblM de SaintrYauria do Cha8caul>Geffroy*Piiant.
hm, quatre sois et huit déniera toatnoia de eao* que doit li dii aicliiarB dn teoBneiii qaî fu au preetre Bmmni.
Itero^ dix solz toumoix de ceux que doit li dix aichiwa d« ta* namenl qui'fut BagliiB.
Item, deux déniera toumola de ceux dam dumn an nur la vingM Ytbiar OttiBffjherot*
IlaiB, ma déniera tonmcria da oana daut chalctttt att seor In neuUn an leigneur da Sainct-Yerin.
Item, les tailles des Miennes, prisiéez trente livres tonmois de rente chascun an.
Itéra, deux muis et «oissante-Befze bichels d'avainne, chascun an de rente, a la mesure d'Aucerro, lebicbet prisié six parisis, vallant pour tout huit livres six solz six deniers tournois de rente chascun an, et est assavoir qne souzies rentes des Miennes sont conteuut'S Uoi iieyseanl et de Cort.
Item, !»^s laiilcE» de Samrt-Loiip, prisieer qnatre livtes Uix-'Sept 8olz six deniers tournois, chascun an de rente.
Item, les menn/.cenz anciens de Saint-Loup, prisiéz à la partie du seigneur vint et trois deniers ei tnàïllea toomoia, diaseuii an de rente.
llem, quatre gelines de coustume A MM/mp, prisieei selae deniers tournois, chascun an de rente.
Item, la taille de Tachai GaiUard, pilsléa A la paHie dn ëeignaur 15 sols tournois» chaacnn an de tenta.
Ikam, las cenad'icell «ohat» ptiM («r le tout dtmi teieri ni maille toumoia de renie*
ENGUIRRAIID DS MARIGNY. d6i
llain» demie folioe de cotutnme au dit liea^ priiiée dius de* nie» de rate cbaicun en.
Item, ta disme du Sainct-Lenpi prieiée deux muldx d'avainne â la mesura d'Anoine, valent pour tout sis livres toumois, chascun de rente.
Item, vingt sept bicbez et demy d'avainno, à la mesure d'Aucerre; deuz à ëainct-Leup , valent pour tout treize solz et six deniers tournois.
Item, vingt bichets d'avainne à la mesure d'Aucerre, que doivent li enfant du Pont, chascun flo roule, scur la couslume de paiââeUetes, valent par le priz dessuâ dit douze soulz ot sis deniers tournois, cha^nin au de rente.
Ilem, les cenzmeuuz anciens deCosne, prisieez trente cinq soiz tournois de rente chasrun an.
Item, le qunrtoier, phsié iiuict solz nuef deniers tournois, cbascun an de rente.
Item, huict settiers d'avainno , deus di Cosne, chascun an do rente, prisiôz quarante sols tournois de rente ei sont à la mesure d'Aucerre.
Item, pains, vins, geltnes, deuz à Cosno auvec les dictes auvainnes, prisiéez soixante solz de rente chascun an.
Ilem, deniers deuz à Cosne^ appellés les poissons de Morz, prisiéz dix solz tournois de rente diascun an, et sont paiéz, chascun an, le jour des brandons, et est assavoir que en la dite maison, et en toutes les appartenances, et en toutes les choses et singulières ooustumes en Tassise des dites deuz cenz livres de rentes et es choses apartenantes à yoeles , nous avons assis , beillié et délivré tonte manière de pure et de moelle ou mixte empire et de haute et basse justice et de juridiction tout en la manière qull est contenu et lettres fhltes du dit don foit du dit monseigneui* Loers, jadié conte de Nevers, au dit Loeys de ttarrigni, et ces choses toutes dessus dites, et une chascune dMcellee, nous signiBonsà tottz ceuzquiez il appartient et puet apartenir, mandons et commandons
Donné â Boimoy mut Loyre, le samedi aptèS la féste de
l'Ascenâiun Noslre Seigneur , l'an mil trois œiu et douze.
Nos igitiir prediclas donarioneni, cessionom et concessionem dicti Ludovic! t^uoiidam coinilis luvemensis laclas, ut supradio tum esl, dirlo Ludovicu nato dicli !np:erranni, valeto nostro el ab ipso Ludovico, vallelo nostro, de nostro bene placito, proul in nostris siipra ftonpUs lilLens continetur receptas et acceptalas nec non assignacionem assisiam delilwracionein et tradicionem per prcnominalos J( hannom de Hippanà inilitem, Pelrum fauvelli et bailUvuni nivernen^um de niandato nostro eis ex certa sciencia, ex parte noslra, ut supra scripfuui esl, facto, per nos- Iras litleras supra scriptas, poslquam comitatum nivernensem lamquam nobis comrnissum tcniiimus de dicta domo de Coudreaul, cumsuis perlinenciis, supra scriptis, et de ducentis Itbris annui el perpelui redditus predictis, dicto Ludovico, valleto nostro factas, ac cciani oinnia et singula alia in supra scrïpUs litteris conleata, rata et grata habentes, eadem omnia et eorum singula laudamus...^ ac t«nore praBentiam..., confirmainuB.
Âctum Parisiia, menae mau» anno Domini miUesiino treoentesinio doedeciino.
(AceUm ét TBinpIre, TféMr dn Ghartef , registre 48.)