‹ Trois drames historiques Euguerrand de Marigny, Semblançay, Le chevalier de RohanChapitre 22 sur 44 · LETTRE DB MARGUERITE D'ANGOULÈME A SEUBLANÇAY K · texte numérisé non relu

LETTRE DB MARGUERITE D'ANGOULÈME A SEUBLANÇAY K

«Monsieurde Sambianssay, j*ai receu les lettres que vous m*avéa eseriples, et bien entendu ce que m'ont dit le Trésorier de Ma-

I Bibliothèque impériale, Mss. Fondi BéUiune, 8,503; f 19. * iMif., Hm. Colleetion Fooluilei, 4. lM-170.

beâlae de semblançay. m

dame et le mien ensemble, M. de la Rochebermont, je trouve menreilleusement estrange pour ce que Madame n*a point aooouatomé de malcontenter ses bons serviteurs, desquels Je youb tiens bien STani du meilleur nombre. Quant à ce que vous mW cripw que avea Tooloir de venir par de lA pour vous justifier envers elle, Je n'en suis pat d'avis ne de conseil; mais plus tost que vous demeurée par de là A faire le plus de service an Roy que pourrez, sadiant qu'il en est bien le temps, et estant nkessaire que lîadame ne vous fera c3u>use qui soit contre vostra honneur, vostre bien et la raison; car^ ou je seroye avertie du contraire, entendez que pour le IMen que je vous dé* sire, serois contrainte de vous faire savoir ce quMl en pourroit être; et en ccsl endroit, Monsieur de Samblanssay, prit3ray le bon Dieu vous tenir à jamais en sa garde, a biotë, ce XKl* jour d'octobre.

« Mon oncle, le grand maistre, avoit escrit à Madame et à moy, Bum affectueiisomeiil comme pour son frère : mais Madame me conimanda lui dire quelle reinottoit sa responso quand elle revoira le Hoy : vous priant quo en attendant, ne vous donniez point d'ennuy, mais faire tout le service que vous pourrez, car je suis seure que voua ne trouvères jamais Madame autre que bonne maîtresse, quoique Ton vous sœut dire. La toute vostre

« lUafiUKirrc. i

I^TTRB m SBHBLANÇAY AU ROI K

« Sire, j'ay receu vostre lettre qui vous a pieu m'escripre, et par icelle me donnez à entendre le désir que vous avez d'estre

* Bibliothèque impériale, Mss. Foutl* Bélbuoe, u" è^iHi^ (Md.

MÊCGS JUSTIFICATIVES.

serouni et scrvy en vosire présent voïage, que j'y veuille employer mon crédit cl amys, et que îes me garderez comme chouse qui vous touche. Sire, jusques à présent, j'en ay fait et feray tout et plus que le pouvoir de moy et mes amys M poarra eBlflodre. Or, pour ce qu'il y a long-temps que vosCre affaire dure, fli grande tous costez et voeire présent volage, oa vostre penoone est, que Je crains beaucoop y salisfoire ; atlenda la grosse despense qui est plus de cent cinquante mil livres, quelle est crue, pour chascuns moys. Et se n*aves en vos finances per^ sonne de qui je puisse avoir quel peu d^ayde, ne secours, ainsi que j'escrips à îfoosieor le Grand llaistre, plus amplement que c'est votre plésir; qu'il le vous donna à entendre oombîen, Sire» que à vosire grave aSsire et besoing« le cueor, ne le volloir ne fouit pas, mais que le crédit et les boaroes ne me faillent pas.

« Sire^ vous avez peu enlendrepar Madame, la provision qui a esté donnée pour le secours de M. de Lautrec. Cela demynue nos payements d'duUant... L'on est contraint de trouver aullre parti par emprunts que je crains beaucoup de n'y pouvoir advenir, cclon le désir que j'ay, et ne crains que l'impob&ibililé d'anus, iJe crédit et de bources et qui vous plaise me faire cesto grâce ut ne meclre sur moy de tout vostre espérance et fondement d'ung si grant et gros affaire qu'il est et aussi que je ne me sens pas force de le savoir du tout conduyre, et si je demeure en ^ chemin, je amerays mieolx desloger d'avance, sans retour : pour moy, riens ne demourra se le puis trouver*

t Sire, je me recommande à vostre bonne graoe si et très humblement que je puis, et prie Nostre Seigneur vous donner bonne santé et bonne victoire contre vos ennemys. De Paris, le XV* jour d'octobre; vostre trte humble et très obéissant subgiet et serviteur, « na Bbauiib. »

BEAIMË DE SEMBLANÇAY

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