‹ Trois éducations princières au dix-septième siécleChapitre 104 sur 181 · Synonyme de Polichinelle · texte numérisé non relu

Synonyme de Polichinelle

5. De la main de Saint-Simon, qui a mis au dos de ce billet : < M. le Duc en allemand. >A/xx. de Lenet, t. XXIV, fol. 26.

6. Uid. Billet distinct du précédent. L'allemand est écrit en caractères français.

7. Nous en jugeons d'après les allusions au P. Itier. M. le Duc paraît reprocher au fameux Cordelier sa trahison envers la Fronde.

PHILOSOPHIE A ANVKRS. 183

fort imparfait, car ce sont plutôt des lettres que des thèmes et nous n'avons ni le français du texte, ni les idées du canevas.

Ich hab eîh geschribet aber ich hab ken hantworten empfangen. Ich wes nihet wo das er commet

Der water Itbyer [der Chevalier des] ' hants wurtstea

Adresse :

An meinen goutten freintt ount chevalier des Grîmers ^

Ihr mus scraiben meinem herren vater das er einen brif hirschiket, umb den bans wurst weciagen Ich wolte gern das es balt were.

D£R VATKR ItIBR '.

Au fond, M. le Duc était aussi fort en allemand qu'en latin ; et c'est assez dire. Il savait les mots, mais ignorait Torthographe et se trouvait surtout en état de parler.

En philosophie, bien qu'entré à l'âge de treize ans et quelques mois (octobre 1656), il était relativement meilleur. Les Leiires annuelles nous le montreront ayant fait dans sa première année scolaire des progrès à paraître au-dessus de son âge ^ Au milieu des camarades admis par faveur à la Maison des Anglais dans le seul but d'exciter son émulation, il parait avoir occupé le rang le plus distingué. La soutenance de ses thèses de logique en fut la preuve la plus éclatante.

L'époque de cette joute, remise d'ordinaire à la fin des cours, fut, croyons-nous, avancée. Comme M. le Prince, rentré en campagne dès le mois de mars (1657) par la prise de Saint- Ghislain, allait de nouveau rallier ses troupes en vue d'opérations plus importantes, elle fut fixée au commencement de mai. Ainsi le père pourrait assister aux triomphes de son fils, et, après avoir cueilli lui-même les lauriers de la guerre, voir fleurir ceux de la paix au front de l'écolier. Le 4, il arrivait à Anvers avec Don Juan d'Autriche et il n'en repartit que le mardi 15. Toute la cour s'y était donné rendez-vous : on remarquait, parmi les seigneurs et les ministres, le marquis de Caracena, don Alonso de Cardenas, naguère

ambassadeur auprès du roi d'Angleterre, et le président Hovyne \

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