‹ Trois éducations princières au dix-septième siécleChapitre 105 sur 181 · Les mots entre [ 1 sont barrés dans l'autographe · texte numérisé non relu

Les mots entre [ 1 sont barrés dans l'autographe

2. Mss, de Lenety t. XXVI, fol. 246. Le sens de ce billet énigmatique paraît être : < Je vous ai écrit ; mais je n'ai pas reçu de réponse. Je ne sais d'où cela vient. Le Père Itier [le chevalier de Polichinelle]. A mon ami et chevalier des Grimers. >

3. Au revers, on lit de l'écriture de Lenet : i Deux billets de M. le Duc en allemand, soubs son gouverneur. >

Ibid — Traduction : < Vous devez écrire à Monsieur mon père qu'il envoie ici une lettre pour chasser Polichinelle. Je voudrais que ce fût bientôt. Le P. Itier. >

4. < Antverpiense collegium. — Philosophicam pala^stram cohonestavit Dux Enghianus, ex stirpe Borbonia, principis Condsi filius, annos natus nonnisi 13 et menses 3, atque hactenuseo profectu se exercuit ut aetatem superasse videatur. > Uttera annua^ 1656. Archives générales du royaume de Belgique, Ms, 973, provincia Flandro-Bel^ica,

5. Charles de Hovyne, baron de Douillen, était fils d'un magistrat de Tournai ; il naquit en cette ville, le 20 avril 1596. Après de brillantes études à l'université de Louvain, il devint avocat au Grand Conseil de Malines, puis en I638 membre du Conseil privé ; en 1653, il succéda au président Roose, comme chef- président de ce Conseil, et conserva ce poste important jusqu'à sa mort, arrivée en 1671.

184 HKNRT^ULRS DR BOURBON.

Durant neuf ou dix jours, ce ne furent que traitements et magnificences en rhonneur de Leurs Altesses '. Mais de toutes ces fêtes nulle ne dut réjouir le cœur de Condé ni flatter son orgueil paternel autant que celle du collège. Henry- Jules y fit applaudir une promptitude de réplique et une facilité d exposition qui dépassa l'attente de l'assistance* Celle-ci était toute d'élite. Auprès de M. le Prince avaient pris place Caracena, le duc d'Aerschot, les princes d'Arenberg et de Nassau et une foule de gentilshommes d'Espagne, de France et des Pays-Bas *.

Un des avantages, fruit de cette thèse si brillamment soutenue et devant si brillante compagnie, fut d'assurer au vainqueur le droit à ses compagnons d'émulation. Leur place à ses côtés, dans le cours fermé du scolasticat, lui avait été disputée toute l'année presque à l'égal d'un champ de bataille; sa glorieuse soutenance du mois de mai 1657 lui en assura la conquête. Pour faire comprendre la valeur de ce résultat, il nous faut enfin raconter la petite guerre diplomatique engagée depuis novembre 1656 entre le collège d'Anvers et l'université de Louvain.

Le dimanche, 19 novembre 1656, se tenait dans l'université de Louvain, à l'instance du doyen et de la Faculté des Arts, la première des seize assemblées extraordinaires ou réunions des députés des Facultés, occasionnées par les Jésuites d'Anvers ^ Les membres de ce conseil ou de cette Députation, comme on l'appelait, étaient alors le clarissime recteur Henri Van den Creeft J. U. D. et professeur royal, le consultîssime vice-recteur Martin Bredael, les excellentissimes doyens de Facultés, André Laurent, Antoine de Wignacourt, Antoine Ferez, Michel Ophemius, docteur en médecine, et l'éruditissime Pierre Marcelîs. Dans le conseil siégeaient en outre les cinq juges d'appel de l'université : Jacques Pontanus, docteur en théologie, Hugues Brady et Guillaume Macs, docteurs en droit civil et en droit canon, Pierre Dorlix, médecin, et Jacques Renson, licencié es droits, syndic de la Faculté des Arts et honoré de toute sa confiance ; ce dernier était destiné à jouer le principal rôle dans l'affaire. Des substituts, en cas d'empêchement, leur avaient été nommés ; c'étaient : François Van Vianen, Noël Claus, futur successeur de Van den Creeft comme recteur, Henri Van Houwelant, avocat fiscal, le docteur Michel Ophemius et Seraets, licencié en

Page 1