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Relations véritables, 8 juin

HENRTJULES DE BOURBON.

de la Falluère et Bergier, continuèrent leurs leçons avec leurs conseils \ Mais l'œuvre de son éducation publique est terminée, et comme dira solennellement de lui Bossuet, dans \ O raison funèbre àt, son père:i/ avait à son exemple glorieusement achevé le cours de ses études.

I. P, FrcMciscus Berger; P. Franciscus de la Falluère etdsunt Serenissimo duci Angàanê, Ils sont ainsi mentionnés dans le Status du collège de Bruxelles, octobre 1659, ^^'^ comine Êdsant partie du personnel enseignant, mais comme appartenant au |^oupe des aumôniers milituies qui formait la Missio castrensis. Parmi eux figure le P. François -Xavier de Fresneda, Espagnol souvent en relation avec Condé. Les Archives de Chantilly possèdent de ses lettres. {Pafùn ék Condé, série P, t. 28, fol. 31, etc.) Gourville le retrouva plus tard à Madrid et il en a tracé m curieux portrait. Mémoires^ éd. Lecestre, t. II, p. 15.

?ES fêtes publiques les plus joyeuses sont parfois de tristes pronostics. Quelques jours après le banquet du 2 juin, dans ce Bruxelles fier de posséder les représentants de tant de maisons souveraines, et confiant en celte épée de M. le Prince qui valait pour les Pays-Bas plus qu'une

^ ligne de places fortes, la panique avait envahi toutes

les âmes. Le 14 juin, Turenne gagnait sur Don Juan d'Autriche et Condé la bataille des Dunes. Les Français, unis aux CôUs-de-fer de Cromwell. avaient détruit sans retour l'armée espagnole. Le génie de Condé eût peut-être disputé la victoire ; le sot orgueil de Don Juan précipita la défaite. La route de Bruxelles était ouverte, et si Turenne eût vivement marché en avant, toute résistance eût été impuissante. II préféra s'emparer, après Dunkerque, de Bergues, Futnes, DixiTiude. Audenarde, Menin, Ypres, et ne poussa jusqu'aux portes de la capitale que le 25 octobre. La défense de la ville fut confiée au comte d'isembourg, à qui les habitants accordèrent un subside de 75.000 florins. Mais rien n'avait pu dissiper la terreur de la populaiîon. Une fois encore CciBdé 6t beaucoup à lui seul. Chef militaire, il était entamé dans sa gloire ; exilé chez des vaincus, il était perdu de ressources et d'espoir : rien ne l'ébranla '.

Par une de ces inspirations habituelles à sa grandeur d'âme, pour prouver aux Bruxellois qu'ils avaient tort de trembler et raison de se défendre, il envole au milieu d'eux, presque comme un otage, ce qu'il a de plus précieux au monde, la personne qui lui est la plus chère, son propre fils. « Ou est honnestement alarmé en cette ville, écrivait Saint- Estienne à Condé. du voisinage des ennemis ; mais l'arrivée et la présence de Mgr le Duc ont rassuré les gens et dissipé leurs craintes. Si S. A.

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