‹ Trois éducations princières au dix-septième siécleChapitre 127 sur 181 · Le duc de Longueville était mort le 1 1 mai · texte numérisé non relu

Le duc de Longueville était mort le 1 1 mai

3. Agones mathematici^ adarcem Copemicani svstemoHs expugnatam incolUgiû Claromoniatte^ Societatis Jesu. Parisiis, excudebat Ant. Vitr^ 1663. La dédicace est ainsi libellée : Rêgî êxpu^ncUori urbiun^ olim armatOy nunc fiacifico^ expu/cnatcun pacifica Victoria Coptrmcam arcem consecrat ÇAristianus Franciscus di Lamoignon^ 1663, dis i^junii. (Bib. nati Vs.)

tribunal dont les décrets, d'après lui, n'étaient pas reçus en France. Averti deux jours auparavant que l'affaire € feroit du bruit >,il avait négligé l'avis, € croyant la chose trop légère > ; toutefois, en magistrat prudent et prévoyant, il n'avait pas laissé d'ordonner à Chrétien- François de Lamoignon de s'en expliquer nettement dans ses réponses, et il lui avait dicté lui-même cette étrange déclaration : Quo argumento, ab Inquisitione petito, utuntur omnes qui répugnant Copernico^ quemadmodum factum a Gassendio ; per quod tamen nullam ego attribua auctoritateyn Inquisitioni in hoc regnOy qui sum et ero sewper libertatum Gallicarum defensor acerrimus. < Ce que le soutenant, conclut le P. Rapin dans ses Mémoires \ trouva moyen de dire et de répéter même fort à propos pour l'explication de sa thèse. > Ami du premier président, Rapin n'était guère moins gallican que lui ; mais que penser du roi et du Conseil des ministres qui, à cette occasion, donnèrent ordre à l'archevêque de Paris d'obh'ger la Sorbonne à faire un décret contre l'Inquisition ?

Si le P. Bergier conservait son rôle de mentor auprès du duc d'Enghien, il n'en était pas de même du P. de La Falluère : il s'était retiré.

Les gouverneurs avaient aussi disparu de la scène. Il n'est plus fait mention de Saint-Simon. Le comte d'Auteuil, rentré sans doute en grâce, n'est plus nommé que dans une cérémonie funèbre, le transport des restes de la duchesse de Ventadour ' de Paris en Vivarais (31 janvier 1661) 3. Il y porta gravement la queue de son apcien élève, qui

1. Le récit du P. Rapin, Mémoires^ t. III, p. 207, et la lettre du P. Bergier qui n*en avait pas encore été rapprochée, se complètent l'un par l'autre. II y avait là matière à une cuiieuse étude. D'après la Gazette^ p. 562, Ordinaire du 16 juin 1663, les thèses du second jour roulaient < sur les Questions les plus difficiles des mathématiques > ; le candidat aurait proposé € un nouveau Système du Monde, et le secret des Longitudes qui n'avait point encor esté trouvé. >

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