CattUogues. A. O
2. Le P. Jacques de La Baune, que nous ferons connaître plus complètement après l'avoir va à l'œuvre, était né à Paris le 15 avril 1647. Entré dans la Compagnie, malgré les résistances de sa famille et d'une mère qui le chérissait, le 26 septembre 1665, ^ s'était toujours recommandé, depuis cet acte d'un courage viril, par la finesse et la distinction de son esprit, la franchise et l'aménité de son caractère. Sa philosophie achevée à Paris (1667- 1669), îl Y ^vait enseigné successivement toutes les classes de la sixième à la seconde (1669-1674). Attaché au pensionnat d'abord en repassant sa philosophie (1674- 1675), P^^^ ^^ faisant sa théologie (1675-1679)^ il menait de front son service auprès des élèves et ses études au scolasticat. Son ordination sacerdotale n'eut lieu qu'en 1678- 1679. Notice nécrologique (peu sûre) et Curriculum wta.
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€ à rhôtel ; > mais, au collège, il a interrogé sur place le régent, lequel lui a assuré être content du duc de Bourbon : « Il n*a point d'escholier qui sache si bien ses petits principes. S'il étoît aussy fort sur la composition il seroit le premier de sa classe. Il faut espérer que dans trois ou quatre moys, il composera aussy bien qu'il sçait ses règles \ > Ce bulletin sommaire est un exact pronostic. En quelques lignes on y trouve dessiné le portrait anticipé de Télève tel qu'il restera jusqu'au terme de son septennat. Riche d'une heureuse mémoire, Bourbon possède la lettre de sa grammaire et il en saisit le sens. Mais s'il tient l'outil, il n'a pas la force ou l'art de le manier. Composer, c'est-à-dire actuellement faire des thèmes, lui sera toujours une peine ; il est loin d'ailleurs d'éprouver à cet exercice la même répulsion que son contemporain Monseigneur le Dauphin, voyant là le suprême malheur. Bergier du moins espère qu'il s'y mettra et tout le monde l'espérera autour de lui. Cet espoir quand même, qu'on aurait eu tort de confondre avec un désespoir fondé, fut en partie justifié dès ce premier trimestre. Les Litterœ annuœ, rédigées vers la fin de 1677, déclarent que le prince avait tant progressé l'année scolaire précédente (1676- 1677) dans la petite classe fermée, que déjà il se distingue présentement en cinquième ^
Nous sommes malheureusement à des conjectures sur la manière dont se passèrent la suite du premier semestre et le second tout entier (ianvîeraoût 1678). Les PP. Alleaume et du Rosel avaient bien affirmé, en octobre, au P. Bergier, « qu'ils ne manquoient point à informer S. A. S. (Condé) de tout ce qui regarde Mgr le duc de Bourbon ', > et, sans doute, îls ne faillirent point à leur promesse. Leurs lettres de cinquième ne sont point parvenues jusqu'à nous.
Perte amplement compensée par la correspondance de l'année scolaire 1678-79 et des suivantes, sans aucune autre lacune répétée que celle des vacances.
Ce temps de repos, le duc de Bourbon l'avait, suivant l'habitude, passé à Chantilly, et il en rapportait un état de santé florissant. Le