‹ Trois éducations princières au dix-septième siécleChapitre 146 sur 181 · Du Rosel au même, 26 février. P.C · texte numérisé non relu

Du Rosel au même, 26 février. P.C

(D'après

encore brouillé avec ses souvenirs, commet « trois gros solécismes ' ». Il ne se ressaisit qu'après les vacances de Pâques et avec le mois de mai. Du Rose) signale à celle époque une amélioration générale : études en bon état et tous les derniers thèmes « beaucoup plus corrects que les précédens ' >. Mais cette ferveur n'est pas à l'épreuve des rc froid issements.

Les fêtes de la Pentecôte (21 mai) ont détourné l'attention, on a mis imperare cupiditates \ Cependant, comme c'est Tunique grosse faute, Alleaune ne s'est point fâché, peut-être eût-îl n^ieux fait de se montrer plus mécontent. Les chaleurs de l'été étaient déjà très fortes et le travail tendait à faiblir. Dans le thème du vingt-huit mai il y eut cinq ou six solécismes*. Autre cause de ralentissement : c'est le P. AUeaume lui-même qui se met à faire sa retraite annuelle de huit jours. Bien eût pris à l'excellent religieux, de former, parmi ses résolutions, celle de pratiquer une angélique patience. Le thème du deux juin est « fort méchant... Monseigneur a mis : vtros in historia tam célébras^ et pour dire ^ ne vous laissés pas abbattre par la mauvaise fortune», ne stnas adversa fortuna te affiigeres^ >. Encore le précepteur n'en rapporte- t-il que deux à M. le Prince et il y en avait plusieurs presque de même force.

Enfin le coup de fouet des prix parvint à ranimer cette énergie morale languissante et atone dans un corps qui ne lui refusait pourtant plus le service. Les thèmes faits à la maison deviennent meilleurs que de coutume. N'est-ce là qu'un bon mouvement passager } Est-ce le point de départ d'une marche en avant régulière et soutenue ? Le précepteur craint et espère. Si l'écolier € pouvoit prendre le train de bien faire ordinairement, nous aurions beaucoup gagné. Nous n'oublions rien, Monseigneur, pour tâcher de le maintenir dans la bonne disposition où il est présentement pour sa santé et pour ses études ^ > La distribution approche de plus en plus. D'abord on a composé pour les « petits prix >, appelés encore « prix du Père préfet >, qui précèdent les « grands prix> ou ceux de fin d'année. Ainsi, sur un tout autre terrain, voit-on de nos jours, entre l'Ascension et la Pentecôte, certaines courses préparatoires consacrées par l'usage, et le Derby de Chantilly servir d'épreuve préliminaire au prix de la ville de Paris. Les présages fournis par le thème des petits prix étaient favorables. Le duc de Bourbon envoya son latin au prince de Condé. Il n'avait jamais rien fait de si exact et le P. Alleaume ne souhaitait de lui rien de meilleur pour le grand prix ^ L'ambitieux candidat se voit par avance triomphant, et si l'on doit se fier aux récits exagérés et dramatisés du P. Talon, il a déjà l'insolence de la victoire ^

Un peu plus de modestie eût mieux convenu. Le P. du Rosel, qui sait par cœur son Louis de Bourbon, se rend compte qu'en cette « grosse affaire > on ne peut pas faire fond sur une tête aussi légère. Ne lit-on pas dans un thème, le vingt et un juin, ^philosophiam studuisti'' 1^ ? Sans

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