‹ Trois éducations princières au dix-septième siécleChapitre 158 sur 181 · Bergier au même» 13 janvier i68a P. C · texte numérisé non relu

Bergier au même» 13 janvier i68a P. C

a fait des merveilles. Mgr le duc de Bourbon a déclamé très bien, mieux de la moitié que les autres foys, à ce que m'a dit le P- de La Baune, et a beaucoup surpassé le prince Camille et les autres \ > Le P. Bergier mérite ici créance ; il s'intéresse en habitué aux séances et pièces de théâtre des différentes classes ; son estime pour les < braves déclamateurs > comme le petit de Lanmary *, est l'estime d'un connaisseur et d'un critique. Le samedi 2 mars il assiste à une déclamation de la classe de troisième, donnée devant le P. de Champs, recteur du collège, le Père préfet, les PP. Alleaume et du Rosel et le gouverneur M. du Bouchet. Le duc de Bourbon dit des vers latins et des vers français. Bergier lui trouve <L très bon air > et de la grâce ^ ; mais il manifeste surtout son espérance de voir le Prince, qui aime cet exercice, s'y livrer avec le temps à la plus grande satisfaction de Condé. M. du Bouchet ne transmit aucun compliment ^ Tous les samedis de carême on devait exercer Louis de Bourbon, et c'est pour le forcer à prendre sur sa timidité que le P. Alleaume lui amena encore du public le 8 mars : < Fort joli air ;... beaucoup de grâce à parler ;... pas assez de feu^ > Le 6 avril, on le fait paraître avec les princes Camille et de Nassau, les Louvois et du Bouchage ^ acteurs les plus importants de la pièce. Il débita à ravir prose et vers, et donna des preuves d'aisance et de présence d'esprit ^ Il ne devint quand même pas un acteur distingué, tel que Condé à Bourges,

Mais, comme son grand-père, il fut lauréat dans les concours. € Le 21 de ce mois (aoust), lit-on dans la Gazette, les Jésuites de cette ville firent représenter selon la coustume une tragédie dans leur collège ^ : à la fin de laquelle on distribua les prix fondez par le Roy. Le duc de Bourbon en eut un de poésie, après avoir donné des preuves de son esprit et de son progrez dans les Lettres ^. >

L'année de troisième ne pouvait mieux finir.

Celle de seconde ne fut pas inférieure ; mais nous ne toucherons qu'aux principaux épisodes. C'était le privilège des seconds, ainsi qu'on les appelait alors, de jouer la tragédie de carnaval ; celle de la distribution

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