I. Papiers de Condé, série M, t. V, foi
i. Voir les plus amples détails sur le P. Louis Lallemand, dans l'ouvrage si souvcnl réédité : itf Vit it la doUrine spirituelle du Pire L. Lalltmand, de U Compagnie de Jésus. Paris, Michâllet,
3, Ce second recueil de thèses in-4 est beaucoup moins rare que le précédent. A-i-il existé aussi une pancarte gravée et imprimée P Nous croyons avoir reconnu à la Bibliothèque naiiotiAle, Estampes, parmi tes portraits, le frontispice qui répond aux vers latins de Dnujat : In Lvdûvtet Borhonii Ani^iennai dviis, huhc prinâpis Condiei, intra puÈertalem de Phihsopkiadisputatttis imagiitem. An. 1635. (Imprimés Yc 1346.) Il est à remarquer que les vers de Doojatont été composés, ou du moins publiés bien après coup, au plus tât en I6.t6, époque où le duc d'Enghîea devint ptmce de Condé {nnne prineipis Condaî). Ce qui n'a pas empêché M. A- Floquet, avec plus d'innaginaiion peut-être que d érudition, de décrire un 4 curieux tableau peint sur l'heure pnr l'ordre du prince Henri de Boutbun, > où < le duc d'Engbien triomphait, reconnaissable pour tous, vif, bouillant >, etc., et qu'on < devait admirer longtemps à Chantilly >. Études sur Batsuet. I.[,p.ii6 et suiv.— Le Roux de Lincy, dans ses Rechfrckes sur la bibliolhique du graatd Comdé, p,i, pousie la fantaisie plus loin ; il fait soutenir au duc d'Eaghien ses thèses de philosophie en S^bvnnt et place le tableau à Gentiity, ce qui ne l'empjche pas de se téfécer à Floquei.
PHILOSOPHIE ET DBOIT.
métaphysiques. Les assaillatUs avaient beau jeu pour choisir leur terrain et tendre des pièges au répondant. M. le Duc les réduisit à lui tresser des guirlandes et à lui apporter des couronnes. Le cercle des disputants
(U'apifs une esiatnpe de la Cakographie du Louvre.
fcompwsait de prélats et de personnages de distinction ; ^^ le Prince «ait présent, non en spectateur, mais en juge. Enghien fut superbe, soit dans l'exposition des thèses, soit dans la défense. Son triomphe surpassa toutes les attentes '.
îs et phîlosophisp stadium hoc anoo ILL"*"' Dux Eiigtiieneus (erminavii omnino
i.quem celsissimi Parenlis fEregia ergn nos volumas merebatur cl opéra in filium
sira repetebai. )sin liiicrario ciirriculoq^uanlmn nobi tj taie gène ris, tant it m îngenii
ardote, diligeniiic constaniia, omnes anieveriii. At<iiie illi cerle adores
L'Université de Bourges lui consacra un recueil de félicitations ; M. le Duc y était comparé, pour sa précoce sagesse, au jeune roi Salomon ',
Dix mois après (30 mai 1636), le P. Charlet, assistant des Jésuites de France, écrivait de Rome à M. le Prince : < Encore dois-je prier V. A. que je lui puisse tesmoïgner l'extrême joye et contantement que j'ay receu de i'honeur que m'a fait Monseig"^ le Duc d'Anguîen, de m'avoir enuoyé de ses thèses qu'il a défendues si honorablement. Elles m'ont ravi et tous ceux à qui je les ay fait voir '. >
Le duc d'Enghien n'oublia jamais ces rudes mêlées scolasliques. Près de quinze ans plus tard, un soir de janvier 1648, le vainqueur de Rocroi honorait de sa présence, au collège de Navarre, la Tentative de Jacques- Bénigne Bossuet. L'on sait qu'il eut peine à se contenir dans son rôle de simple témoin, et faillit descendre lui-même dans l'arène pour en venir aux mains avec un si digne adversaire. Cette scène, une des plus belles du grand siècle, avait eu son prologue dans les Conclusiofts de Sainte-Marie de Bourges.
Au lendemain de la dernière distribution de prix ou d'un examen final, il n'est pas rare qu'une réaction se produise. Si longtemps l'écolier, impatient du joug, a soupiré après la liberté sans entraves ! A la monotonie du règlement journalier vont succéder des semaines et des mois de vie accidentée. Au bout de la route rîante qui s'ouvre sur l'inconnu, l'horizon semble fuir et refuse d'enfermer plus longtemps dans un cercle ■ étroit rêves et aspirations. ■
Par contre-coup, ceux qui jusqu'ici ont veillé sur le jeune homme pen-fl dant son temps de collège, prennent l'alarme. Une vague inquiétude' s'empare d'eux à voir se dérober aux soins d'une tendresse ombrageuse celui auquel ils croient leur appui encore indispensable.
Les nombreux Pères qui composaient le personnel de Sainte-Marie de Bourges échappèrent-ils à cette impression .' Ne contemplèrent-ils point à travers un nuage de tristesse cet enfant de race royale, six ans l'orgueil et la joîe de la maison, qui s'éloignait pour aller, bientôt peut'V être, là où de hauts destins l'appelaient !* I
La fierté et l'espoir l'emportèrent. Le passé leur garantissait l'aveninfl Us eurent foi dans M. le Duc. Voici le témoignage des Lettres annuelles, sorte de bulletin de sortie qui résume les années d'études et prophétise la carrière de gloire. On dirait un commentaire anticipé du grand mot de Bossuet : « La piété est le tout de l'homme. >
lemoiscosque ptiitasophiœ disputaiores altulerunl : in quibus clarlssimoruin episcoporuiiietnobilium viiocum (cœtus) : nec specUiore modo sed arbllro ceUîssinno Parenie. Quœ mirilîca ejus eruditio esi, sîve cum impiif^iiaiel adversarios, sîve cum plaeiia ip;e sua propugnaret, vieil omnium et abseniium DpÎDiones et prxseniium admiratiouem. Ltltera annua, 163;.
1. Publica grululalio Acadrmia BUuricemis oh ftlicem studiorum apulytim lllustrisiimi PriKcipii Ludovid Borbonii, Enguinensium Ducis, duobus Paneg^/riaf et Dialogo inoraU, eut lilulus
Ubbe.