Raynal, t III, p
7. Mémoires, p. 425. — Lenet, qui parle quelques lignes plus haut en témoin oculaire, ne sait rien que par ouï-dire de ces vacances de Montrond.
8. Thaumas de la Thaumassière avait dit au contraire fort exactement : < Dum in Academia nostra ^us civile interpretatur, hoc ei gloriae contigit, ut serenissimo Piincipi Ludovico Borbonio firimajuris elemenia traderet. > Edmundi Merillii elogium^ ofi. cit.^ p. 69.
9. Préface de l'auteur en tdte de l'ouvrage suivant, qui doit être ràgardé comme le développement de ses leçons données à M. le Duc : Emvndi Merillii ivrisconsvlH^etcCommentarii principales (c. a. d. composés pour le prince) in libros quaivor institutionum imperialivm, instituti amto Domini 1636^ atatis auctoris 58, professianis 36, etc, Parisiis, Dvpvis, 1654. In-4. Nous n'avons eu sous les yeux que cette seconde édition, revue par Claude Mongin sur les manuscrits de Mérille ; mais on y trouve reproduite la préface de la première édition parue à Bourges en
LE GRAND GONDÉ.
partie était défavorable : devant se prendre chaque jour sur l'après-midi, elle fut parfois sacrifiée. M. le Prince, qui, de loin, avait l'œil à tout, en eut connaissance et fit retomber son blâme sur Pelletier, supérieur responsable. Le Père s'excusa : « Monseigneur, que si cette dernière faute, procédée plustôt de mon ignorance que de mon péché, mérite pénitence, je supplie V, A. de croire qu'il m'est bien aysé de la corrij^jer. et reprendre ce que M. Mérille a jusques à cette heure obmis ; aussi bien n'avoit-il pas de leçons prestes. Tout ce qu'il fait ne sont que les simples définitions et divisions des Insiituies, se promettant de les composer et mettre au nette ; ce, dit-il, en dessein de les enseigner publiquement dans les écholes l'année prochaine '. î>
Mérille jugeait plus malaisé que le P. Pelletier de rattraper le temps perdu. M. le Prince le pressa. Les lettres de Son Altesse ne troublèrent point la quiétude de l'heureux Instiiutaire. plus soucieux de son cours de rentrée que de ses répétitions de vacances. Deux jours après, le P. Pelletier en gémit : « J'ai leu les lettres de V. A. à M. Mérille lequel m'a dit luy vouloir escrire ; cependant j'ay esté d'avis de faire simplement les commandements de V. A. sans attendre, me persuadant qu'elle ne changera pas aysément de dessein '. »
En dissentiment avec le directeur des études sur la régularité des leçons, Mérille tombait d'accord avec celui-ci sur l'augmentation des heures de repos. Il entrait alors pleinement dans les sentiments du bon Père, en homme qui comprend les enfants. « Mons"" Mérille, écrit Pelletier, à la date du 22 septembre, s'est estonné qu'on déniast à ce petit Prince si obéissant, ce que V. A. auoit ordonné pour ses récréations et santé, et m'a dit que j'estois obligé d'y prendre garde, puisque personne ne s'en mesloit '. » Mérille n'en était pas tenu davantage pour quitte de ses obligations. Pelletier, à qui nous sommes tenté ici de donner tort, lui reproche de ne pas convertir son cours en fastidieuse dictée. Hors de la dictée, pas d'enseignement ! 4 Monsieur Mérille ne dicte point d'écrits à Mons"" le Duc ; il m'a dit en avoir écrit à V. A., quand je luy a (sic) leu ses lettres, et m'a adjousté qu'elle s'en devoit se fier (?) en luy. Cependant Je transcris le Compendmm qu'il en donne, qui est un ordre contenant seulement les définitions et divisions des livres, s Mérille, tout en plaignant sa peine et en gémissant de n'avoir pas à prendre la parole devant de vastes auditoires, était fier de savoir exposer oralement sa science ; ce que son enseignement y perdait peut-être en méthode, il le gagnait en clarté et en vie '.
Aussi l'on avançait. Le 7 octobre. le P. Pelletier le constate : « Nous taschons de ne point perdre de temps. Il (M. le Duc) est au 3"^ livre des