‹ Trois éducations princières au dix-septième siécleChapitre 37 sur 181 · f//tr, op. cil., p · texte numérisé non relu

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). Monlrond, 15 septembre 1635. Papiers de Condé, série M, jmrond, 17 septembre 1635. Papiers de Condê, série M, t, VI,

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Instttutes.^ Ce progrès charmait particulièrement l'actif étudîant,heureux de s'instruire et aussi d'épuiser le programme, pour se livrer plus à loisir au plaisir de la chasse. En quinze jours, il avait presque achevé ce troisième livre et était parvenu au titre de Mandata. Là-dessus, il commit, en latin, le plus innocent jeu de mots, et envoya à M. le Prince une lettre badine '.

Le maître de mathématiques du duc d'Enghien était l'habile ingénieur Sarrazin, qui, depuis plusieurs années fixé à Montrond ^ avait eu soin de « fortifier insensiblement ceste place ^. » Selon Lenet, M. le Duc < commença alors à apprendre les mathématiques. > Il faut plutôt entendre qu'il les repassa. Nous nous souvenons que, dans les thèses soutenues par Louis de Bourbon logicien en 1634, une partie était tirée de la géométrie. En ces vacances de 1635, il revit d'abord l'arithmétique, puis la géométrie. Aux premiers jours d'octobre, il en était arrivé au deuxième livre d'Euclide ^; le 22, il achevait le troisième < avec une répétition de l'arithmétique et des sinus '. »

L'histoire appartenait au P. Pelletier. Il préparait soigneusement sa classe, qui avait lieu dans la matinée et durait une heure. M. le Duc va-t-il au parc, c'est pour son professeur «grand contantement et repos, ayant par ce moyen plus de temps pour revoir l'histoire et en faire comme un abrégé pour souslager sa mémoire ^ ^ Le duc d'Enghien apprenait ainsi « l'histoire de France et la romaine ^ » Celle-ci était sans doute étudiée tantôt dans le texte original des auteurs anciens, tantôt en français ; une seule fois Pelletier parle de traduction. Les historiens romains devaient être d'ores et déjà familiers au latiniste de Sainte-Marie. Vers la fin des vacances, il arrivait au 5^ livre de la première décade de Tite- Live, avec le Florus de la version de Coeffeteau *. Coeffeteau, proclamé dans une thèse récente de Sorbonne un des fondateurs de la prose française •, perfectionnait l'écolier cicéronien dans sa langue maternelle, bientôt non moins utile pour lui que celle de Rome.

Telle était la part des exercices de l'esprit dans la vie à Montrond. Quelle était celle des exercices corporels } Nous touchons ici à une question qui faillit mettre le feu aux poudres de la petite place et divisa les représentants de M. le Prince en deux camps.

1. Essai sur la vie du grand Condé^ par le Prince L.-J. de Bourbon- Condé. Paris, 1806, in-8*, p. 252.

2. Voir aussi la Splendeur de Montrond^ où il est qualifié € mathématicien. >

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