‹ Trois éducations princières au dix-septième siécleChapitre 50 sur 181 · Histoire des princes de Gondé^ t. III, p. 565, loc, cit · texte numérisé non relu

Histoire des princes de Gondé^ t. III, p. 565, loc, cit

2. Lettre inédite, s. 1. n. d. Papiers de Condé^ t. X, fol. 247. Ici encore le parallélisme constant de sujets qui règne dans les correspondances de M. le Duc et du P. Pelleiier, nous fait adopter cette date comme probable.

3. Barbe Imbert de l'Arbaleste» épouse en premières noces de Georges Filsjean, seigneur de la Chaume, s'était remariée à Robert Y\xqX^ grand- maire de Dannemarie. Veuve une seconde fois, elle avait conservé de sa dernière union le titre sous lequel nous la connaissons. Voir, pour ce détail et quelques-uns des suivants, uninémoire publié en 1887 dans le Bulletin de la Société d^ études d*Avallon^ pp. 109-149, par P. -M. Baudoin : Ancien hôtel des princes de Condé à Avallon, Nous en avons constaté Texactitude sur les pièces originales, gracieusement mises à notre disposition à la mairie de la ville, et si bien décrites dans VInventaire analytique des e^rchives d^ Avallon^ antérieures à I7Ç0^ rédigé par M. L. Prot. Avallon, Odobé, 1882, in- 4.

Te I-B GRAND CONDlt.

dieray à luy apporter le moins d'iti commodités que je pourray '. » Cet art de se gêner soi-même pour ne point gêner autrui, Louis de Bourbon en appréciait la délicatesse, puisqu'il cherchait à le pratiquer ; mais il en expérimenta la difficulté, et le bon propos parait avoir été suivi de quelques chutes sur lesquelles le P. Pelletier fut accusé d'avoir fermé les yeux. « Monseigneur, Jaçoit que V. A. soit assez adveriie delà parfaitte santé de M. le Duc, j'ay cru pourtant en deuoir confirmer sa croyance, et l'assurer qu'il garde exactement les ccmmandemens et suit ponctuellement les enseignemens qu'elle luy donna le jour qu'il sortit de Dijon, ausquels s'il contrevenoit, je ne manquerois pas d'en donner advîs à Vostre A. pour l'assurer que je n'adhère aucunement par des lasches complaisances à ses humeurs et inclinations, comme mes haineux l'ont voulu faire croire ; faute qui ne me seroit point pardonable, que de fomenter et nourrir ses petites façons de faire ei saillies que je sçay estre messéantes à un prince et dont je l'ay tousjours aduerli auec la liberté et commandement que m'en a donné Vostre Altesse'... »

M. le Prince fut bientôt à même d'en juger par ses yeux. Condamné aux eaux de Pougues. il s'arracha à Dijon dans un moment de crise et vint les prendre au château de Mailiy, près Auxerre. Son fils l'y rejoignît. Puis le gouverneur, rappelé par les progrès des Impériaux, retourna à son poste, et M. le Duc à Avallon, pour la plus vive satisfaction du P. Pelletier, dont la sollicitude devint de tous les instants du jour et de la nuit : « Nous sommes bien joyeux que Monsieur le Duc soit icy de retour en parfaitte santé, après auoir pris les plaisirs innocents de la chasse avec Vostre Altesse... Je veu me promettre de son bon naturel un surcroît d'affection, pour les choses qu'il sçaura estre des volontés de V. A. et pour son bien,.. Monseigneur, je ne sçaurois vous dissimuler un déplaisir et une peine d'esprit que j'ay de voir Monsieur le Duc seul la nuit, à la discrétion d'un valet de chambre, et de quelques valets de garde-robbe, non que je me deffie d'euxj mais s'il arrivoit quelque accident pendant la nuit, qui le souslageroit ? Je m'estois résolu de coucher en sa garde-robbe, s'il y eût eu un matelas ou de !a paille, sans m'incomnaoder, car quelles incommodités ne sçaurois-je souffrir à vostre service qui ne contante mon affection ^ ? »

Les nombreux touristes qui excuraionnent chaque année sur les rives encaissées du Cousin sont en quête de paysages tourmentés ou de ruines pittoresques. M. le Duc y respirait le « bon air..., l'air fort bon et tempéré >, si profitable avec l'exercice à la santé du corps ; mais il était impuissant à y trouver le repos de l'esprit.

Parmi les artUctions du temps, qui fourniraient à Hiérémie sujet de nouvelles iBraentatïoos, 1r raeitleure que je puisse écrire à V, A. est lo parfeitte santé de Monsieur le Duc, leqildr tn'a donné pendant deux ou trois jours de grandes appréhensions, voyant qu'il ne mangeoit

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