‹ Trois éducations princières au dix-septième siécleChapitre 83 sur 181 · I. Lenet, Mémoires^ y partie, liv. IV · texte numérisé non relu

I. Lenet, Mémoires^ y partie, liv. IV

Quant aux compliments pompeux du général Nickel sur les études du duc d*Enghien, peut-être n'aurions-nous pas dû les faire sortir du latin ; ils semblent quelque peu exagérés dans notre langue française, amie de la discrétion, et détonnent un peu à nos oreilles modernes, déshabituées de la phraséologie des superlatifs. Les contemporains n'auront cependant jamais tenu un autre langage, et c'est un étranger, fort impartial, l'envoyé du Brandebourg, Ezéchiel Spanheim, qui, recueillant, quarante ans plus tard, le persistant souvenir des précoces et brillantes études du duc d'Enghien, rendra de lui ce témoignage dont nous avons cité les premières lignes en épigraphe : « // nest pas moins partagé des dons de V esprit que le prince son pire. (Celui-ci) prit soin de le faire cultiver et instruire dès son enfance dans tout ce qui pouvoit contribuer à le rendre habile et éclairé au delà de la portée cTun prince de sa naissance et de sa nation \ »

Le duc d'Enghien avait donc le droit de prendre les compliments de Nickel au sérieux, et leur correspondance continua. On en vînt aux petits cadeaux.

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