UNE BAGUE
Voici cette baguo d'argont ,
Cagii de son serment, Ma mère , et sur moa cœur encor
Je porte sa c.ro'w d'or !
Dans mon cercueil, auprès de moi , Mettez ces gages de sa foi !...
— Dites au prêtre de venir.
Car je me sens mourir !
[Chaiisuiis hriioniies.)
Ah! j'ai toujours aimé ces gages d'un serment, Ces dons auxquels le cœur attache un sentiment ,
Surtout une bague doimée , Qui, comme un souvenir, jusques au dernier jour, Parle encor de bonheur, de jeunesse et d'amour,
Sur une main sèche et fanée.
Tu me Tas demandé, garde cet anneau d'or ! Que sur ton doigt chéri je le retrouve encor
Au jour d'une plus douce chaîne, Quand , un prêtre arrachant ton aveu virginal , Je recevrai de toi cet anneau nuptial ,
Espoir de toute vie humaine.
Et quelque jour, mon ange , entre les cierges saints Quand tu reposeras , pâle , les yeux éteints ,
Par le même prêtre gardée, Fidèle encor, ta main sous le linceul des morts A ses yeux montrera cet anneau!... mais alors
Au ciel je t'aurai précédée !...