‹ Trois femmesChapitre 43 sur 53 · UNE BAGUE · texte numérisé non relu

UNE BAGUE

Voici cette baguo d'argont ,

Cagii de son serment, Ma mère , et sur moa cœur encor

Je porte sa c.ro'w d'or !

Dans mon cercueil, auprès de moi , Mettez ces gages de sa foi !...

— Dites au prêtre de venir.

Car je me sens mourir !

[Chaiisuiis hriioniies.)

Ah! j'ai toujours aimé ces gages d'un serment, Ces dons auxquels le cœur attache un sentiment ,

Surtout une bague doimée , Qui, comme un souvenir, jusques au dernier jour, Parle encor de bonheur, de jeunesse et d'amour,

Sur une main sèche et fanée.

Tu me Tas demandé, garde cet anneau d'or ! Que sur ton doigt chéri je le retrouve encor

Au jour d'une plus douce chaîne, Quand , un prêtre arrachant ton aveu virginal , Je recevrai de toi cet anneau nuptial ,

Espoir de toute vie humaine.

Et quelque jour, mon ange , entre les cierges saints Quand tu reposeras , pâle , les yeux éteints ,

Par le même prêtre gardée, Fidèle encor, ta main sous le linceul des morts A ses yeux montrera cet anneau!... mais alors

Au ciel je t'aurai précédée !...

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