‹ Trois inscriptions relatives à des reliques rapportées de Constantinople par des croisés allemandsChapitre 2 sur 9 · Vicence, bibl. publ., OggetH di ûulto, 1, n · texte numérisé non relu

Vicence, bibl. publ., OggetH di ûulto, 1, n

3. C'est Barbarano {Hist, eccl, di ViceuMa, p. 249) qui doane ce chiffre de c più di ducento anni » ; je n'ai aucune raison de révoquer en doute le témoignage de cet historien, qui a eu entre les mains un grand nombre de documents aujourd'hui perdus.

BBLATIVIS À DBS RBLIQUES.

ailleurs * ; et je veux aujourd'hui vous entretenir du troisième, à cause d'une inscription singulière qui est gravée sur la relique.

Je rappellerai d'abord combien sont rares les inscriptions gravées sur la matière même des reliques^ : je ne pense pas qu'on en ait signalé jusqu'ici aucune, quand cette matière était le bois de la Vraie Croix. Il est évident, en efiFet, qu'un sentiment tout naturel de respect devait empêcher les dercs ou les graveurs de profaner xle la pointe d'un outil les objets mêmes de leur vénération.

Je reviens ensuite à la reliquç : elle a été donnée, comme je l'ai dit tout à l'heure, en 1 507 ; c'est ce que prouvent, d'abord, un passage d'une lettre adressée le l®*" janvier 1 508, au médecin de l'évêque Dandolo, Lodovico Zuffato, par l'écrivain vicentin Bartolomeo Pajello ^ ; puis la pièce suivante :

1. Exwoiœ sacrs G, P., Il, 141, 154, 159; la plupart seront publiés dans le tome m de cet ouvrage.

2. Le crâne de saint Denis, à Longpont-sur- Aisne, porte une inscription grecque ; voy. Poquet, Monogr, de Longpont (1869), pp. 63, 69.

3. c Qui maximum nobis atque immortale monumentum, a et inviolabile pignus reliquit, partem haud exiguam Bomic nicœ Grucis, sacellumque sua impensa pario marmore i construendum, ac porpbyriticis, sive ex ipsa synnade col- « lucentibus polituris, incrustandum. § (Bpist, Barth, Pajelli, d. A. Magrini, Sopra la rell, délia S. Grâce di Vicenza Thiene, 1860, in-8% p. 41.)

8 TBOIS INSCRIPTIONS

c 1507, ind. X, 7. decemb., Yicentiœ, in episcopatu, rev. c in Ghristo pater dominus Petrus Dandulus, Dei et Aposc tolicse Sedis gratia episcopus Padnanns, olim Vicentinns.

« Voiens ad laudem Omnipotentis Dei, etejus sanctissimae c Grucis erigere, seu erigi, nnam capellam in ecclesia cathef drali Yicentina, cui donavit partem ligni sanctissimae a Grucis, ac fabricœ ipsius, constituit mag. et generosos c équités d. Nicolaum q. d. Simeonis de Thienis, equitem « egregium, et sapientem d. i. u. d. Hieronymum de Seledo « civ. Vicent., gubernatores et suprastantes dictœ fabricœ, « ac ipsius capell» defensores ac protectores. Insuper r. d. a episcopus consignavit d. Simoni de Portis, archidiacono « Vicentino, unam ex clavibus armarioli, in quo est dictum « lignum Grucis per ipsum donatum ; aliam vult remanere « pênes vicarium r. d. episcopi, et aliam pênes spéciales c d. deputatos ad utilia civitatis. Ex protocolis d. Sartholoc mœi q. d. Jacobi... not. etc. ^ ■

Le fragment de la Vraie Croix est assez important : il mesure 7 centimètres de haut et 4 de large d'un bout à l'autre des bras de la croix : je n'ai pu savoir s'il était pris en plein bois, ou formé de deux parties assemblées. *

Au moment de la donation, il fut enfermé dans un reliquaire d'argent doré, fait en forme de croix et haut d'un quart de bras, qui laissait voir la relique placée entre deux verres : sur le pied était gravé l'écu des Dandolo, sonmié d'une mitre et accompagné des lettres : P. D. EPVS. VIC.

{Petnis DanduluSy episcopus Vicentinns^).

Ce reliquaire subsista, sans être ouvert, jus-

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