‹ Trois légendes de mon paysChapitre 19 sur 25 · RÉFLEXIONS · texte numérisé non relu

RÉFLEXIONS

■oila comment se traitaient les nations aborigènes du Canada, avant la prédication de l’Évangile !

Marchant à tâtons dans la vie et la mort, elles allaient, se ruant les unes sur les autres, comme au milieu d’une orgie de sang.

Spectacle affreux qui navrait le cœur de nos glorieux missionnaires, et les fit se dévouer aux privations de tous les genres, au martyre enduré dans les conditions les plus épouvantables.

« O Dieu de miséricorde ! s’écriait le Père Biard, dans son style simple et naïf, n’aurez-vous point pitié de ce désastre ? Ne jetterez-vous point vos yeux de douceur sur ce pauvre désert » ?

Quelle belle race, cependant, que celle des nations sauvages du Canada !

Quelle sève et quel caractère, au milieu de cette sauvagerie !

Races hères, s’il en fut jamais, qui, aujourd’hui devant l’action énervante du commerce, comme autrefois devant le cassetête ennemi, savent mourir sans se rendre !

LE SAGAMO DU KAPSKOUK

ou

l’évangile prêché.

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