‹ Trois légendes franciscaines de l'an 1629 [microforme]Chapitre 4 sur 14 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Il ouvrit donc le livre des Psaumes et lut avec un étonnement ému :

“O Dieu, nous avons entendu de nos oreilles, nos frères nous l'ont raconté, l'oeuvre que tu as accomplie de leur temps, aux jours anciens.

“,.. Ce n'est point leur épée qui leur a conquis le pays, ce n’est par leur bras qui leur a donné la victoire; mais c’est ta droite, c’est ton bras, c'est la lumière de ta Face, parce que tu les aimais.”’ (Ps. 43).

Ces lignes admirables ne pouvaient pas, à l’heure présente, c'est-à-dire au moment où le Canada s’apprétait à solenniser le Ille centenaire de l'établissement de la foi par les Récollets, ses illustres frères, elles ne pouvaient pas ne pas être appliquées à la Nourelie-France; elles lui furent admirablement commentées d’ailleurs par le livre substanticl du Père Odoric: Les Franciscains et le Canada, qu’il avait apporté avec lui.

Et ©’ : -insi, après la méditation des versets du poème ,. .l et la lecture de quelques pages de notre beile histoire, que naquirent ces légendes. L'auteur les a écrites au cours d’une interminable traversée de dix-sept jours, sur le pont du navire, devant les vagues moutantes et ies lointains infinis, tandis qu'au-dessus de lui, dans le firmament capricieux, les vols blancs des moucttes le suivaient en se croisant comme des bénédictions.

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