RÉGION PARCOURUE
La région dont nous nous occuperons ici est la partie du vorla nd de l'Atlas comprise entre le 9me et le 11Me degré de longitude ouest de Paris et entre les parallèles de Rabat et de Marrakech, c’est-à-dire un territoire d'environ 40.000 kilomètres carrés, représentant à peu près la 12mMe partie du Maroc.
Nous y avons parcouru et levé plus de 2.000 kilomètres d’itinéraires, dont les deux tiers nouveaux, ce qui nous a permis, pour la construction de notre carte, de nous baser presque entièrement sur des observations personnelles. Pour la représentation de la région située au sud et à l’est des Diebilat, nous avons utilisé la belle carte de M. de Flotte-Roquevaire et l’itinéraire de M. Th. Fischer, en transportant d’ailleurs toute cette contrée d’une trentaine de kilomètres à l’ouest, ce qui était indispensable pour la rattacher à nos itinéraires au nord du Morbêa et pour corriger
l'erreur d’'Ali Bey el Abassi et de Washington, qui placaient Marrakech à 9° 56 O. de Paris, erreur propagée depuis un siècle par les géographes, signalée enfin par le comte de Castries, puis prouvée par les déterminations du capitaine Larras et confirmée par les observations astronomiques du capitaine Fawcett.
Pour ne pas encombrer notre carte, nous n’y avons fait figurer que la route suivie pendant nos trois mois de campagne. Nos autres itinéraires ont été représentés à part. Pour la même raison nous n'y avons mis que les villes, les kasbas et les zâouias importantes visitées par nous-même et quelques autres dont le gisement semble assez exactement établi, négligeant les zZâouias moins importantes, les douars. les souks et les innombrables Kkoubbhas dont le .pays est semé. Par contre nous nous sommes attaché à représenter l’orographie et l’hydrographie de la région aussi exactement qu'il nous a été possible de le faire. |
Le texte n’est que le commentaire de notre carte, suivi de notes sur la géologie, le climat, -la flore, la faune et la population.
La petite carte hypsométrique se base sur une centaine d’altitudes, dont nous avons relevé la majeure partie à l’aide d’un anéroïde et d’un thermomètre ordinaires. Un quart environ de ces altitudes a été em-
prunté à la carte hypsométrique du Maroc de M. de Flotte-Roquevaire et à l'ouvrage de M. Fischer. Une dizaine d’autres, ne reposant que sur l'estimation, ont
été mises entre parenthèses.
CG ÜM onto
—M° El Khukfe