‹ Trois observations de tumeurs cancéreuses du seinChapitre 3 sur 6 · Même état · texte numérisé non relu

Même état

24. Levée du premier appareil; plaie soigneusement débarrassée des grumeaux de colophane qui s’y trouvent ; bandelettes de diaehylon changées de place; un tampon dans l’aisselle; arrosement avec l’eau froide comme précédemment.

25. Nuit calme. Une ligature inférieure se détache. L’inflammation est bornée au bord des piqûres d’épingle et des solutions de continuité. Epingles de la suture entortillée enlevées ; réunion des parties quelles affrontaient. La suppuration s’établit convenablement. Bandelettes soigneusement changées de place ; plaie débarrassée de nouveau des grumeaux de colophane qui restaient.

20-28. Trois nouvelles ligatures se détachent. Le sommeil est paisible toutes les nuits; pouls à 90. L’arrosement avec l’eau froide n’a plus lieu toutes les dix minutes, mais seulement d’heure en heure.

29. On cesse l’arrosement. La dernière ligature s’est détachée. La sunpu-

ration est, remarquable par des grumeaux purulents, disséminés sous forme de petits grains et de pellicules. On fait mâcher une côtelette avec défense d’en avaler les morceaux. La malade est fort, triste, parce qu’elle redoute extrêmement le neuvième jour après l’opération, qu’elle s’imagine être funeste pour les opérés.

30. Plaie lavée avec l’infusion de feuilles de noyer ; charpie du pansement imbibée delà même eau. Suppuration abondante. Bandeieites changées de place comme les jours précédents. La malade est toujours triste et préoccupée, malgré tous les encouragements qu’on lui prodigue.

31. Dévoiement pendant la journée; plaie douloureuse. On recommence à l’arroser d’eau froide toutes les fois que les douleurs sont plus vives. (Bouillon, potages.)

l‘r août. Nuit calme. La plaie se rétrécit beaucoup; la peau de l’aisselle est recollée. Inquiétudes dissipées. La malade mange un peu de poisson frit.

2. La plaie est large d’un travers de doigt et longue d’un dé< imètre environ. 200 grammes de vin de Bordeaux eu remplacement du vin de Bagnols ; une côtelette.

3. Nuit calme; état général très-bon. Le régime est tous les jours changé selon le goût de la malade.

5. 11 n’y a plus que deux bandelettes de diachylon, qui sont changées de place à chaque pansement. La plaie est vermeille, d’un bel aspect.

14. Bandelettes supprimées ; plaie lavée avec de l’eau blanche ; suppuration séreuse, jaunâtre, au lieu d’être grumeleuse comme précédemment. Pansement avec une lamelle de caoutchouc pour obtenir une cicatrice plane et régulière.

Ce pansement, continué pendant huit jours, laisse une dépression sur la cicatrice déjà existante. La suppuration augmente;. la plaie reste stationnaire. On revient au linge cératé recouvert de charpie.

26. 11 reste seulement deux petites plaies vermeilles, de 2 et 3 centimètres d’étendue en longueur, d’un demi-centimètre de largeur, séparées par une belle cicatrice.

l,r septembre. Plaies entièrement cicatrisées après trois cautérisations au nitrate d’argent pour affaisser les bourgeons charnus. La cicatrice est régulière et mobile sur les parois thoraciques. La malade est guérie.

1er novembre. La cicatrice s’est éraillée dans l’étendue de 2 centimètres, dans sa partie supérieure, mais l’aisselle est tout à fait libre. La petite plaie n’a point un mauvais aspect.

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