‹ Trois pièces tirées des romans et précédées chacune d'une préface de Emile ZolaChapitre 112 sur 239 · LA FALOT SE · texte numérisé non relu

LA FALOT SE

Très chic! Et je tiens mon titre : la Mouche d'or.

STELXER, à Philippe.

Vous, monsieur, je vous mènerai chez Nana demain... Le soir, vous serez à ses pieds, et vous baiserez ses pantoufles.

PHILIPPE, riant.

Je ne crois pas, monsieur.

LE MARQUIS

Vous avez peut-être raison, mais que vous êtes peu Parisien! Ces choses-là se disent plus légèrement, du bout des lèvres.

MUFFAT, très grave, à Philippe.

Et moi, je vous assure que vous avez parlé comme on doit le faire. (Bas au marquis.) Ah! cette passion abominable, ne l'arracherai-je pas de ma chair!

LE MARQUIS, bas.

Prenez garde!... C'est un peu ma faute, je le confesse. J'ai cédé à une curiosité de vieux pécheur en vous menant quêter chez le diable. Mais pouvais-je prévoir que vous si sage, si prudent... Voyons, au nom du bonheur de votre femme, jurez-moi de ne pas retourner chez cette fille, de ne jamais chercher à la revoir.

MUFFAT, bas, avec effort.

Je vous le jure.

LE MARQUIS

Merci.

PHILIPPE

Ces dames n'arrivent pas. Voulez-vous que nous redescendions à leur rencontre?

LE MARQUIS

C'est cela... v Muffao Vous venez, n'est-ce pas? ils sortent

STEINER

Adieu! messieurs, (a La Faioise.) Qu'as-tu fait de Nana?

LA FALOISE.

Moi. rien du tout... Ah! voici notre monde!

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