‹ Trois pièces tirées des romans et précédées chacune d'une préface de Emile ZolaChapitre 141 sur 239 · SCENE YI · texte numérisé non relu

SCENE YI

ZOÉ, puis MADAME LERAT

ZOÉ, seule.

Pauvre homme ! En voilà un qui est facile à mettre dedans! Je ne pouvais pourtant pas lui dire que le premier monsieur de Madame, c'est le marquis, son beau-père... Parti tout à fait! il me fait rire! Je suis sûre qu'il va bat-

tre Paris pour trouver les cinquante mille francs. Ah ! les hommes, à cet âge-là surtout!... Voyons ce que devient

madame Maloir. (Elle entrouvre la porte du cabinet.) Elle dort

comme une souche. Je parie qu'elle ne s'éveillera pas

avant le dllier... (Se retournant et apercevant madame Lerat qui

entre.) Tiens, madame Lerat!

MADAME LERAT

Que se passe-t-il donc? Je n'ai pas rencontré un seul domestique.

ZOÉ, tranquillement.

Oui, il y a eu un attrapage entre Joseph et Madame. Gomme Madame ne veut pas les payer, les domestiques jouent aux cartes, dans la cuisine... Mais vous avez l'air tout retourné.

MADAME LERAT

C'est Louiset. Il est encore malade, cet enfant. Quand je l'ai vu si rouge, j'ai fait venir le médecin ; et le médecin a parlé de la petite vérole.

ZOÉ

La petite vérole, bon Dieu!... Ne dites pas ça tout d'un coup à Madame. Laissez-moi le lui apprendre en douceur. Lemieux seraitqu'elle nevous vîtpas maintenant. ..Tenez

vite, Vuici le gTOS Steiner. (Elle l'entraîne, et toutes deux disparaissent par la porte de dégagement.)

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