‹ Trois pièces tirées des romans et précédées chacune d'une préface de Emile ZolaChapitre 143 sur 239 · STE1NER, LA FALOISE · texte numérisé non relu

STE1NER, LA FALOISE

LA FALOISE, entrant.

Il n'y a donc personne?... Tiens ! Steiner! J'étais sûr de vous rencontrer. C'est votre heure... Moi, je viens chercher des détails sur la fête de Nana, pour une chronique... A propos, et votre pari?

STEINER

Mon pari, il va très bien.

LA FALOISE.

Ah ! bah!... Contez-moi donc ça. Je ferai une note, en ne mettant que les initiales.

STEIXER. brusquement.

La Faloise, un conseil... Tu aimes une femme, tu la trouves endormie dans son cabinet de toilette... Qu'est-ce que tu fais?

LA FALOISE.

Je la réveille et je lui peins ma flamme.

STEINER

Est-il bien nécessaire de la réveiller?

LA FALOISE.

C'est selon... Quand on est Régence, on ne réveille pas.

STEINER

Alors. Soyons Régence... (Baissant la voix, très égrillard.)

Nana est là, endormie.

LA FALOISE. incrédule.

Vous êtes sûr?

STEINER

Parbleu! Atout ta l'heure, mon bon. Je suis enchanté que tu suis là, parce que tu pourras témoigner, ce soir, aux Artichauts... (Tirant sa montre.) Tu vois, trois heures

Vingt-deUX. Il entre en vainqueur dans le cabinet.!

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