SCÈNE X
LA FALOISE, STEINER, NANA, puis ZOÉ
STEINER, après un silence, sans voir Nana.
J'ai été giflé !
NANA
Mes compliments, mon cher.
STEINER, stupéfait.
Nana !Nana î... (Regardant le cabinet.) Mais, alors qui donc?
(Zoé sort du cabinet.) Zoé !
ZOÉ, à Nana.
Que Madame ne s'inquiète pas. Cette pauvre madame Maloir est partie.
STEINER
Où ça, madame Maloir?
Elle était là, sur la chaise longue, en train de digérer.
Là dedans?
STEINER
ZOE.
Oui, là dedans... Le repos lui a fait beaucoup de bien.
Le repos
STEINER
ZOÉ
Oui, elle s'est jetée dans mes bras en pleurant, puis elle a pris l'omnibus.
STEINER, hors de lai.
C'était la mère Maloir! Ah! tonnerre et sang! cette fois, j'en ai assez !... J'aurai donné des campagnes, couché sur des billards, pris des bains de siège dans des rivières, arrivé bon dernier aux courses, et tout cela pour être giflé par madame Maloir!... Vous riez, vous trouvez ça drôle... (a La Faioise.) Toi, je te déshérite... (a Nana.) Adieu , vous ! J'en ai plein le dos, des cocottes !
(Il sort rageusement.)
NANA. 303