MOURET
Pourquoi ? i Madame Josserand s'arrête derrière eux et écoute.
TRUBLOT.
La mère vous guette, la fille vous sucre...
OCTAVE, l'interrompant.
Ah î çà, est-ce que vous me croyez assez niais pour jie pas voir clair?
MADAME J03SERAXD.
Hein !
OCTAVE
Apprenez, mon bon, que nous n'épousons pas, à Marseille. (Tous deux continuent à ricaner et à causer tout bas. en remontant derrière le piano.)
MADAME JOSSERAND, tombant assise sur le canapé.
Manqué ! et c'est le cinquième !
BERTUE, qui arrive avec la tasse et se dirige vers Octave.
11 est brûlant.
MADAME JOSSERAND, l'arrêtant.
Chut !... (a demi-voix.) A Marseille, ils n'épousent pas !
AUGUSTE, soupirant de douleur derrière elle.
Hâ ! flâ ! (Effrayée, madame Josserand se lève, passe a droite eu eu- H-ainant Berthe, puis paraît frappée d'une inspiration, quand elle x*econnaît Auguste.)
MADAME JOSSERAND, avec un geste énergique.
Porte cette tasse à monsieur Vabre.
BERTHE
Comment î c'est encore changé ?
MADAME JOSSERAND
Rappelle-toi mes leçons d'hier, et sois aimable!
OCTAVE, bas à Trublot.
Je vais tâcher d'esquiver la tasse, (il entre dans la salie à
manger.)
TRUBLOT, à part.
Moi, je file à la Cuisine. [Il sort par l'antichambre.;
MADAME JOSSERAND, au fond, avec un regard sur Berthe et sur Auguste.
il faut les laisser Seuls... 'Sur le seuil de la salle à manger, avant d'en fermer la porte.) Je veille.