‹ Trois pièces tirées des romans et précédées chacune d'une préface de Emile ZolaChapitre 190 sur 239 · MOURET · texte numérisé non relu

MOURET

Pourquoi ? i Madame Josserand s'arrête derrière eux et écoute.

TRUBLOT.

La mère vous guette, la fille vous sucre...

OCTAVE, l'interrompant.

Ah î çà, est-ce que vous me croyez assez niais pour jie pas voir clair?

MADAME J03SERAXD.

Hein !

OCTAVE

Apprenez, mon bon, que nous n'épousons pas, à Marseille. (Tous deux continuent à ricaner et à causer tout bas. en remontant derrière le piano.)

MADAME JOSSERAND, tombant assise sur le canapé.

Manqué ! et c'est le cinquième !

BERTUE, qui arrive avec la tasse et se dirige vers Octave.

11 est brûlant.

MADAME JOSSERAND, l'arrêtant.

Chut !... (a demi-voix.) A Marseille, ils n'épousent pas !

AUGUSTE, soupirant de douleur derrière elle.

Hâ ! flâ ! (Effrayée, madame Josserand se lève, passe a droite eu eu- H-ainant Berthe, puis paraît frappée d'une inspiration, quand elle x*econnaît Auguste.)

MADAME JOSSERAND, avec un geste énergique.

Porte cette tasse à monsieur Vabre.

BERTHE

Comment î c'est encore changé ?

MADAME JOSSERAND

Rappelle-toi mes leçons d'hier, et sois aimable!

OCTAVE, bas à Trublot.

Je vais tâcher d'esquiver la tasse, (il entre dans la salie à

manger.)

TRUBLOT, à part.

Moi, je file à la Cuisine. [Il sort par l'antichambre.;

MADAME JOSSERAND, au fond, avec un regard sur Berthe et sur Auguste.

il faut les laisser Seuls... 'Sur le seuil de la salle à manger, avant d'en fermer la porte.) Je veille.

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