‹ Trois pièces tirées des romans et précédées chacune d'une préface de Emile ZolaChapitre 201 sur 239 · SCÈNE IV LES MÊMES, moins RACHEL · texte numérisé non relu

SCÈNE IV LES MÊMES, moins RACHEL

BERTHE, assise à la caisse, à part.

Oh! misère! ne pas avoir deux cents francs à moi, pour fermer la bouche à cette fille !

OCTAVE, haut, aux commis.

Messieurs, faites le déplié. Il est l'heure... (Bas. après sétre approché de Berthe., Madame, je sais que je n'ai encore aucun titre à votre amitié.

BERTHE, surprise.

(Jue voulez-vous dire?

Bien malgré moi, je viens d'entendre... Ne croyez pas, je vous en prie, à une curiosité mauvaise. Je vous vois si tourmentée parfois, je suis si désireux de vous être utile à quelque chose !

ilti TROIS PIECES.

BERTHE

Chacun a ses peines.

OCTAVE

Si j'osais pourtant, si vous vouliez bien me permettre...

BERTHE

Quoi donc?

OCTAVE

Vous rembourseriez tout de suite cette bonne.

BERTHE

Comment! c'est cet argent que vous offrez de me donner?

OCTALE.

Oh! prêter, madame, prêter!

BERTHE

Pour qui me prenez-vous, monsieur Mouret? Et que penserait-on, si j'avais la faiblesse d'accepter?... Totre offre est très blessante.

OCTAVE

De grâce, pardonnez-moi! Mon dévouement seul est coupable... (Avec insistance. Vraiment, vous refusez l'aide d'un ami?

Absolument... Je crois à votre bonne intention, je suis très touchée. Mais n'insistez pas davantage.

OCTAVE

J'obéis, madame... Sachez seulement que vous avez près de vous quelqu'un dont vous pouvez disposer à

toute heure. Il s'incline et recule. Au même moment, Hortense entre par la porte du vestibule.)

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