SCÈNE IV LES MÊMES, moins RACHEL
BERTHE, assise à la caisse, à part.
Oh! misère! ne pas avoir deux cents francs à moi, pour fermer la bouche à cette fille !
OCTAVE, haut, aux commis.
Messieurs, faites le déplié. Il est l'heure... (Bas. après sétre approché de Berthe., Madame, je sais que je n'ai encore aucun titre à votre amitié.
BERTHE, surprise.
(Jue voulez-vous dire?
Bien malgré moi, je viens d'entendre... Ne croyez pas, je vous en prie, à une curiosité mauvaise. Je vous vois si tourmentée parfois, je suis si désireux de vous être utile à quelque chose !
ilti TROIS PIECES.
BERTHE
Chacun a ses peines.
OCTAVE
Si j'osais pourtant, si vous vouliez bien me permettre...
BERTHE
Quoi donc?
OCTAVE
Vous rembourseriez tout de suite cette bonne.
BERTHE
Comment! c'est cet argent que vous offrez de me donner?
OCTALE.
Oh! prêter, madame, prêter!
BERTHE
Pour qui me prenez-vous, monsieur Mouret? Et que penserait-on, si j'avais la faiblesse d'accepter?... Totre offre est très blessante.
OCTAVE
De grâce, pardonnez-moi! Mon dévouement seul est coupable... (Avec insistance. Vraiment, vous refusez l'aide d'un ami?
Absolument... Je crois à votre bonne intention, je suis très touchée. Mais n'insistez pas davantage.
OCTAVE
J'obéis, madame... Sachez seulement que vous avez près de vous quelqu'un dont vous pouvez disposer à
toute heure. Il s'incline et recule. Au même moment, Hortense entre par la porte du vestibule.)