‹ Trois pièces tirées des romans et précédées chacune d'une préface de Emile ZolaChapitre 22 sur 239 · SCENE Y · texte numérisé non relu

SCENE Y

OUVRIERS et OUVRIÈRES, COUPEAU, puis MES-BOTTES

COUPEAU, entrant.

Elle m'a promis de revenir... Il faut absolument que je lui parle. Ça ne peut plus durer comme ça... Je l'aime trop.

MES-BOTTES, chantant, un peu allumé.

Le soleil d'automne Dore nos coteaux.

Allons, ma mignonne, Ouvre tes rideaux.

COUPEAU, à part, enrayé.

Bon ! voilà Mes-Bottesî

MES-BOTTES

Tiens] cet aristo de Cadet-Cassis! Un monsieur qui fume du papier et qui a du linge!... Tu veux donc épater ta connaissance!

COUPEAU

Ah ! tu sais ... Laisse-moi tranquille !

MES-BOTTES

Ne nous fâchons pas... Viens, je paye une tournée.

COUPEAU

Non, je vais au chantier.

MES-BOTTES

Merci! excusez! plus que ça de genre !... Ah bien ! moi. s'ils me veulent à la baraque aujourd'hui, le contre-maître peut venir me chercher... Entre donc, je paye une tournée.

COUPEAU

Non!

MES-BOTTES

En v'ià un serin!... Malheur! ça se croit bon ouvrier et ça tremble devant un verre de cric! (Gervaise paraît , uu

grand panier de blanchisseuse au 1

COUPEAU. à part.

Gervaise!

MES-BOTTES

Au revoir. Cadet-Cassis... C'est égal, c'est pas chouette de refuser à un ami. (il aperçoit Gervaise.) Ah! bon!... Ah!

bien . Il se dirige vers l'Assommoir en chantant.)

Ce nid, ce doux mystère.

Que vous guettez d'en bas, C'est l'espoir du printemps.

C'est l'amour d'une mère...

.rvaise.) Bonjour, madame. (Reprenant le chant.)

Entants, n'y touchez pas!

(Il entre à l'Assommoir.)

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