SCENE Y
OUVRIERS et OUVRIÈRES, COUPEAU, puis MES-BOTTES
COUPEAU, entrant.
Elle m'a promis de revenir... Il faut absolument que je lui parle. Ça ne peut plus durer comme ça... Je l'aime trop.
MES-BOTTES, chantant, un peu allumé.
Le soleil d'automne Dore nos coteaux.
Allons, ma mignonne, Ouvre tes rideaux.
COUPEAU, à part, enrayé.
Bon ! voilà Mes-Bottesî
MES-BOTTES
Tiens] cet aristo de Cadet-Cassis! Un monsieur qui fume du papier et qui a du linge!... Tu veux donc épater ta connaissance!
COUPEAU
Ah ! tu sais ... Laisse-moi tranquille !
MES-BOTTES
Ne nous fâchons pas... Viens, je paye une tournée.
COUPEAU
Non, je vais au chantier.
MES-BOTTES
Merci! excusez! plus que ça de genre !... Ah bien ! moi. s'ils me veulent à la baraque aujourd'hui, le contre-maître peut venir me chercher... Entre donc, je paye une tournée.
COUPEAU
Non!
MES-BOTTES
En v'ià un serin!... Malheur! ça se croit bon ouvrier et ça tremble devant un verre de cric! (Gervaise paraît , uu
grand panier de blanchisseuse au 1
COUPEAU. à part.
Gervaise!
MES-BOTTES
Au revoir. Cadet-Cassis... C'est égal, c'est pas chouette de refuser à un ami. (il aperçoit Gervaise.) Ah! bon!... Ah!
bien . Il se dirige vers l'Assommoir en chantant.)
Ce nid, ce doux mystère.
Que vous guettez d'en bas, C'est l'espoir du printemps.
C'est l'amour d'une mère...
.rvaise.) Bonjour, madame. (Reprenant le chant.)
Entants, n'y touchez pas!
(Il entre à l'Assommoir.)