‹ Trois pièces tirées des romans et précédées chacune d'une préface de Emile ZolaChapitre 232 sur 239 · BERTHE. HORTENSE · texte numérisé non relu

BERTHE. HORTENSE

BERTHE, sombre.

Pourquoi suis-je revenue ici?... Ah! sans mon père, comme je serais loin ! (Elle se levé.)

HORTENSE, le suivant.

Il faut rester, toi... Écoute, Berthe, j'hésite depuis hier ; mais, au dernier moment, je préfère te dire tout.

bertiie. Quoi donc?

nORTENSE.

Moi aussi, je vais causer un grand chagrin à notre père.

BERTHE

Toi?

HORTENSE

Quand il rentrera, il trouvera une lettre dans sa chambre... Reste aujourd'hui au moins, pour le consoler.

BERTIIE, effrayée.

Tu quittes la maison?

1I0RTENSE.

Celui que tu sais part dans une heure. Je l'accompagne... Je ne puis faire autrement.

BERTHE

Oh! malheureuse, réfléchis ! (Elle veut la retenir.) IIOBTENSE, se dégageant.

Il est trop tard... Adieu! (Eiie sort.)

BERTHE

Hortense, par pitié!... (Redescendant et tombant sur une chaise.)

Que lui dire? Est-ce que je peux parler, moi! Est-ce que j'ai le droit d'empêcher sa fuite? Et puis, si elle est perdue, la douleur en serait-elle moins forte pour notre père... Ah! misérables que nous sommes! (Elle pleure, josse-

rand entre en chancelant. Brusquement, elle se retourne et laperçoit.)

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