‹ Trois pièces tirées des romans et précédées chacune d'une préface de Emile ZolaChapitre 5 sur 239 · LES MÊMES, COUPEAU · texte numérisé non relu

LES MÊMES, COUPEAU

COUPEAU, passant la tête à travers la porte.

Peut-on entrer?

Tiens! c'est monsieur Coupeau, le zingueur.

GERVAISE

Entrez donc, monsieur Coupeau.

COUPEAU

Je ne vous dérange pas, ma voisine... En descendant l'escalier, pour me rendre au travail, j'ai vu votre clé sur la porte. Alors, je me suis dit : J'vas souhaiter le bonjour aux voisins, en ami... Hein! ça pique, ce matin !

MADAME BOCHE

N'est-ce pas? C'est ce que je disais à madame Lantier.

Fermez donc votre fenêtre, (a Coupeau.) Et qu'y a-t-il de nouveau dans le quartier?

COUPEAU

Ma foi, vous vous adressez bien mal! Je vas dès le matin chez mon patron, j'en reviens le soir, quand ma journée est finie. Puis, après avoir soupe, je me couche, et en voilà jusqu'au lendemain.

GERYAISE.

C'est vrai, monsieur Coupeau. Vous êtes un bon ouvrier, vous! Vous travaillez.

COUPEAU

Dame! on a des bras, c'est pour s'en servir! L'ouvrage ne me fait pas peur, je n'engendre pas la mélancolie et je n'ai guère le temps de m'ennuyer.

MADAME BOCIIE.

C'est comme moi ! Mais je m'attarde. . . A tout à l'heure, madame Lantier... Votre servante, monsieur Coupeau.

Elle sort.)

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