LES MÊMES. MADAME BOCHE
NANA
Tiens ! madame Boche !
MADAME BOCHE, à Gervaise.
Oui, c'est moi... Tous n'avez pas oublié que nous sommes le huit. Et je rends ma petite visite aux locataires... Je viens de chez les Lorilleux. En voilà qui sont exacts! ils payent rubis sur l'ongle... Je vous apporto vos quittances.
GERVAISE
Mes quittances...
MADAME BOCnE.
Dame! vous devez deux termes, et vous savez que le propriétaire ne plaisante pas. Il m'a dit que, si vous ne payiez pas aujourd'hui même, il serait forcé de vous cxpi:\".ei\
GERVAISE
Je n'ai pas de travail, Coupeau est à l'hôpital.
MADAME BOCHE
C'est ce que je lui ai dit. Mais, que voulez-vous? il faut bien que l'argent rentre. Il vous mettra à la porte.
GERVAISE
Et bien ! il nous mettra à la porte. Nous ne serons pas plus mal dans la rue qu'ici.
NANA
Laisse donc, maman ! Les propriétaires, ça menace
tOUJOUrS... Là, Voilà qui est fait! (Elle va se regarder dans le
morceau de glace.) Très chic !... Je vais jusqu'au boulevard extérieur.
MADAME BOCHE, bas.
Dis donc, Nana ? qu'est-ce que c'est que ce vieux monsieur qui est venu te demander ?
NANA, bas.
Chut! n'en parlez pas à maman... (Haut.) A tout à l'heure. (Elle sort.)