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nant un de ces bains forcés qu'ils ne goutèrent que médiocrement.
La rivière n’a pas de profondeur inquié-
tante, et, tant bien que mal, nos naufragés se
virent bientôt rendus sur le rivage opposé, où l’on eut rien de plus pressé que de se lais-
ser sècher au grand”soleil de juillet. En
ôtant sa soutane, le père missionnaire constata avec assez de regret que frois pistoles avaient glissé de so g'ousset dans la rivière ; c'était une perte plus pour les pauvres que pour le missionnaire lui-même qui ne possède rien.
Si le père y avait perdu ses érois pisloles, la rivière y gagna son nom qui lui fut conservé dans la suite. L'Histoire ne dit pas en quelle année cela se passait. *
Monsieur Lemoine dans son “ A/bum du Tounste ” est plus explicite et voici ce qu'il nous raconte : |
Vers 1700, un pêcheur normand s'établit sur la plage de la rivière des Trois-Pistoles ; un jour, arrive sur la rive Liaie un chas-
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‘““ Combien pour me traverser ? ” dit ce dernier.
Trois ypistoles, seigneur, répliqua le pécheur, qui était aussi le batelier de l'endroit.
Quel est le nom de cette rivière ?
Elle n’a pas de nom ; on la baptisera plus tard.
Eh ! bien, nommez-la Trois-Pistoles.
‘ Telle est la tradition dans ma famille depuis plus d'un siècle ”, me disait un résident de l'endroit, M. D’Amour, sur l’origine de ce nom.
Cette histoire d'occasion tombe d’ellemême devant les faits. Rien de brutal comme une date-parfois! Et M. Lemoine aurait pu lui-même contester l'exactitude de ce récit pour la bonne raison qu'en 1700, il y avait des colons aux Trois-Pistoles : la famille de Jean Rioux et de plus (M. Lemoine le dit sui-même au bas de la page) la concession de la seigneurie ‘de larivière des Trois-Pistoles”” eut lieu en 1687. Donc, en 1700, il étaitimpossible à n'importe quel batelier d'ignorer
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le nom de la rivière qu’il avait charge de faire traverser aux piétons, puisque treize ans auparavant elle était connue et désignée sous le nom de rivière des Trois-Pistoles.
Avouons en passant que charger trois
| pistoles pour traverser un voyageur d’une
rive à l’autre de la rivière, était un peu exorbitant, car trois pistoles représentent six
piastres environ de notre monnaie,
* Nous aimons mieux croire que M. D’A-
mour a voulu faire cette histoire à plaisir car il n'était pas sans savoir qu'en 1700, les colons étaient bel et bien les colons de la seigneurie des Trois-Pistoles, et que parmi ces colons se trouvait une famille D'Amour probablement de ses ancêtres.
Il est une autre version qui a aussi ses partisans. Ils ne sont pas nombreux, mais ils méritent considération ; leurs idées doivent trouver place ici, quand ce ne serait.
qu'à titre de renseignement.
On raconte le naufrage dun navire sur les battures, au largé, en face de la rivière : qui se jette vis-à-vis le bout d'en haut de