‹ Trois prédicateurs sous la croix au dix-huitième siècleChapitre 2 sur 31 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

suffisent. C'est alors que ranimosité de la cour et du clergé s'acharne contre eux avec une force nouvelle. À mesure qu'on a moins de religion, on persécute davantage; et, dans le court espace de deux ans, trois prédicateurs de l'Evangile tombent entre les mains de leurs ennemis.

Ces tristes temps sont-ils passés pour toujours? Qui aurait assez de confiance dans la sagesse et la justice des peuples pour l'affirmer? Nous célébrons, cette année, le troisième centenaire de l'édit de Nantes. Cette liberté de conscience et de culte, que le roi Henri IV octroyait à ses sujets de l'Eglise réformée, est-elle solidement enracinée dans notre pays? Après tant de secousses qu'elle a subies, n'est-elle pas menacée encore? Il n'est pas inutile de rappeler à nos compatriotes trop oublieux ce que les protestants français ont souffert pour l'établir et de faire revivre devant les fils dégénérés la fidélité des ancêtres. Je ne connais pas., au milieu des tristesses de l'heure présente, de spectacle plus réconfortant.

Bien des collaborateurs m'ont aidé de leurs communications et de leurs conseils. Il y aurait de l'ingratitude à ne pas mentionner, en particulier, MM. Vielles, Charles Pradel, Ferdinand Teissier, J. Bec. Je dois un souvenir particulièrement reconnaissant à un ancien et cher condisciple, M, Théophile Devèze, qui, après avoir exercé un fidèle ministère dans le Gard, est mort juge de paix à Lunel. C'est lui qui a bien voulu, dans le temps, compulser à mon intention le dossier de Béné.zet (Archives départementales de l'Hérault, fonds de l'ancienne intendance, C. 232), où j'ai puisé les principaux éléments de sa biographie.

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