XXYI PRÉFACE DU TRADUCTEUR
Cet incident n'empêcha nullement M. le comte de Beust de me témoigner les sentiments de bienveillance auxquels il m'avait habitué. En dépit de ce qu'il m'avait écrit au sujet de mes sollicitations antérieures concernant la communication de certains chapitres de ses Mémoires, je le priai quelque temps après de bien vouloir disposer en faveur d'un recueil, le Beau Danube bleu, qu'un de mes amis venait de créer à Vienne, de quelques pièces devers « n'importe lesquelles, ajoutai-je, qui se trouveraient sous sa main dans les tiroirs de son secrétaire. >
Immédiatement M. de Beust me répondit.
(Traduction de l'allemand.)
« Altenberg, 2 février.
« Vous ne trouveriez ce que vous cherchez, honoré
» Monsieur, ni sur mon secrétaire ni dedans. Il est vrai
» que j'ai composé[souvent des petites pièces de vers de cir-
» constance — par exemple dernièrement pour le quatre-
» vingtième anniversaire de M. de Schmerling ' ; mais
» rien de plus. A Londres, j'ai cependant rimé quelques
» chansons que j'ai mises en musique ; madame Gueymard
» en a chanté une. C'étaient des souvenirs personnels, et
» ils m'ont attiré de mauvaises plaisanteries de la part
» des journaux viennois, Vestigia terrenus, chat échaudé
» craint l'eau froide. (En français dans l'original.)
1. L'ancien ministre d'État autrichien, de 1861 à 1865, aujourd'hui prisiùemt de la C*ur de Cassation.