‹ Trois quarts de siècle (volume 2)Chapitre 17 sur 71 · PREFACE DU TRADUCTEUR XXVII · texte numérisé non relu

PREFACE DU TRADUCTEUR XXVII

» Sans doute je serais en bonne compagnie bien que le » fait que vous figuriez sous un pseudonyme ne soit pas » bien encourageant. Je comprends d'autant moins votre » incognito que votre nouvelle ' vous fait honneur à tous » égards.

» Ayez l'obligeance de m'excuser auprès du Beau Da- » nube bleu. » Ma dernière valse est à votre disposition, » mais je crains qu'elle ne soit trop longue.

» Croyez à toute mon estime,

» Signé : Beust. »

Depuis la lettre de Gastein, il n'avait plus été question des Mémoires et quant à moi je m'étais conformé au désir exprimé par M. de Beust en m'abstenant de traiter ce sujet.

Pendant l'hiver de 1883 à 1886, je fis un séjour prolongé à Vienne. Ayant annoncé mon arrivée à M. le comte de Beust, celui-ci m'écrivit d'Altenberg qu'il était très souffrant, que son médecin lui avait ordonné un repos absolu et prescrit de fermer sa porte à tout visiteur. Il ajoutait qu'il m'écrirait dès que cette double consigne serait levée. Le jour même où je recevais cette lettre, les journaux de Vienne annonçaient que l'état de l'ex-chancelier, souffrant d'une fluxion, s'était aggravé au point qu'il avait fallu appeler en consultation deux professeurs de la faculté viennoise.

1. J'avais en effet signé d'un nom d'emprunt une petite fantaisie humoristique dans le recueil en question. J'obtins dans la suite une demi-douzaine de petites poésies de M. de Beust qui parurent dans le « Beau Danube bleu * peu de temps avant la mort de l'auteur.

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