PRÉFACE DU TRADUCTEUR XXIX
» Je fais suivre quelques mots. Le train de 4 h. 35 me- » surerait le temps trop juste. Je vous prie de prendre » le train de 3 h. 2o, vous serez ici à i h. 1/2, nous dine- » rons à 5 h. 1/2 et vous rentrerez à 7 h. 1/2.
» Je dois vous faire remarquer que le train de 7 h. 1/2 » ne part pas de Greifenstein mais d'une station plus » éloignée (Woïdern). Par conséquent ne prenez pas de » billet aller et retour, mais vous aurez l'avantage de » tomber sur un train express qui vous déposera à » Vienne à 8 h. 3. Ayez la bonté de tenir compte de tout, » cela. Vous trouverez ma voiture à Greifenstein. »
Je suivis toutes ces indications minutieuses données avec tant d'obligeance.
Pendant les quatre heures que dura ma visite à Altcnberg, on causa de toute sorte de choses, sauf des Mémoires, quant à moi je ne me croyais plus autorisé à aborder le sujet, et M. de Beust n'y tomba pas. Au dîner seulement, je ne sais comment, il en fut question un instant. « Vous avez compris, me dit M. de Beust, que j'ai été obligé à? vous écrire comme je l'ai fait. » Je m'inclinai et l'entretien prit un autre tour. Je revis encore une fois M. le comte de Beust dans le courant du printemps de 1886. Comme tous les jours, à une heure de l'aprèsrnidi on relevait la garde montante au palais impérial. La musique du régiment exécutait le concert de rigueur au pied de la statue de l'empereur François dans la cour intérieure du burg. Ce spectacle attire toujours une foule compacte com-