PRÉFACE DU TRADUCTEUR XXXI
Elle résultera aussi de la lecture attentive de ces mémoires, qu'aidé de collaborateurs laborieux et distingués je présente au public français. J'ai dû quelquefois m'inspirer plutôt de l'esprit que de la lettre du texte allemand, mais je ne crains pas de dire que M. de Beust, qui avait un sentiment si vif et si profond de la littérature française, aurait été le premier à autoriser ces libertés de traduction qui ne sont pas des trahisons. Il eut également, j'en suis persuadé, approuvé l'élaguement de certaines notes et mémorandum sur des affaires exclusivement germaniques qui, pour le lecteur allemand, ont la valeur de documents historiques, mais qui auraient ralenti chez le lecteur français l'intérêt qu'il prendra au récit varié et mouvementé de l'auteur *.
F. Kohn-Abrest.
(Paul d'Abrest.)