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CHAPITRE III

Paris. — Munich. — Londres.

Au commencement de 1838 je fus envoyé de Berlin à Paris, j'y restai jusqu'en 1841.

Déjà sous le second empire, Paris n'était plus du tout le Paris que j'ai connu il y a quarante-sept ans. Les chemins de fer n'avaient pas encore changé à son désavantage la physionomie de la capitale. Il n'y avait alors que très peu d'étrangers, tous à peu près figuraient dans la catégorie des distingués; aujourd'hui les « non parisiens » y affluent de la province et de l'é-

tranger.

A l'époque dont je parle, il y avait au théâtre des places avec de la place pour s'asseoir et se retourner, au restaurant chaque convive trouvait pour lui seul une table de dimension convenable tan dis qu'aujourd'hui les clients sont nourris par fournées. Mais la .différence qui saute aux yeux dessimplestouristes est plus sensible pour celui qui a eu ses entrées dans la société parisienne.

Certes, aujourd'hui comme jadis, il y a des hommes éminents, des femmes aimables, mais les usages se sont modifiés, il n'y a plus les principaux éléments d'attractions de la vie parisienne d'autrefois, les salons et les dîners en petit comité. Partout règne à présent le genre anglais. On dine très tard, ce qui vous empoche d'aller au spectacle : on reste longtemps à la campagne, de façon que la société vous manque alors qu'elle est le plus vivement désirée, on reste en ville très avant dans la saison chaude; on étouffe dans les salons éclairés et bondés de monde (en Angleterre au moins on ouvre les fenêtres, à Paris on les tient hermétiquement closes); enfin il n'y a plus que des dîners de 24 couverts au moins et des grands raouts. Dans Panci3n Paris on dînait à six ou à huit et la conversation était générale. Un salon n'était pas un simple lieu de récaption où les visiteurs S3 relayaient l'un après l'autre rapidement. C'était le point de réunion régulier d'un cercle intime sous les auspices d'une dame douée des qualités nécessaires pour tenir son emploi. Pour être admis dans ce cercle il fallait plus qu'une simple présentation, et comme à table pendant le dîner, la conversation y était générale, au coin du feu. Des dames d'un certain âge qui n'allaient plus dans le monde recevaient tous les jours dans « l'avant-soirée » et l'on était sur de trouver chez chacune d'elles quelque personnage marquant.

On rencontrait M. de Mole chez la comtesse de Castellane, M. Pasquier chez la comtesse de Boigne, M. Guizot chez la princesse de Lieven; aujourd'hui il n'y a rien de tout cela.

Néanmoins j'ai été le premier à sentir et je suis le premier

à le proclamer que Paris est aujourd'hui encore le séjour le plus agréable du monde et c'est un crève-cœur d'être obligé de le quitter. Mais j'ai pu juger quelle école de bel air et de bel esprit était le Paris d'autrefois.

A l'époque où j'étais attaché à la légation, il était d'usage de loger et de nourrir le secrétaire à l'ambassade. Cette coutume ne tenait pas compte assez des susceptibilités personnelles et elle est tombée en désuétude. Quant à moi, j'ai eu la chance de m'entendre à merveille avec les deux chefs que j'ai eus et avec leurs familles. Aussi je n'ai eu qu'à me louer de l'intimité quotidienne de nos relations. A Berlin, l'ambassadeur était M. le général de Minkwitz qui avait été mon supérieur comme ministre des affaires étrangères; à Paris, j'étais sous les ordres de M. le conseiller secret de Kônneritz ; tous deux avaient su se créer une excellente position et j'en profitai. M. de Kônneritz surtout, était très bien vu à Paris où il représenta longtemps le royaume de Saxe. Je ne me doutais pas que son plus jeune fils, un garçonnet de quelques années, serait un jour mon gendre et ferait un excellent ministre des finances.

En général je n'ai pas eu à me plaindre. A deux reprises je fus chargé de l'intérim de la légation et s'il ne pouvait guère être question de négociations entre la France et la Saxe, le poste que j'occupai me permit d'approcher de deux ministres dont les noms sont historiques : Guizot et Thiers. M. Guizot avait remplacé M. Thiers en 1840. En présence de la coalition européenne, le roi Louis-Philippe mit en pratique la double alternative que Gambetta imposa plus tard au maréchal de Mac-

Mahon. Seulement tandis que le roi se soumettait, M. Thiers se démettait. On chantait alors en Allemagne le fameux lied:

« Ils ne l'auront pas le libre Rhin allemand. »

et M. Thiers conduisait une campagne très ardente, presque chauvine, dont l'issue fut malheureuse, mais dont le point de départ, la question égyptienne, n'était pas aussi mal choisi qu'on l'a prétendu. La Russie voulait une Turquie faible et vassale, mais si à Londres et à Vienne on désirait au contraire une Turquie indépendante, il aurait fallu laisser les choses suivre leur cours et Mehemet-Ali s'emparer de Constantinople pour y établir un gouvernement fort.

L'agitation politique était très vive à Paris, on ressentait profondément l'humiliation que l'on s'était attirée. M. Guizot en arrivant au pouvoir n'était pas précisément sur un lit de roses. Plus d'une fois j'entendis dire « il n'en a pas pour trois semaines. » Ces trois semaines durèrent sept ans. J'y pensai souvent, plus tard lorsque je fus également appelé à prendre le pouvoir pendant une période très agitée en Saxe. On me prévint que j'en aurais pour quinze jours. Et ces quinze jours durèrent non pas sept mais dix-sept ans. Les événements de France à cette époque ne laissaient pas d'être fort extraordinaires. Il fallait fortifier Paris parce que les Turcs et les Egyptiens se battaient en Asie. Sans attendre le vote des chambres, M. Thiers eut l'audace de faire rogner le bois de Boulogne. Mais le plus étonnant, ce fut que le ministère de la paix ayant succédé au cabinet

de la guerre, fit exécuter les fortifications et oLtint de la Cham bre des sommes énormes pour faire construire des ouvrages et. en plus, une enceinte continue afin que l'on n'allât pas dire (iue les forts devaient servir uniquement à bombarder la capitale en cas d'émeute.

M. Guizot, très intègre personnellement, avait en matière de gouvernement des principes très larges. J'ai recueilli de sa propre bouche ces mots dits d'un ton sarcastique : « Aujourd'hui nous avons gagné cinq convictions. »

Plus tard je l'ai revu deux fois. D'abord à Londres, en 1848, lorsqu'il y débarqua fugitif. Il prédit alors avec beaucoup d'assurance une chose dont précisément le contraire est arrivé; il prétendait que l'assemblée nationale serait Texutoire de tous les éléments anarchiques du pays. Je le retrouvai encore peu de temps avant sa mort à Paris, en 1873. Le comte de Paris était également venu le voir. En m'apercevant, le prince s'écria : « Voici deux protestants, anciens premiers ministres de deux grands pays catholiques. »

Pendant mon séjour à Paris, il se passa des événements considérables; entre autres la grande émeute de mai 1839. 11 s'en fallut d'un cheveu que je fusse tué à coups de fusil. Poussé par la curiosité, oubliant le sage dicton allemand : « N'applique pas ton esprit à ce qui ne regarde pas tes fonctions, » je m'étais faufilé entre les émeutiers et la troupe. J'assistai au procès de Barbes et de Blanqui à la cour des pairs devant laquelle je retrouvai l'année suivante Louis-Xapoléon après l'attentat de Boulogne.

A la fin de 1841 j'obtins mon premier poste indépendant, celui de chargé d'affaires à Munich.

Je ne saurais terminer le récit de mon premier séjour à Paris sans dire quelques mots de la cour. La famille d'Orléans, ses ennemis même lui rendront cette justice, a su toujours déployer beaucoup d'affabilité et de bonne grâce dans ses relations personnelles et elle n'est jamais restée à court de procédés. C'est ainsi que, malgré ma position modeste, je fus invité avant mon départ au repas de la famille royale à Saint-Gloud. Le roi présidait ces diners d'une façon tout à fait bourgeoise, il tenait à découper lui-même, mais il s'entendait mieux à trancher les difficultés que les viandes et son manque d'adresse fut cause d'un petit malheur qui heureusement n'eut pas de suites. Lorsqu'on me présenta un plat de jambon, je pris une tranche à laquelle adhérait une deuxième qui tomba dans les plis de la robe que portait la reine. Fort heureusement je ne perdis pas la tète; lorsque la reine, qui ne s'était aperçue de rien, tourna la tète de l'autre côté, je m'emparai hardiment du corps du délit que je fis disparaître dans 1.2S profondeurs de mon habit.

Lorsque j'exprimai à la reine Amélie tout le regret que j'éprouvais de quitter Paris, elle me dit: « Eh bien ! vous allez voir que vous finirez votre carrière à Paris. » Cette prophétie s'est accomplie à la lettre.

A Munich je trouvai du travail. 11 ne s'agissait plus d'observer ou d'intervenir en faveur de compatriotes. Le raccordement des chemins de fer entre la Bavière et la Saxe me donna beaucoup de besogne. Le traité concernant le railway de Nu-

remberg à Leipzig était déjà conclu, mais la chambre bavaroise mettait beaucoup d'obstacles à son exécution. Plus tard il me fallut assurer la ligne de Bamberg-Aschaffenbourg qui intéressait beaucoup la Saxe. Il n'en était pas ainsi de la ligne Nureniberg-Wurzbourg construite quelques années après.

Mon séjour à Munich a coïncidé avec la fin du règne de Louis 1er. C'était, malgré ses bizarreries, un prince dont la haute valeur intellectuelle et l'énergie ne sauraient être contestées. L'affaire de Lola Montés1 se produisit peu de temps après mon départ.

Sans cet épisode Louis Ier n'aurait pas abdiqué, et, étant encore roi de Bavière en 18i8.il aurait certainement été élu empereur « Teuton » par l'assemblée nationale de Francfort sur] le-Mein. Je suis persuadé qu'il n'aurait pas refusé cette couronne, et l'histoire aurait eu à enregistrer un épisode de peu de durée sans doute, mais excessivement curieux.

Le régime clérical était alors à son apogée en Bavière; à la chambre nul orateur n'était capable de se mesurer avec le principaldéfenseur de ce système,le ministre Abel. Le nonce dupape, Mgr Viale Prela, fut plus tard cardinal et nonce à Vienne où il

1. Lola Montés, danseuse espagnole, aussi célèbre par son talent que par sa beauté et ses excentricités, captiva complètement le cœur de Louis Ier, ce roi artiste, le digne et fantasque grand-père de l'infortunée victime du lac de Staliremberg. La liaison du souverain avec la danseuse fut vue de très mauvais œil par la population de Munich que les façons hautaines et turbulentes de la favorite achevèrent d'exaspérer. Lola ayant levé la cravache sur un officier, il y eut une véritable émeute ; on demanda à grands cris, l'exil de la danseuse. Plutôt que d'y consentir Louis ;Ier préféra abdiquer et entrer dans la vie privée. 11 vécut dans une profonde retraite jusqu'en 1868. [F. K.-A.)

négocia avec le cardinal Rauscher le concordat autrichien. La vie offre des rencontres et des coïncidences bien singulières !

J'ai entretenu d'excellents rapports avec ce nonce qui ressemblait beaucoup à Mgr Czaki que j'ai connu plus tard à Paris. Mon prédécesseur suivant en cela l'exemple de l'ambassadeur de Prusse, se mêlait beaucoup trop des affaires des protestants bavarois. Cette immixtion, loin de leur servir, les exposait à de nouvelles vexations. On leur faisait sentir combien on était de mauvaise humeur contre leurs protecteurs. Quant à moi, je fus d'avis qu'il fallait m'abstenir de toute immixtion tant que je n'aurais pas des ordres de mon gouvernement: or je n'en reçus pas. Cette attitude me valut l'amitié du ministre Abel et mon gouvernement en profita dans l'affaire des chemins de fer. La bienveillance du nonce me rendit un grand service personnel. ,1'épousai à Munich la fille de feu le général baron de Jordan. Le général avait été protestant, mais ses enfants furent élevés dans la religion catholique qui était celle de leur mère née comtesse Sandizell. Ma fiancée était par conséquent catholique et moi j'étais protestant. Aucun prêtre n'aurait consenti à célébrer le mariage si nous ne nous étions engagés par écrit à élever nos enfants dans le culte catholique. Je me refusai à cette concession, mais je fis valoir que le mariage pouvait être célébré d'une façon valable au temple protestant puisque l'église catholique reconnaissait elle-même le mariage protestant comme un sacrement inattaquable en défendant aux catholiques d'épouser des protestants divorcés. Mon éminent ami le nonce approuva ma manière de voir qui, grâce à lui, fut acceptée par la

plupart des parents de ma future. Le mariage fut donc célébré au temple en présence de nos deux témoins protestants et d'une quarantaine de catholiques1. Et c'est moi qui ai du vingt ans plus tard, en Autriche, porter le coup de grâce au concordat, à l'œuvre que Mgr Prela regardait comme le couronnement de sa carrière. 11 ne vécut pas assaz pour être témoin de mon ingratitude.

En 1816, je fus nommé minisire-résident à Londres. L'Angleterre est le pays où s'est écoulée la plus longue partie de ma carrière diplomatique. J'y fus pendant deux ans ministre de Saxe et pendant sept ans ambassadeur d'Autriche-Hongrie: dans l'intervalle j'y allai comme représentant de la Confédération germanique et chargé d'autres missions. Aussi je considère la Grande-Bretagne comme une seconde patrie. Chaque fois que je me donne la satisfaction d'aller voir mes amis anglais, mon cœur se dilate à l'aspect des côtes de Douvres. Je suis sur que bien d'autres partagent mes sentiments. Est-ce l'hospitalité magnifique que l'on trouve là-bas, est-ce la fidélité aux attachements, je ne sais, mais l'on se sent attiré et retenu en dépit de la monotonie de l'existence et de l'absence de plaisirs. Pendant

1. Mademoiselle de Jordan était alors une des plus belles personnes de Munich. Le roi Louis Ier qui avait créé au musée une galerie dite des « beautés <> donna l'ordre d'y placer le portrait de la femme du ministre de Saxe et il y figure encore aujourd'hui. J'ai eu l'honneur d'être présenté à Madame de Beust quaranle ans après son mariage; elle vivait très retirée au château d'Allemberg qu'elle n'avait pas quitté pendant les ambassades de son mari en Angleterre et en France. Madame de Beust était fort simple, très affable, et faisait beaucoup de bien dans le pays. Elle est morte quelques jours à peine après le décès de l'ancien chancelier, succombant à une maladie qui l'a tenue au lit pendant une année environ. (F. K.-A.)

ma première mission à Londres, deux personnages très considérables vivaient encore, le duc de Wellington et Sir Robert Peel. J'eus la chance à Londres comme à Paris d'assister à des événements importants, d'abord à la victoire de Robert Peel: la suppression des droits sur les blés, ensuite à sa défaite: le rejet du bill de coercition pour l'Irlande.

J'eus aussi un autre bonheur, celui de négocier le premier traité consacrant la propriété littéraire. Cette convention complétait un arrangement conclu entre la Saxe et la Prusse afin de protéger les éditeurs de Lci;;sig. Après la conclusion du traité pour la propriété littéraire, je fus chargé d'une négociation d'un autre genre qui paraîtra fort singulière à nos lecteurs. Le port d'une lettre qui coûte aujourd'hui 25 centimes, était alors de Saxe en Angleterre ou vice versa de 1 fr. 25 centimes. L'administration des postes saxonne touchait le quart de cette somme, soit 31 centimes '/2. L'Angleterre voulait réduire le tarif, la Saxe déclara qu'elle n'y voyait pas d'inconvénients, à la condition de toucher comme par le passé 31 centimes 1/2 par lettre. Il fallut du temps et des efforts pour aplanir les difficultés.

J'eus l'occasion pendant mon séjour à Londres de suivre un mouvement prononcé en faveur de l'unité allemande telle qu'elle a été proclamée en 18i8. Ce mouvement venait de très haut. Les instigateurs principaux furent le baron Stokmar, l'ami du prince Albert (dont il est fort question dans l'ouvrage The life of the Prince consort), mon collègue de Prusse, le célèbre chevalier de Bunsen et le frère putatif de la reine Victoria, le prince Leiningen (président du ministère allemand en 1848.)

Tous gravitaient autour du prince Albert. Le mouvement était, d'essence prussienne avec une tendance anti-autrichienne des plus prononcées. J'ai toujours remarqué que les gouvernements des petits états allemands et les membres des familles médiatisées étaient tous très partisans d'une Confédération sous la férule de la Prusse. On a prétendu souvent que la cause de cette attitude était ledésir de réduire le rôle des états moyens et de mettre les royaumes de Bavière, de Saxe, etc. au même niveau que les petits duchés. Ce n'était peut-être pas le motif principal, mais il a certainement contribué pour quelque chose à familiariser certaines couches avec la réorganisation de l'Allemagne conformément aux vues de la Prusse.

J'insérerai volontiers dans ces souvenirs des petits faits de nature à amuser le lecteur. On m'a souvent fait un grief de trop écrire. Ce n'est donc pas pour me vanter que je constate que j'avais l'habitude d'adresser des rapports fréquents non seulement sur les questions politiques mais aussi sur les affaires d'administration intérieure des pays où j'étais accrédité. C'est ainsi que j'expédiai un jour un assez long travail sur le système scolaire en Angleterre. Deux de mes collègues allemands qui avaient lu ce travail chez moi me demandèrent la permission d'en prendre copie. Je n'y vis aucun inconvénient. Et, au bout de quelque temps, mes collègues me firent l'aveu qu'ils avaient reçu de leurs ministres des remerciements pour leur excellent et judicieux rapport sur les écoles anglaises. Quant à moi je ne reçus rien du tout de Dresde.

Mon collègue de Suède était un excellent camarade, mais

écrire des dépèches était son moindre défaut. On voit qu'il ne me ressemblait guère. Il prenait volontiers connaissance de mes rapports et il y puisait largement. Il en agit ainsi lorsque peu de temps après février 18i8 la question du Sleswig fut soulevée. Naturellement je défendais dans mes dépêches le point de vue allemand, tandis que la Suède avait complètement épousé la cause du Danemark. Voici qu'un matin mon collègue suédois m'arrive tout effaré : « Vous m'avez mis dans un joli pétrin, me dit-il. Mon ministre vient de m'écrire pour me demander si j'étais devenu fou. »

La fin de 1847 me rappelle un incident digne d'être noté. Le prince Louis-Napoléon, évadé de Ham, était arrivé en Angleterre en même temps que moi. Ii s'efforçait vainement de pénétrer dans le monde aristocratique. Justement on venait de créer le Coventry Club dans le local occupé aujourd'hui par le Club de Saint-James à Piccadily. Tandis que les anciens cercles Travciler's et Athenœum pratiquaient la plus large hospitalité à l'égard des visiteurs, mais ne recevaient que des Anglais comme membres, le Coventry Club accueillait les étrangers et surtout les membres du corps diplomatique comme membres payants. Louis-Napoléon présenta aussi sa candidature au Coventry Club: mais le chargé d'affaires de France s'y prit si bien que le prince fut blackboulé. Un an plus tard, jour pour jour, il obtenait plus de G millions de voix.

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